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RENCONTRE – Les réponses du président de la République Andry Rajoelina aux questions d’actualité
Andry Rajoelina a accueilli le gotha de la presse à Iavoloha ce vendredi pour la cérémonie des vœux de la presse au président à l’occasion du Nouvel an. Dans le cadre de cette rencontre, les journalistes ont interrogé le président sur ses projets face aux nombreux défis et aux problèmes de la nation. Téléphérique, approvisionnement en eau et électricité, réseaux sociaux, trafics d’or ou encore Covid-19 et bien d’autres sujets encore ont été abordés. Morceaux choisis.
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EXECUTIF- Rajoelina peu emballé pour un remaniement, les gouverneurs à évaluer durant le premier trimestre de 2022
Antananarivo, 7 Janvier, 14h30 – Les ministres peuvent souffler, les gouverneurs, un peu moins. Le président Andry Rajoelina affiche son peu d’empressement à retoucher le gouvernement. « Ce n’est pas une solution de remplacer souvent les ministres (…) Cela n’apporte pas le développement », déclare-t-il lors de la présentation des vœux de la presse au couple présidentiel, ce vendredi au Palais d’Iavoloha.
Le chef de l’Etat ne se montre pourtant pas catégorique sur la question. « Il faudra quand même remplacer ceux qui n’arrivent pas à assurer leur mission », nuance-t-il, rappelant que le dernier remaniement remonte au mois d’août 2021.
Andry Rajoelina laisse entendre un autre discours pour le sort des gouverneurs. « Il y a des gouverneurs qui font leur travail », indique-t-il avant d’assurer qu’« il y aura forcément une évaluation durant le premier trimestre ». Les premiers gouverneurs avaient été nommés en Septembre 2019, en remplacement des chefs de région par intérim.
Le président de la République avait promis une évaluation des ministres six mois après la formation du gouvernement Christian Ntsay en janvier 2019. Il avait fixé un « contrat d’un an » avec les membres de l’équipe du Premier ministre. En tout, il y avait quatre remaniements depuis l’élection d’Andry Rajoelina à la tête de l’Etat. -

ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres décide de supprimer une quinzaine d’organismes rattachés aux institutions ou aux ministères et d’affecter leurs agents vers d’autres services
Antananarivo, 7 Janvier, 10h40 – L’Etat prône l’austérité. 15 organismes rattachés, soit à la présidence, soit au bureau du Premier ministre, soit aux ministères, sont supprimés dans un souci de « maîtriser et de réduire les subventions » qui sont allouées à ces services. La décision a été prise lors du Conseil des ministres de mercredi, et concerne huit institutions et ministères.
En supprimant ces services, les autorités entendent « améliorer les dépenses publiques qui doivent être consacrées à des tâches concrètes en faveur de la population ». D’ailleurs, le travail effectué par les organismes rattachés supprimés n’a « pas tellement d’impacts visibles sur le quotidien de la population », explique le Conseil des ministres. Celui-ci ajoute que « la plupart de leurs tâches peuvent en plus être effectuées par des ministères ». Les agents et les biens de ces organismes rattachés seront d’ailleurs transférés vers d’autres ministères.
La liste des organismes rattachés et leurs anciens institutions et départements de rattachements :
Présidence : Office de transmission militaire de l’Etat (OTME) dont le personnel ainsi que les biens et équipements seront transférés au ministère de la Défense nationale,
Bureau du Premier ministre : Secrétariat technique permanent pour la coordination de l’aide (STPCA), Centre de formation pour le développement de Madagascar (CFDM), Comité interministériel de lutte contre la contrefaçon et le marché illicite des médicaments (CILCMIM),
Ministère de l’Economie et des finances : Centre de recherche et d’appui à l’analyse économique de Madagascar (Créam)
Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation : Institut national du commerce et de la concurrence (INCC), Institut malgache de l’innovation (IMI), Société industrielle pour le développement du machinisme agricole (Sidema),
Ministère de l’Environnement et du développement durable : Observateur national de l’environnement et du secteur forestier (ONESF), Association nationale d’actions environnementales (Anae), Service d’appui à la gestion de l’environnement (Sage),
Ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Institut national de formation (Infor), Centre national de formation professionnelle artisanale et rurale (CNFPAR),
Le Centre d’études et de formation multimédia (Cefom) et le Centre national d’enseignement de la musique et de la danse (CNEMD), rattachés au ministère de la Communication et de la culture seront également supprimés, mais leur suppression doit encore attendre l’entrée en fonction de l’Académie nationale de la culture (Anac).
L’Autorité de régulation du secteur postal (ARSP) et l’Institut national de digitalisation des postes (INSP) qui étaient en cours de mise en place auprès du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications ne seront finalement pas créés. -

MIGRATION – La région du Boeny envisage d’aménager 117ha de terrain à mettre à disposition des migrants du Sud de Madagascar
Antananarivo, 7 Janvier, 6h25 – Les migrants venant du Sud de Madagascar pourront s’installer dans la région du Boeny. Le gouvernorat et ses partenaires sont en train de mettre en place un projet en vue d’accueillir ces personnes déplacées. Un terrain de 117 ha sera mis à leur disposition pour qu’ils puissent l’exploiter. Celui-ci servira à planter des arbres fruitiers, du maïs, du manioc et des légumes, indique un communiqué du gouvernorat de la région Boeny ce jeudi.
Les migrants obtiendront des formations données par des formateurs professionnels pour qu’ils puissent cultiver ce qu’ils consommeront. Selon Mokhtar Salim Andriatomanga, gouverneur de la région, le projet doit démarrer en cette période de pluies.
Cependant, pour pouvoir bénéficier du projet, les déplacés devront venir dans la région munis de tous leurs papiers, tels que la carte d’identité nationale (CIN) ainsi qu’une attestation de déménagement, précise le gouvernorat du Boeny. Ils doivent également être inscrits auprès du fokontany dans lequel ils habitent.
Le déplacement des habitants du Sud vers le Nord devient de plus en plus problématique compte tenu de la pression que les migrants font sur les aires protégées. Or, la migration a été amplifiée avec la crise de la Covid-19 et l’importance de la sécheresse de ces dernières années.Photo : Gouvernorat de la région de Boeny





