Catégorie : À la une
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ENTREPRISE PUBLIQUE – Le règlement de trois mois d’arriérés de salaires pour les employés de la Secren et la nomination imminente de son nouveau DG annoncés
Antananarivo, 16 janvier, 11h10 – L’État avait acté le règlement de trois mois d’arriérés de salaires au titre de l’année 2021 pour les employés de la Société d’études, de construction et de réparation navale (Secren). En collaboration avec le ministère de l’Économie et des finances, le déblocage des fonds sera effectif dès ce mois de janvier. C’est le ministre de l’Industrie et du développement de secteur privé, Andriniaina Rasoarahona, qui avait fait part de cette disposition, durant l’émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, mercredi.La régularisation de la situation salariale de ces agents constitue la phase initiale d’un processus de normalisation au sein de cette entreprise publique. Sous la pression des employés, l’ancien directeur général de la Secren a fini par démissionner. La direction générale de cette société est actuellement assurée par intérim.Mais cette période d’intérim est strictement circonscrite dans le temps, selon les explications du ministre Andriniaina Rasoarahona. La mise en place d’une nouvelle direction qui proposera un plan de redressement d’ici à la fin du premier trimestre de cette année fixeront définitivement les perspectives d’avenir pour la Secren.Ainsi, le renouvellement de la gouvernance de la Secren est annoncé, avec la nomination imminente de son nouveau Directeur Général. Celui-ci aura pour mission prioritaire de restaurer la solidité historique de l’entreprise. Ce futur dirigeant aura par ailleurs à soumettre un plan de redressement détaillé. Et la validation de cette trajectoire conditionnera l’allocation des ressources financières et matérielles par l’État, poursuit le ministre de l’Industrie.Ce membre du Gouvernement indique qu’une politique de restructuration des entreprises publiques est actuellement en vigueur, conformément aux engagements du Président de la refondation de la République. Et qu’après un examen approfondi et un diagnostic institutionnel mené par le Gouvernement, il est apparu impératif d’initier une réforme structurelle de la Secren.Par ailleurs, une Commission dédiée au redressement de la compagnie est déjà mise en place. “Bien que la situation financière et structurelle de la Secren soit critique, une revitalisation pérenne est envisageable par l’instauration d’une gouvernance rationalisée et optimisée”, soutient le ministre Andriniaina Rasoarahona.Photo : PRRM -

TRANSPORT MARITIME – Le directeur des relations internationales de la présidence de la Refondation nommé à la direction générale de la Société du port autonome de Toamasina
La direction générale de la Société du port autonome de Toamasina (SPAT) n’est pas restée longtemps vacante. Le Conseil des ministres de jeudi nomme Heritiana Anicet Randriambahoaka, directeur des relations internationales de la présidence de la Refondation, pour succéder à Christian Eddy Avellin en tant que directeur général. Pour le remplacer à Iavoloha, la réunion hebdomadaire de l’Exécutif désigne Lalaina Josie Brigitte Raharimboahangy qui avait été jusque-là directrice des affaires juridiques, consulaires et du contentieux au ministère des Affaires étrangères.Selon son profil LinkedIn, Heritiana Anicet Randriambahoaka avait longtemps travaillé pour le secteur privé, notamment dans le secteur bancaire puis dans les télécommunications avant de rejoindre l’administration publique en novembre 2025. Diplômé en économie de l’Université d’Antananarivo, il est également titulaire d’un master en business administration de l’Université Trois Rivières du Québec. -

COOPERATION – Le Colonel Michaël Randrianirina évoque la possibilité d’implantation d’une usine chinoise de fabrication d’armes à Madagascar
Antananarivo, 15 Janvier, 17h30 – Une coopération militaire envisagée entre l’Armée malgache et une société chinoise. Le colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation, rapporte la signature d’une collaboration entre l’Armée et une société chinoise de fabrication d’armes en marge de la Semaine du développement durable à laquelle il a assisté à Abu Dhabi mardi et mercredi. “Si cette collaboration se poursuit, une usine de fabrication d’armes pourrait être implantée chez nous”, précise-t-il ce jeudi matin à l’aéroport d’Ivato, à son retour du Sommet.
La coopération malgacho-chinoise en matière de défense et de la sécurité n’est pas récente et semble donc se poursuivre. La Chine apporte des appuis aux Forces armées malgaches, à travers des formations, la rénovation et la modernisation d’infrastructures, mais aussi la dotation d’équipements.
Avec cette coopération avec la Chine, Madagascar confirme encore sa politique d’ouverture en matière de relations internationales. Mercredi, la présidence avait annoncé le démarrage d’une formation des militaires à l’utilisation des armes récemment octroyées par la Russie. La coopération militaire avec la France se poursuit, avec la présence de coopérants français sur la Grande île. Ceux-ci ont ainsi été invités à la célébration de la journée des officiers et ont participé aux événements organisés dans ce sens à Iavoloha. D’autres pays, pour ne citer que les Etats-Unis et l’Inde, poursuivent leur collaboration avec la Grande île dans la sécurité maritime.
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NECROLOGIE – L’artisanat malgache perd l’un de ses bâtisseurs avec le décès de Tefy Ranaivo
Antananarivo, 15 Janvier, 16h05 – Il avait fait du geste artisanal un projet économique et du produit local un combat quotidien. Hambinintsoa Tefy Ranaivo , connu sous le nom de Tefy Mahafaly, s’est éteint ce jeudi matin à l’âge de 63 ans. Avec lui disparaît une figure discrète mais centrale de l’artisanat malgache, qu’il a façonné autant dans les ateliers que dans les instances professionnelles.Entrepreneur engagé, Tefy Ranaivo a consacré l’essentiel de son parcours à la structuration d’un secteur longtemps relégué à la marge. Fondateur en 2009 de Mahafaly Création, relancée en 2011 après une pause, il a misé sur la transformation de textiles, de soieries et de bijoux en pierres précieuses, en valorisant des matières premières locales comme le lambahoany et en intégrant des procédés de recyclage. Ses créations, exposées notamment à l’Hôtel Colbert, ambitionnent de prouver que l’artisanat pouvait être à la fois identitaire, durable et économiquement viable.Élu président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Analamanga, il a ensuite porté ce combat à l’échelle institutionnelle, en lien étroit avec la Fédération nationale des Chambres des métiers. Partenariats techniques et financiers, coopération internationale, montée en compétences des artisans, Tefy Ranaivo s’était attaché à organiser la filière, convaincu que le savoir-faire devait s’accompagner de méthodes et de débouchés. En 2024, il avait piloté le programme Hetsika Maroloko Tsena, vitrine collective d’un secteur en quête de reconnaissance.Visionnaire pragmatique, il avait plaidé pour l’intégration de l’artisanat dans le système éducatif afin d’assurer la transmission des techniques manuelles. Il soutenait également des solutions concrètes, comme les foyers économes en charbon Fatana Mitsitsy. Mais ses prises de parole les plus insistantes concernaient les freins structurels, tels que les coupures d’eau et d’électricité, l’accès au financement, ou encore la fragilité des chaînes de production.Jusqu’à ces derniers mois, Tefy Ranaivo travaillait encore à la préparation de rencontres avec des investisseurs pour accompagner la croissance des entreprises artisanales à Madagascar. Son départ laisse un vide dans un secteur qu’il aura contribué à bâtir patiemment, fil après fil, pierre après pierre. -

RENCONTRE – Madagascar sollicité par les Etats-Unis pour accueillir des migrants, confirme le Colonel Michaël Randrianirina
Antananarivo, 15 janvier, 15h05 – Un sujet sensible sur la table. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, admet des échanges avec l’administration américaine sur une proposition d’accueil de migrants considérés par les Etats-Unis comme irréguliers à Madagascar. “C’était le motif de la visite de la délégation américaine”, confirme l’officier supérieur à son retour d’un déplacement à Abu Dhabi, à l’aéroport d’Ivato, jeudi matin.Mais pour l’instant, Madagascar n’a pas donné suite à cette sollicitation, confie le chef de l’Etat. “Nous n’avons pas encore donné de réponse”, poursuit-il sans fournir d’autres éléments sur les contours des discussions entre les deux parties. “C’est tout ce que je peux répondre”, conclut-il.Des émissaires de l’administration américaine sont venus à Madagascar en début d’année. Jusqu’à jeudi matin, aucune information officielle n’a été partagée sur ce déplacement. Contactée, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas apporté de réponses non plus.L’approche américaine n’est pas inédite en Afrique. En 2025, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples avait déjà signalé la signature d’accord entre les Etats-Unis et certains pays africains, comme le Soudan du Sud, l’Eswatini, le Rwanda ou l’Ouganda. Ces accords prévoyaient notamment “le transfert de migrants, africains ou non africains, expulsés du territoire américain”. En juillet 2025, BBC News Afrique avait rapporté que “12 hommes originaires notamment du Mexique, de Myanmar et du Yémen ont été envoyés en Eswatini et au Sud-Soudan”. -

EAU ET ÉLECTRICITÉ – Le Général Hajatiana Rasolomanana se dit prêt à s’attaquer aux failles techniques et financières de la Jirama
Antananarivo, 15 Janvier, 12h00 – Le ton est donné : celui du commandement de crise. Le Général Hajatiana Rasolomanana, qui vient de prendre ses fonctions de directeur général par intérim de la Jirama, se dit investi d’une mission précise qui est de redresser en urgence la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Entré en fonction mercredi, l’officier général s’est amené avec un plan qui s’attaque de front aux failles techniques, financières et humaines, qu’il indique avoir préalablement ciblé.L’ordre d’opérations avait été présenté. Le Général Hajatiana Rasolomanana avance un plan d’action structuré autour du renforcement des capacités de production, la réduction drastique des délestages, la modernisation et la réhabilitation des réseaux et la réduction des pertes techniques et commerciales. La lutte qu’il veut “sans merci” contre la corruption est incluse dans cette stratégie opérationnelle. De même que l’optimisation du recouvrement et la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, expose-t-il.“Cette stratégie s’inscrit rigoureusement dans la politique de réforme de l’État, alliant la continuité des chantiers entamés à des rectifications stratégiques nécessaires”, lance-t-il au cours de la cérémonie de passation qui a eu lieu mercredi après-midi. Le directeur général mise alors sur la solidarité et l’expertise interne de l’équipe de la Jirama pour garantir une gestion efficace et transparente de la compagnie.Le concept HOPE (Humilité, Opportunité, Proactivité, Émulation) s’impose désormais comme nouveau code de conduite durant le mandat du directeur général par intérim de la Jirama. L’objectif est de “transformer la crise actuelle en un levier de renouveau, et où tout échec est désormais perçu comme un manquement grave aux devoirs envers la Nation”, souligne l’officier général.Ce n’est pourtant pas une initiative isolée. L’État, à travers les ministères de tutelle de la Jirama, engage ses moyens pour soutenir le manœuvre de redressement de la compagnie. “Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène a d’ores et déjà identifié les zones rouges en termes d’approvisionnement en eau potable. Et nous restons disposés à apporter nos appuis pour régler ces problèmes”, indique la ministre Anjaratiana Elia Razafindrianiaina.Le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures réaffirme également son soutien indéfectible au plan de redressement et à l’assainissement effectué au niveau de la Jirama. “Le plan de redressement financier adopté en avril 2025 est dans une phase d’implémentation. Un nouveau Conseil d’administration est également déjà en place et un Comité de redressement est en cours de création », indique de son côté le ministre Ny Ando Jurice Ralitera. -

PATRIMOINE – Les dossiers de la mission catholique de Ambodifotatra pour une inscription au patrimoine mondial à déposer avant la fin du mois
Antananarivo, 15 Janvier, 9h30 – Le ministère de la Communication et de la culture entend accélérer le processus d’inscription de la mission catholique d’Ambodifotatra sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Selon Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Culture et de la communication, le dossier relatif à cette candidature sera déposé au plus tard à la fin de ce mois.La signature de l’ensemble des documents nécessaires à cette demande s’est tenue au Palais d’Andafiavaratra, ce mercredi. Lors de cette cérémonie, le membre du gouvernement a indiqué que c’est l’équipe du ministère qui se chargera du dépôt officiel des dossiers au siège de l’Unesco.L’inscription du site sur la liste indicative de Madagascar avait déjà été faite en 2018. Les démarches en vue de son inscription définitive ont été menées depuis avec des experts, des spécialistes du patrimoine et des techniciens du ministère. Plusieurs travaux ont d’ailleurs déjà été menés sur le site et des experts du patrimoine mondial se sont déjà rendus sur place.La demande concerne le noyau dur du site, comprenant l’église catholique de Ambodifotatra, datant du milieu du XIXᵉ siècle, les écoles ainsi que d’autres bâtiments affiliés à l’église. L’environnement immédiat du site est également inclus dans le périmètre de la candidature.Selon Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, l’histoire de la mission catholique d’Ambodifotatra, située sur l’île Sainte-Marie, renferme une part importante de l’histoire de Madagascar. Ce patrimoine constitue un témoignage majeur de l’arrivée et de l’implantation de l’évangélisation catholique dans le pays. -

SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Le général Itibar Ottman, secrétaire général de la présidence, devient PCA de la Jirama
Antananarivo, 15 Janvier, 6h30 – Un autre officier général aux commandes de la Jirama. Le Général Itibar Ottman, secrétaire général de la présidence, a été présenté en tant que président du Conseil d’administration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité mercredi. Elu par les administrateurs de la compagnie, il aura à assurer cette fonction sur une période de quatre ans, renouvelable une fois, comme prévu par les nouveaux statuts de la Jirama.
Le nouveau PCA de la Jirama cumule l’expertise d’administrateur civil et l’expérience de Général de Division en retraite. Il a été nommé au Conseil d’administration de la Jirama sur le quota de la présidence de la Refondation de la République.
La Jirama est régie par un Conseil d’administration composé de neuf membres, sélectionnés pour leur expertise et leur expérience éprouvée. L’instance assure une représentation interministérielle, dont la présidence, le Bureau du Premier ministre, les ministères en charge des Finances, de l’Énergie et de l’Eau. Trois sièges sont pour leur part attribués au secteur privé et un siège dédié aux représentants des consommateurs. La réintégration de représentants du personnel de la Jirama au sein de ce CA fait toujours l’objet de discussion.
Ce Conseil d’administration a pour rôle d’assurer la haute direction stratégique de la Jirama, en veillant à l’alignement des activités sur les politiques nationales de l’eau et de l’énergie. Ses missions pivots s’articulent autour du pilotage institutionnel, la gestion financière et la supervision du contrôle interne. Il agit ainsi comme l’organe de surveillance qui s’assure que l’exécution opérationnelle respecte la vision stratégique et les obligations légales de la compagnie nationale.

