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  • DIPLOMATIE – Madagascar et la France prévoient des visites de haut niveau entre les deux pays, selon un communiqué conjoint des deux pays 

    DIPLOMATIE – Madagascar et la France prévoient des visites de haut niveau entre les deux pays, selon un communiqué conjoint des deux pays 

    “Avancer dans la définition d’un partenariat renouvelé”. Madagascar et la France s’engagent à poursuivre leur partenariat dans un cadre renouvelé. Des visites de haut niveau sont prévues pour en discuter aussi bien dans l’Hexagone que sur la Grande île. Les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays se sont “convenus de travailler ensemble à l’organisation prochaine de visites de haut-niveau en France et à Madagascar”, rapporte leur communiqué conjoint publié à l’issue d’une rencontre tenue au Quai d’Orsay lundi et diffusé mardi par le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères.

     

    Durant leurs discussions qui ont eu lieu lundi dans la soirée, Jean-Noël Barrot et Christine Razanamahasoa ont “souligné la nécessité de préserver et de densifier les relations” entre la France et Madagascar surtout dans un “contexte international troublé”. Pour les deux ministres, la relation bilatérale entre les deux pays est “amicale, intense et de grande qualité”. Leur communiqué conjoint évoque une “relation forgée dans l’Histoire et tournée vers l’avenir” et met l’emphase sur “le caractère unique humain du lien entre les deux pays, marqué par la présence de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants malgaches en France et de dizaines de milliers de ressortissants français à Madagascar”.

     

    Le communiqué précise par ailleurs que les échanges entre les deux ministres s’inscrivent dans la continuité d’un entretien téléphonique intervenu le 29 novembre 2025 entre le président français Emmanuel Macron et le président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina. Paris et Antananarivo entendent ainsi préparer l’adoption d’un cadre de partenariat renouvelé, aligné sur les priorités de la Refondation dont Paris a d’ailleurs salué les premières avancées du processus. Celui-ci a également réaffirmé son soutien à l’organisation d’élections libres et transparentes, conformément au calendrier établi.

     

    La rencontre entre les deux ministres a également été l’occasion pour la France de rappeler sa mobilisation en faveur de Madagascar à travers plusieurs projets agréés en décembre 2025, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de l’aménagement urbain et de l’énergie, actuellement en cours de mise en œuvre. Le lancement de la deuxième phase du projet d’appui à la justice (Pajma II), porté par l’Agence française de développement (AFD) ainsi que la mobilisation de la Croix-Rouge française face à la propagation de la variole simienne (mpox), ont également été évoqués.

     

    D’autres axes de coopération pour 2026 ont été abordés, en particulier le renforcement de la coopération universitaire, l’amélioration des conditions de vie des étudiants et le développement de filières numériques. Les questions liées à l’énergie et à l’accès à l’eau potable ont aussi figuré à l’agenda des discussions.

     

    La dernière visite de haut niveau d’un responsable français remonte en avril dernier avec la visite d’État d’Emmanuel Macron à Madagascar. Plus tard en juin, Andry Rajoelina, alors président de la République en exercice, s’est rendu à Nice à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’océan.

     

     

    Photo : Ambassade de France à Madagascar

  • EDUCATION – De nouvelles dates pour les examens officiels

    EDUCATION – De nouvelles dates pour les examens officiels

    Du changement sur le calendrier des examens officiels. Le Conseil des ministres de mardi approuve des nouvelles dates pour la tenue des épreuves. Celles-ci sont avancées de trois à six semaines par rapport à ce qui avait été annoncé par les ministères il y a quelques jours.

     

    Ainsi, les épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) devraient avoir lieu le 16 juin au lieu du 21 juillet comme initialement annoncé. Les candidats au Brevet d’études du premier cycle, eux, plancheront à partir du 6 jusqu’au 9 juillet, soit trois semaines plus tôt que ce qui avait été prévu la semaine dernière.

     

    Pour ce qui est du baccalauréat, les épreuves commenceront le 20 juillet pour tous les candidats. Ceux qui passent le baccalauréat général termineront leurs examens le 24 juillet alors que ceux qui sont dans les séries techniques, technologiques et professionnelles passeront la deuxième série du 27 au 30 juillet. Les dates initiales prévues étaient du 17 au 21 août.

  • EXPLOITATION MINIÈRE – Vara Mada est capable de “modifier positivement la dynamique des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques mondiales”, selon le PDG d’Energy Fuels

    EXPLOITATION MINIÈRE – Vara Mada est capable de “modifier positivement la dynamique des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques mondiales”, selon le PDG d’Energy Fuels

    Toliara serait-elle le nouveau centre de gravité des terres rares ? Pour le Président directeur général d’Energy Fuels, Mark Chalmers, en tout cas, le projet Vara Mada, anciennement Base Toliara, est plus qu’une simple exploitation minière. Il parle de ce projet comme étant un actif “générationnel” unique “capable de modifier positivement la dynamique des chaînes d’approvisionnement mondiales en terres rares et minéraux critiques”. Mark Chalmers en avait fait l’exposé dans les résultats de l’étude de faisabilité actualisée du projet Vara Mada à Madagascar, publié le 8 janvier.

    Energy Fuel indique avoir suivi depuis quelques années une stratégie audacieuse qui porterait aujourd’hui ses fruits. C’est le fait d’extraire la monazite comme un sous-produit des sables minéraux qu’elle exploitera à Ranobe. La compagnie prévoit ainsi de répliquer le modèle économique qui fait le succès de l’industrie dominante en Chine, s’assurant ainsi une compétitivité de premier plan.

    “Nous sommes convaincus que cette stratégie nous offre de nombreux avantages concurrentiels par rapport aux approches traditionnelles axées exclusivement sur les terres rares. Cela inclut des économies d’échelle plus importantes, des coûts réduits et l’accès à des concentrations supérieures d’oxydes de terres rares, tant légères que lourdes”, avance Mark Chalmers.

    Dans son étude de faisabilité actualisée, Energy Fuels parle de Vara Mada comme étant un projet de sables minéraux lourds à un stade avancé et de grande envergure, contenant d’importantes ressources et réserves à faible coût d’ilménite, de zircon et de monazite.

    Pour les concentrés de monazite, l’entreprise américaine prévoit de les exporter aux États-Unis pour les transformer en oxydes de haute pureté à l’usine de White Mesa, en Utah. Ce sont une source riche en terres rares “magnétiques” légères et lourdes, essentielles pour les véhicules électriques, la robotique avancée, les énergies renouvelables et les technologies de défense.

    Ce producteur américain se veut rassurant. “Energy Fuels s’engage à exploiter Vara Mada selon les normes mondiales les plus strictes en matière de santé, de sécurité, de durabilité et de protection de l’environnement”, lance son PDG. Et ce, en avançant que ce projet devrait stimuler l’économie de Madagascar, en améliorant la qualité de vie des communautés locales et en constituant un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement en terres rares et minéraux critiques des États-Unis et de leurs alliés.

  • TRAVAIL – Deux jours fériés supplémentaires en lien avec la culture malgache en 2026

    TRAVAIL – Deux jours fériés supplémentaires en lien avec la culture malgache en 2026

    Antananarivo, 20 Janvier, 16h35 -Les autorités intègrent deux nouveaux jours fériés dans le calendrier en vigueur à Madagascar. Aucune date n’est encore précisée, mais le décret relatif aux journées fériées, chômées et payées, prévoit déjà que le nouvel an malgache ainsi que la journée nationale de la culture ne soient pas travaillés. Comme déjà annoncé par le ministre de la Communication et de la culture, la date du nouvel an malgache sera fixée par la Concertation nationale. Celle de la journée nationale de la culture qui sera consacrée à la vulgarisation et aux réflexions sur la culture malgache, sera fixée par le ministère, mais “en accord avec l’ensemble des acteurs”, précise le secrétaire général Miary Rasolofoarijaona.
     
    Avoir une date unique et accepté par tous est un sujet complexe à Madagascar, car il touche à la fois à l’astronomie, à l’histoire royale et à la diversité culturelle des régions. L’Alahamady Be, très ancré dans l’Imerina, se fête généralement entre mars et avril, lors de la première nouvelle lune de l’année. D’autres régions ou groupes culturels privilégient le mois de septembre, le Volambita, le printemps austral, moment où la nature renaît et où les travaux agricoles reprennent.
     
    Comme l’a souligné le ministre de la Communication, le gouvernement ne veut pas imposer une date de manière unilatérale au risque de froisser certaines communautés. L’objectif est alors de trouver un consensus pour que ce jour férié soit accepté par tous comme un symbole d’unité nationale et non comme la victoire d’une tradition régionale sur une autre.
  • ÉGLISE CATHOLIQUE – Justice et Paix plaide pour l’implantation d’usine de fabrication d’outils agricoles plutôt que de fabrication armes

    ÉGLISE CATHOLIQUE – Justice et Paix plaide pour l’implantation d’usine de fabrication d’outils agricoles plutôt que de fabrication armes

    Antananarivo, 20 Janvier, 15h15 – La Commission épiscopale Justice et Paix met en garde par rapport au projet d’implantation à Madagascar d’une usine chinoise de fabrication d’armes. Elle appelle les autorités à privilégier la lutte contre l’insécurité alimentaire plutôt que le développement d’une industrie de l’armement.
     
    Réunie du 15 au 18 janvier 2026, la commission rend public un message adressé aux dirigeants du pays à l’issue de ses travaux. Si elle salue les efforts d’ouverture diplomatique et économique des autorités, Justice et Paix lance une mise en garde solennelle, appelant les décideurs nationaux à faire preuve de vigilance.
     
    “Ne nous précipitons pas vers des accords qui pourraient aliéner ou détruire le pays”, avertit le communiqué signé par son président, Mgr Benjamin Ramaroson, archevêque d’Antsiranana. Cette déclaration traduit l’inquiétude de l’Église catholique face à une possible “aliénation” de la souveraineté nationale.
     
    S’appuyant sur l’enseignement du Pape Léon XIV dans son message du 1er janvier 2026, la commission interroge les priorités stratégiques de l’État. Elle exprime notamment ses réserves face aux accords portant sur la fabrication d’armements, jugés susceptibles de “porter atteinte à l’intérêt national”.
     
    Pour Justice et Paix, la priorité doit être la sécurité alimentaire. “Ne serait-il pas préférable de privilégier la fabrication d’outils destinés à améliorer l’agriculture et à lutter contre l’insécurité alimentaire ?” s’interroge la commission. Dans un pays où la faim demeure un défi quotidien pour des millions de foyers, l’investissement dans le matériel agricole est présenté comme la voie la plus sûre vers une souveraineté durable.
     
    Cette prise de position intervient alors que, de retour à Madagascar après sa participation à la Semaine du développement durable à Abu Dhabi, le colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation, a annoncé la signature d’un accord de collaboration entre l’Armée et une société chinoise de fabrication d’armes. “Si cette collaboration se poursuit, une usine de fabrication d’armes pourrait être implantée chez nous”, a-t-il précisé lors de son arrivée à Ivato jeudi dernier.
  • ENERGIE – Le DG par intérim de la Jirama annonce une opération de ratissage pour traquer les vols d’électricité

    ENERGIE – Le DG par intérim de la Jirama annonce une opération de ratissage pour traquer les vols d’électricité

    Antananarivo, 20 Janvier, 10h20 – Tolérance zéro contre les vols d’électricité. Le directeur général par intérim de la Jirama, le Général Hajatiana Rasolomanana, annonce le lancement prochain d’une opération de ratissage contre les branchements électriques illicites et frauduleux. En attendant, un ultimatum d’une semaine est accordé aux contrevenants pour se mettre en règle.
     
    L’annonce a été faite ce lundi à Soanierana, lors de la première visite effectuée auprès de la coordination des services de distribution d’électricité par le nouveau dirigeant de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Celui-ci souligne notamment que “les ménages ayant effectué des branchements frauduleux, ainsi que les agents de l’entreprise impliqués dans ces pratiques, disposent d’un délai d’une semaine pour supprimer les installations illégales”.
     
    Passé ce délai, une opération de ratissage sera menée et toute personne prise en flagrant délit s’exposera aux sanctions prévues par la loi en matière de vol et de fraude, avertit-il. “Je suis là pour faire table rase du passé”, souligne-t-il devant les employés.
     
    D’après les données communiquées par la Jirama, environ 10 % des clients contrôlés au cours des trois dernières années ont été impliqués dans des cas de fraude ou de vol d’électricité. Les pertes financières liées à ces pratiques sont estimées à plusieurs centaines de milliards d’ariary par an. L’entreprise souligne également que ces pertes constituent l’un des facteurs majeurs de la dégradation de la qualité de l’électricité fournie, les branchements illégaux perturbant le réseau de distribution.
     
    La direction de la Jirama affirme qu’aucune tolérance ne sera accordée, quel que soit le profil des auteurs. Elle appelle à la coopération de l’ensemble des usagers et de ses employés, les exhortant à privilégier l’intérêt général et la continuité du service public de distribution d’eau et d’électricité sur l’ensemble du territoire.
     
    Photo : Jirama
  • JUSTICE – Le parquet assure que toutes les dispositions légales ont été respectées dans les procédures de poursuite de Marie Michelle Sahondrarimalala

    JUSTICE – Le parquet assure que toutes les dispositions légales ont été respectées dans les procédures de poursuite de Marie Michelle Sahondrarimalala

    Antananarivo, 20 Janvier, 8h30 – “Un ordre de poursuite a été délivré par la ministre de la Justice et l’Assemblée nationale a levé l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala”. La procureure de la République met les points sur les i dans le dossier relatif à l’ancienne ministre de l’Education nationale.
     
    Selon Narindra Rakotoniaina, en tant que magistrat de premier grade, celle-ci a été entendue par des magistrats siégeant à la Cour suprême comme l’exige le Code de procédure pénale. La ministre de la Justice a également signé une autorisation de poursuite, poursuit la procureure de la République dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice.
     
    En tant que député, l’élue de Fianarantsoa I a également vu son immunité parlementaire levée, ajoute la procureure. Cette décision, prise par le Bureau permanent de l’Assemblée nationale, a ainsi permis son arrestation et sa détention préventive.
     
    Si les avocats de Marie Michelle Sahondrarimalala reconnaissent que les procédures ont été respectées au niveau des Cours et des tribunaux, ils déplorent les mesures prises durant les enquêtes menées aussi bien par la police économique que par la brigade criminelle. “Il y a eu violation grave du droit à la défense et non-respect du principe du contradictoire”, dénonce Me Nicaise Chen à l’issue de la première comparution de sa cliente.
     
    A l’entendre, Marie Michelle Sahondrarimalala n’a pas pu se défendre au moment de la levée de son immunité parlementaire. Il évoque également une “détention arbitraire” au niveau de la brigade criminelle. “Aucune enquête n’a été menée par la brigade criminelle sur l’élément matériel pour lequel notre cliente est accusée”, ajoute de son côté Me Richel Rajaoarifetra qui souligne que “nous n’avons été au courant de la charge d’atteinte à la sûreté de l’Etat que lors de la première comparution”.
     
    Accusée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Marie Michelle Sahondrarimalala a été placée en détention préventive à la prison d’Avaradrano. “Elle est accusée d’avoir distribué de l’argent pour payer des individus dans le but de créer des troubles”, précise la procureure de la République. 12 autres personnes ont été entendues dans le cadre du même dossier, mais celles-ci ont été “placées sous contrôle judiciaire après leur comparution”, poursuit Narindra Rakotoniaina.
  • JUSTICE – Le Général Richard Ravalomanana envoyé en détention préventive à Imerintsiatosika

    JUSTICE – Le Général Richard Ravalomanana envoyé en détention préventive à Imerintsiatosika

    Mandat de dépôt pour le Général Richard Ravalomanana. L’ancien président du Sénat a été emmené à la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika après sa comparution devant le juge d’instruction ce lundi. C’est dans cette maison d’arrêt qu’il attendra son procès.

     

    Le Général Richard Ravalomanana est “accusé de complicité d’homicide et de blessures volontaires, en donnant des ordres et des consignes et en encourageant les forces de l’ordre à utiliser les forces de répression contre des manifestants” qui sont descendus dans la rue en septembre-octobre 2025, rapporte la procureure de la République Narindra Rakotoniaina.

     

    L’ancien secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie avait été interpellé le 27 décembre 2025 à son domicile à Ambatovinaky. Convoqué par la gendarmerie le 24 décembre, il avait refusé d’obtempérer, obligeant la justice à délivrer un mandat d’amener à son encontre. Durant les enquêtes effectuées par la gendarmerie, il avait  été mis en résidence surveillée avant sa comparution.

  • PARTENARIAT – L’Etat et le secteur privé se mettent d’accord sur la nécessaire refondation de leur contrat économique

    PARTENARIAT – L’Etat et le secteur privé se mettent d’accord sur la nécessaire refondation de leur contrat économique

    Madagascar fait le choix du sursaut collectif pour la refondation de son modèle de développement économique. L’État et le secteur privé conviennent donc de refonder leur contrat économique. Ainsi, au-delà des intentions, les deux parties se sont penchées sur l’élaboration de plans d’actions pour traduire cette nouvelle alliance en résultats tangibles, comme exposé par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Le processus a été enclenché durant le lancement officiel des Assises pour la relance économique de Madagascar, ce lundi à Ivato.

    Pour le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn, il n’est plus question de se limiter aux diagnostics. Il souligne l’impératif d’une transition vers l’exécution. Ce président du GEM plaide alors pour une approche opérationnelle rigoureuse, qui devrait être structurée autour de plans d’action précis définissant les responsabilités, les échéances et les modalités de financement. Ce qui contribuerait à rompre définitivement avec le cycle des diagnostics sans lendemain, soutient-il.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison expose de son côté la vision stratégique de l’État, qui s’articule, selon lui, autour d’un calendrier précis. A commencer par la restauration de la confiance et la relance des investissements dès 2026 via un Pacte National. Celui-ci précèdera la phase de consolidation, à partir de 2027, durant laquelle seront posées les fondations d’un développement à la fois inclusif et stable.

    Pour transformer cette vision en résultats tangibles, le gouvernement mise sur des objectifs spécifiques axés sur l’efficacité opérationnelle. Il s’agit d’identifier des réformes à impact rapide pour stimuler l’emploi et la productivité, tout en formalisant des contrats de performance État-Privé. Le renforcement du Dialogue Public-Privé (DPP) demeure la méthode privilégiée pour assurer la cohérence de ces actions, avance ce membre du Gouvernement.

    L’aboutissement de ces assises sera l’adoption d’un plan national de relance, avance le ministre Herinjatovo Ramiarison. Ce plan devrait par ailleurs être assorti d’un mécanisme de suivi rigoureux, garantissant que les engagements réciproques soient respectés grâce à des indicateurs de performance clairs et mesurables.

  • BLOC GÉOÉCONOMIQUE – L’Intégration de Madagascar en tant que pays partenaire des Brics soutenue par l’Afrique du Sud, rapporte le colonel Michael Randrianirina

    BLOC GÉOÉCONOMIQUE – L’Intégration de Madagascar en tant que pays partenaire des Brics soutenue par l’Afrique du Sud, rapporte le colonel Michael Randrianirina

    Un parrainage stratégique. Le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michael Randrianirina, rapporte avoir obtenu le soutien formel de son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans l’intégration de la Grande île en tant que pays partenaires des BRICS. C’est un des dossiers que le chef d’Etat malgache dit avoir été abordés entre les deux parties durant la visite de travail qu’il a effectuée à Pretoria, vendredi et samedi.

    Madagascar serait ainsi soutenu par l’Afrique du Sud pour bénéficier de ce statut de pays partenaires des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui est une étape intermédiaire avant une adhésion pleine et entière à ce bloc géoéconomique. Ce statut, s’il venait à lui être accordé, offrira à Madagascar les avantages de l’influence du bloc sans l’obliger à un alignement politique total immédiat dans un premier temps.

    Dans cette démarche, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, aurait déjà appuyé la participation au prochain Sommet des Brics, qui se tiendra en Inde au mois de juin. Un grand rassemblement de cette alliance, avec un mot d’ordre centré sur la coopération du Sud global pour une gouvernance plus inclusive et plus durable.

    Désormais composé de dix membres principaux suite à l’adhésion de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Iran, des Émirats arabes unis, de l’Arabie Saoudite et de l’Indonésie, le bloc Brics+ élargit son influence via un statut de partenaire stratégique. Cette catégorie inclut des pays alliés comme le Nigéria, la Biélorussie, le Cuba et la Malaisie, renforçant la portée mondiale de l’alliance.