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  • JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo révèle une accusation de détournement de fonds contre Marie Michelle Sahondrarimalala

    JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo révèle une accusation de détournement de fonds contre Marie Michelle Sahondrarimalala

    Le dossier judiciaire de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Marie Michelle Sahondrarimalala, s’alourdit. Outre les soupçons d’atteinte à la sûreté de l’État, la députée est aussi formellement visée par une accusation de détournement de fonds publics au sein de son ancien département ministériel.

    Alors que l’attention se portait initialement sur des soupçons de menaces de déstabilisation, Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, révèle une autre charge qui pèse sur le dossier de la députée élue à Fianarantsoa I. “L’ancienne ministre est également impliquée dans une affaire de détournement de fonds publics au sein du ministère de l’Éducation nationale”, déclare la Garde des Sceaux au tribunal d’Anosy, ce vendredi.

    Concernant, l’accusation d’atteinte à la sûreté de l’Etat, sur des actes présumés de recrutement de fauteurs de troubles, Fanirisoa Ernaivo indique que les autorités disposent de preuves matérielles solides. “Des preuves ainsi que des conversations ont été retrouvées dans un disque dur, ce qui a conduit à son arrestation ainsi qu’à celle de plusieurs individus utilisés pour mener ces actions de déstabilisation”, rapporte la ministre.

    En raison du statut de magistrat et de l’ancienne fonction de l’accusée, une procédure rigoureuse a été mise en place pour garantir la légalité des poursuites, assure encore la ministre. A l’entendre “toutes les procédures légales ont été respectées”. Elle parle de la levée de l’immunité parlementaire, de l’ordre de poursuite émis par l’Assemblée Nationale, l’ordre de poursuite lié à son statut de magistrat mais aussi de la nomination d’un magistrat instructeur auprès de la Cour Suprême.

    Compte tenu de la gravité des faits d’atteinte à la sûreté de l’État, la période de détention est exceptionnellement longue précise-t-elle. “Nous savons que lorsqu’une personne est poursuivie pour atteinte à la sûreté de l’État, la durée de la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 15 jours”, rappelle la magistrate, tout en précisant que les droits à la défense de la mise en cause ont été préservés.

    Marie Michelle Sahondrarimalala est actuellement en détention provisoire. C’est dans la prison d’Avaradrano qu’elle va attendre son procès.

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  • NOUVELLE TECHNOLOGIE – Les utilisateurs malgache se contentent majoritairement des solutions gratuites en intelligence artificielle

    NOUVELLE TECHNOLOGIE – Les utilisateurs malgache se contentent majoritairement des solutions gratuites en intelligence artificielle

    Microsoft, via l’“AI Economy Institute” vient de publier, au début de ce mois, une analyse sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique durant l’année 2025. Dans ce rapport intitulé “Global AI Adoption in 2025”, les données concernant Madagascar indiquent que l’outil DeepSeek détient entre 16 % et 20 % de parts de marché. Cette tendance montre une intégration de la technologie au sein de la population. Selon le rapport, l’utilisation de l’IA sur l’île provient d’initiatives individuelles pour répondre à des besoins quotidiens.

    L’analyse souligne une préférence pour les solutions gratuites et open-source à Madagascar. Alors que d’autres pays du continent, comme l’Afrique du Sud, utilisent des services payants tels que ChatGPT Plus ou Microsoft Copilot, les usagers malgaches s’orientent vers des alternatives sans abonnement. Ce choix est lié aux réalités financières et techniques locales. Les modèles gratuits sont souvent moins exigeants en ressources de calcul et en volume de données mobiles.

    Dans les secteurs de l’éducation et de l’externalisation à Madagascar, l’IA est utilisée pour des tâches de codage, de traduction et de recherche. Les travailleurs indépendants et les étudiants s’appuient sur ces outils en libre accès pour réaliser leurs missions. Ces logiciels servent de compléments aux ressources documentaires physiques disponibles. Ainsi, d’après le rapport, en intégrant ces systèmes dans leurs méthodes de travail, les usagers visent à maintenir leur productivité. L’usage de plateformes ouvertes permet ainsi de limiter les frais opérationnels pour les actifs et les entrepreneurs locaux.

    Cependant, d’après Microsoft, des facteurs matériels limitent le déploiement de ces technologies sur le territoire. L’accès à l’électricité et le prix de la connexion internet constituent des obstacles à une utilisation régulière hors des zones urbaines. Par ailleurs, la langue malgache est peu représentée dans les bases de données d’apprentissage des modèles actuels. Pour l’année 2026, l’adaptation de ces outils aux réalités linguistiques et géographiques est un point mentionné dans l’étude. L’évolution de l’IA à Madagascar reste ainsi liée à l’état des infrastructures de base.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines prévoit d’opérer ses liaisons interrégionales avec le LET-410 de l’Armée de l’air malgache

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines prévoit d’opérer ses liaisons interrégionales avec le LET-410 de l’Armée de l’air malgache

    Le LET-410 des Forces armées à la rescousse. Madagascar Airlines lance officiellement sa desserte interrégionale sur l’axe Est-Nord et annonce que les vols interrégionaux reliant notamment Toamasina, Sainte-Marie, Antalaha, Maroantsetra et Sambava seront opérés avec un “appareil de l’Etat malgache mis à disposition par le ministère des Forces armées”. Mais si l’aéronef en question a bien atterri à Antalaha, jeudi, c’est encore la délégation officielle conduite par le président de la Refondation qui se trouvait à bord, le vol inaugural ayant été “opéré exceptionnellement par Zébu Air”, précise la compagnie.

     

    Dans son communiqué, la compagnie ne donne pas de détails sur l’accord passé avec l’Etat, mais insiste sur le fait qu’il s’agit d’un “outil aérien adapté aux réalités du territoire”. Madagascar Airlines indique avoir recouru à cet appareil compte tenu de sa “grande flexibilité opérationnelle ». Le LET-410, avec sa capacité de 19 sièges, dispose également d’une “capacité de desservir des pistes courtes ainsi que des aérodromes secondaires”, ajoute la compagnie. Il devrait ainsi permettre “le déploiement de dessertes régulières et durables, y compris sur des routes à plus faible densité, mais à fort impact économique et social”, souligne-t-elle encore dans son communiqué.

     

    Venu à Antalaha via l’appareil en question, le Colonel Michaël Randrianirina parle d’un “important effort fait par l’Etat pour aider les régions éloignées des grandes villes compte tenu de l’absence de desserte aérienne depuis très longtemps”. “Cet effort a été consenti pour revenir à une circulation plus libre à Madagascar et pour apporter le développement dans les régions”, confie-t-il à la presse. Pour Madagascar Airlines, son nouveau programme de vols devrait surtout offrir une alternative de transport performante, plus rapide, plus fiable et plus régulière aux populations, entreprises et acteurs économiques des régions concernées.

     

    Avec les nouveaux vols annoncés, les trajets dans les régions prévues seront fortement réduits. “Certaines liaisons permettront de passer de plusieurs heures, voire d’une journée de déplacement, à un temps de vol compris entre 35 minutes et 1h15”, informe la compagnie aérienne nationale. Elle donne l’exemple de la liaison Sambava – Maroantsetra qui devrait ne plus durer que 35 minutes, Antsiranana – Nosy-Be qui sera faite en 40 minutes, Antsiranana – Sambava en 55 minutes, Maroantsetra – Toamasina en 65 minutes, Antalaha – Antsiranana en 70 minutes ou encore Toamasina – Antalaha en 75 minutes.

     

    Madagascar Airlines annonce par ailleurs avoir défini une politique tarifaire segmentée. L’objectif, selon la compagnie, est de “concilier accessibilité pour les populations locales et viabilité économique du dispositif”. Outre les vols réguliers, celle-ci prévoit également des vols réguliers, affrètements et partenariats B2B à destination des entreprises, ONG, institutions et opérateurs touristiques. Dans son communiqué, il est rappelé que les régions desservies constituent “des zones clés pour des secteurs stratégiques tels que la vanille, la pêche, l’agriculture, le tourisme et le commerce régional”.

     

    Pour Karl Andrianony, directeur commercial de Madagascar Airlines, “cette desserte interrégionale marque une avancée majeure pour la continuité territoriale et le désenclavement des régions”. Il salue alors “l’accompagnement de l’État malgache, via l’Armée de l’Air, qui permet de mobiliser des moyens adaptés pour renforcer la connectivité et soutenir le développement économique local”.

  • PROJET MINIER – Le renforcement des liens avec les communautés locales parmi les priorités du directeur général par intérim de Vara Mada

    PROJET MINIER – Le renforcement des liens avec les communautés locales parmi les priorités du directeur général par intérim de Vara Mada

    L’acceptabilité sociale et la sécurisation juridique du projet Vara Mada comme actions prioritaires du directeur général par intérim de Vara Mada. Mike Van Akkooi, actuel vice-président senior en charge des affaires externes mondiales d’Energy Fuels, prend la direction du projet minier à Toliara et présente les principaux axes de sa mission. Il confie, au cours d’une interview, que ses priorités immédiates incluent “le renforcement des liens avec les communautés locales et l’aboutissement des protocoles d’investissement avec les autorités nationales”.

    Déjà installé à Madagascar, ce stratège néerlandais met en avant son ambition d’apporter une expertise internationale de premier plan pour piloter cette phase décisive du développement industriel. Le directeur général pourra capitaliser sur ses expériences pour mener à bien ces missions. Son passage par la diplomatie et les géants miniers comme BHP Billiton ou Kinross Gold Corporation devrait lui conférer l’autorité nécessaire pour naviguer dans les environnements complexes. Il a d’ailleurs déjà occupé successivement des fonctions de direction pour développer une expertise approfondie des opérations internationales, des relations institutionnelles, des enjeux ESG et du dialogue communautaire dans des environnements complexes et sensibles.

    Pour Mike Van Akkooi, “la crédibilité ne se proclame pas, elle se démontre”. Il s’assure ainsi de garantir des standards internationaux irréprochables en matière d’environnement, de sécurité, de gouvernance, d’opérations et de conformité, tout en instaurant un dialogue structuré, transparent et permanent avec les communautés locales pour ce projet à Toliara. Il indique par ailleurs travailler dans la formation d’une équipe de niveau mondial qui devrait être capable d’allier excellence technique, culture des standards internationaux et intelligence du terrain. Mais il a surtout insisté que la performance ne peut plus être dissociée de l’éthique, de la transparence et du respect des standards internationaux.

  • ÉPIDÉMIE – Une cinquantaine de malades guéris de la Mpox, selon le ministère de la Santé publique

    ÉPIDÉMIE – Une cinquantaine de malades guéris de la Mpox, selon le ministère de la Santé publique

    Des dizaines de malades atteints de la variole du singe peuvent désormais rejoindre leur foyer. Selon le professeur Mamy Jean de Dieu Randria, porte-parole du ministère de la Santé publique sur l’épidémie de Mpox, 53 personnes contaminées ont retrouvé la guérison.
     
    D’après les derniers bilans du ministère de la Santé publique, plus de 100 personnes ont été testées positives à la variole du singe depuis l’apparition du premier cas, il y a un mois. À ce stade, environ 50 % des patients sont déclarés guéris.
     
    Afin de freiner la propagation de la maladie, le gouvernement annonce l’importation du vaccin contre le Mpox. Selon le Dr Harinirina Raseheno, directrice de la Veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et de la riposte (DVSSR), les cargaisons devraient arriver à Madagascar d’ici mi-février. Les personnes vulnérables et le personnel de santé seront les bénéficiaires prioritaires de ces vaccins.
  • RECONSTRUCTION ÉCONOMIQUE – L’incubateur Unipod pour soutenir les jeunes chercheurs et intellectuels malgaches en cours de mise en place

    RECONSTRUCTION ÉCONOMIQUE – L’incubateur Unipod pour soutenir les jeunes chercheurs et intellectuels malgaches en cours de mise en place

    Antananarivo, 22 Janvier, 12h15 – L’Etat en soutien aux jeunes chercheurs et intellectuels malgaches. Cinq départements ministériels s’impliquent dans la mise en place du premier incubateur de recherche à Madagascar, dénommé Unipod ou University innovation Pod. Ces ministères ont scellé leur engagement lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Palais de Mahazoarivo, mercredi.
     
    Comme présenté par le Bureau du Premier ministre, l’Unipod est une nouvelle structure conçue comme une plateforme de synergie entre la jeunesse, le corps professoral de recherche et les opérateurs économiques. Elle implique, notamment, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministère de l’Industrie et développement du secteur privé, le ministère du Développement du numérique, des postes et des télécommunications, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage ainsi que le ministère de la Pêche et de l’économie bleue.
     
    Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale de reconstruction économique nationale, fondée sur l’expertise de la jeunesse malgache et l’exploitation des résultats de la recherche, souligne le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Le Chef du gouvernement rappelle que la priorité accordée au redressement de la Nation et à l’autonomisation des jeunes constitue un axe majeur de la vision du président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina.
  • INVESTISSEMENTS PRIVÉS – Les priorités de la Refondation de la République intégrées dans le portefeuille de projets économiques de l’Alliance GEM-MEDEFi

    INVESTISSEMENTS PRIVÉS – Les priorités de la Refondation de la République intégrées dans le portefeuille de projets économiques de l’Alliance GEM-MEDEFi

    Mise à jour. L’alliance Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et Medef International (MEDEFi) convient d’intégrer les priorités de la Refondation de la République dans son portefeuille de projets économiques bilatéraux pour la période 2026-2030. Les projets détaillés ainsi que le plan stratégique actualisé ont été présentés au président de la Refondation, le Colonel Michael Randrianirina, mercredi. C’était lors d’une séquence conduite par le président du GEM, associant des représentants du secteur privé malgache, ceux du MEDEFi, de l’Ambassade de France et de l’Agence française de développement (AFD).
     
    Cette actualisation de portefeuille est motivée par la volonté des deux parties d’aligner complètement ces projets sur la trajectoire d’action publique. L’Alliance se donne alors les moyens de ses ambitions, en avançant un portefeuille d’investissement indicatif de près de 3 milliards d’euros pour la période 2026-2030. Ce coût estimatif sert de base de cadrage du portefeuille opérationnel visant à couvrir les secteurs priorisés, que sont l’énergie, les infrastructures durables, le numérique et le tourisme.
     
    Le nouveau portefeuille stratégique alliant le GEM et le MEDEFi se démarque par l’intégration des deux projets hydroélectriques Volobe et Sahofika, considéré comme étant un levier de changement à moyen terme, soit au-delà de deux ans. Les deux parties ont toutefois souligné que l’activation de ces grands chantiers reste strictement subordonnée à la sécurisation de leur viabilité économique et à la validation de leur cadre d’exécution.
     
    L’Alliance anticipe un impact social majeur de son plan stratégique, avec un potentiel de création d’emplois global estimé à plusieurs dizaines de milliers de postes. Elle avance jusqu’à 15 000 emplois directs et 40 000 emplois indirects temporaires, générés par les secteurs du BTP, des réseaux et des services urbains, à court terme. Une dynamique qui devrait être complétée par un volet de stabilisation de l’emploi, prévoyant jusqu’à 2 500 postes pérennes dédiés à la gestion technique des infrastructures. Et l’optimisation de la logistique et de la fourniture de services publics devrait soutenir jusqu’à 8 000 emplois indirects durables.
     
    Photo : PRRM
  • DIASPORA – Près de 500 millions de dollars transférés chaque année vers Madagascar “majoritairement orientés vers les besoins des familles”

    DIASPORA – Près de 500 millions de dollars transférés chaque année vers Madagascar “majoritairement orientés vers les besoins des familles”

    Antananarivo, 22 Janvier, 08h30- Un montant significatif. Les transferts financiers de la diaspora malgache vers Madagascar atteignent aujourd’hui entre 450 et 500 millions de dollars par an, selon les estimations de la Banque mondiale, rapportées mercredi lors du lancement du projet ConnectDiaspora. “Ces 500 millions de dollars, c’est intéressant”, souligne Patrick Rakotomalala, président de Fact Madagascar, fédération d’associations et d’ONGs basées en Europe et oeuvrant pour le développement de la Grande île. Il poursuit cependant que ces fonds “sont aujourd’hui majoritairement orientés vers des besoins des familles, parfois de l’immobilier, et très peu vers des investissements productifs”.
     
    L’enjeu est alors de transformer ces flux financiers en leviers de développement durable. “Nous pouvons faire plus, beaucoup plus”, insiste le président de Fact Madagascar, appelant à dépasser les transferts à caractère essentiellement social pour encourager des projets créateurs de valeur. C’est justement dans cette perspective que s’inscrit le projet Connect’Diaspora. L’initiative vise à mettre en relation “les compétences, les ressources et les opportunités”, afin de structurer “des partenariats et d’accompagner la diaspora dans des projets d’investissement sur le territoire malgache”.
     
    Présente à la cérémonie de lancement du projet, mercredi, Jessie Athina Razafison, directrice de la diaspora et questions migratoires au ministère des Affaires étrangères, rappelle que “dans le cadre de la dynamique de la refondation, les Malgaches de la diaspora sont encouragés à participer au développement de Madagascar, car ils constituent une véritable richesse pour le pays”. Pour elle, cette contribution inclut, certes, les transferts des fonds que les membres de la diaspora envoient au pays, mais aussi “l’expérience et les compétences spécifiques qu’ils possèdent et qui peuvent être mises au service du pays”.
  • SECTEUR MARITIME – Le Port de Toamasina confirme le déploiement opérationnel du quai C4 en mars

    SECTEUR MARITIME – Le Port de Toamasina confirme le déploiement opérationnel du quai C4 en mars

    Le quai C4 du port de Toamasina amorce ses derniers ajustements. Les opérations se concentrent désormais sur le déploiement des infrastructures de connexion et l’installation des équipements de quai. La Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) fait part de ces dernières étapes structurelles qui garantiront la conformité de ce nouveau terminal aux standards de sécurité internationaux, en vue de sa mise en exploitation prévue au mois de mars de cette année.

    Les travaux du terminal C4 entrent donc dans leur phase finale d’équipement, en vue de cette mise en service imminente. La réalisation globale avait déjà progressé depuis le mois de novembre dernier pour ce qui est des travaux de génie civil et fait actuellement place à l’installation des infrastructures de quai comme les rails ou les bollards d’amarrage. La conformité technique est également déjà assurée côté mer, avec le dragage qui est déjà achevé avec une profondeur de 16 mètres pour permettre l’accostage des navires à fort tirant d’eau.

    Les armateurs majeurs auraient déjà manifesté leurs intérêts face à cette mutation infrastructurelle. Des compagnies de premier plan comme Maersk, MSC, CMA-CGM et Seal auraient déjà collecté les spécifications techniques du nouveau terminal, indique la SPAT. La société du Port rappelle que ce nouveau quai d’une longueur de 333 mètres changera l’échelle du commerce maritime malgache. Il permettra l’accès aux navires de 14 000 EVP équipés de grues STS. Et cette avancée majeure permet de quintupler la capacité d’accueil par rapport aux 3 000 EVP des infrastructures existantes, alignant ainsi le port de Toamasina sur les standards internationaux.

    “Les impacts économiques seront palpables dès la mise en service de ce nouveau quai puisque nous serons en mesure à partir de cette année 2026 d’accueillir les grands navires qui ne pouvaient pas accoster à Toamasina auparavant. Le transbordement dans d’autres ports de l’océan Indien ne sera donc plus nécessaire puisque ces navires pourront directement venir à Madagascar”, lance Julio Rajaonasy, un responsable de la SPAT.

    La construction du quai C4 constitue l’une des pièces maîtresses des travaux d’extension du port de Toamasina. D’autres travaux avaient également été entrepris, dont l’aménagement du terre-plein Hastie d’une superficie de 10 ha, le renforcement et la prolongation de 345 mètres supplémentaires de la brise-lame, l’aménagement de nouvelles routes de connexion entre les quais et les zones de stockage ainsi que la mise en place de murs de protection contre les vagues tout au long des zones exposées à la mer.

  • RESSOURCES MINIÈRES – Un passager intercepté avec près de 800 grammes d’or à l’aéroport d’Ivato

    RESSOURCES MINIÈRES – Un passager intercepté avec près de 800 grammes d’or à l’aéroport d’Ivato

    La lutte contre le trafic de ressources minières s’intensifie à l’aéroport international d’Ivato. Ce mardi 20 janvier 2026, la police de l’air et des frontières (PAF) a intercepté des lingots d’or sur un passager de nationalité malgache. Celui-ci s’apprêtait à embarquer sur un vol de la compagnie Emirates à destination de Dubaï. Lors des contrôles de routine, les agents de la PAF ont découvert trois lingots d’or dissimulés dans les effets du voyageur, selon un communiqué du ministère des Mines. Le poids total de la marchandise s’élève à 789 grammes.
     
    Alerté immédiatement, le service des mines en poste dans cet aéroport international a procédé à une expertise technique des lingots.Le verdict est sans appel. Les lingots ne présentaient aucun poinçonnage officiel, rapporte le ministère. Cette marque est pourtant indispensable pour certifier que l’or a été déclaré et traité conformément aux règles. En l’absence de ce sceau, le caractère illégal de l’exportation a été formellement établi.
     
    D’après le ministère des Mines, le suspect fait l’objet d’une enquête. Et il n’y a pas que la police de l’air et des frontières qui prend en main le dossier mais d’autres entités sont aussi impliquées à savoir l’administration douanière, le ministère des Mines, l’Agence national anti-fraude (Anaf) et même Central intelligence service (CIS).