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  • MIKE VAN AKKOOI, DIRECTEUR GÉNÉRAL PAR INTERIM DE VARA MADA : “En expliquant clairement les retombées bénéfiques, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet”

    MIKE VAN AKKOOI, DIRECTEUR GÉNÉRAL PAR INTERIM DE VARA MADA : “En expliquant clairement les retombées bénéfiques, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet”

    Le projet minier de Toliara amorce une phase de transformation stratégique majeure. Suite au rachat du projet par le groupe américain Energy Fuels, son Directeur général par intérim, Mike Van Akkooi, détaille la nouvelle feuille de route de l’entreprise lors d’un entretien exclusif le jeudi 22 janvier. Désormais porté par l’exploitation des terres rares et de la monazite, le projet, rebaptisé Vara Mada, ambitionne de devenir une exploitation multigénérationnelle, s’appuyant notamment sur les standards internationaux les plus rigoureux en matière de responsabilité environnementale et d’intégration sociale. Entre négociations d’un accord d’investissement avec le gouvernement et volonté de restaurer un dialogue de confiance avec les communautés locales, le dirigeant de l’entreprise minière revient sur les défis et les opportunités de ce projet. Interview.

     

    Pourriez-vous faire le point sur l’état d’avancement actuel du projet Vara Mada?
    Le projet est encore aux premiers stades de son développement. Ma mission prioritaire consiste actuellement à instaurer un dialogue de confiance avec les communautés locales et à finaliser un accord d’investissement avec le gouvernement afin de permettre la progression de nos activités. Nous devons achever nos études d’impacts environnementales et sociales (EIES), garantir l’adhésion des populations locales, et obtenir la validation de nos plans pour l’octroi des permis environnementaux définitifs. Il reste donc des étapes cruciales avant le démarrage opérationnel du projet.

    Pensez-vous que le projet puisse aboutir malgré les contestations à Madagascar ?
    J’en suis convaincu, sinon je ne serais pas ici. Nous sommes conscients du passif contentieux lié à ce projet. Cependant, nous apportons des normes internationales de classe mondiale, un engagement communautaire renouvelé basé sur l’écoute, et la crédibilité d’une entreprise responsable. En expliquant clairement les retombées bénéfiques pour la région de Toliara et pour Madagascar, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet. La confiance se mérite par le temps, la communication et la transparence. En tant que société américaine, nous appliquons partout, en Australie, au Brésil, aux États-Unis, les standards de la Société financière internationale (SFI), qui constitue la référence absolue pour les projets miniers mondiaux. Une mise en œuvre rigoureuse de ces normes à Madagascar générera des bénéfices tangibles pour toutes les parties prenantes.

    Vous avez récemment actualisé vos études de faisabilité. Les perspectives sont-elles plus favorables ?
    Absolument. Lors de l’acquisition par Energy Fuels, le projet portait sur les sables minéralisés lourds. L’intégration de la monazite a considérablement accru l’envergure et la viabilité économique du site. Nous prévoyons désormais une mine multigénérationnelle avec une durée de vie d’au moins 40 ans, voire bien au-delà. De plus, la monazite servira à la production de terres rares, essentielles à la transition énergétique (moteurs électriques, éolien), conférant au projet une importance stratégique mondiale.

    Où en est l’actualisation de l’étude d’impact environnemental (EIE) ?
    Le projet dispose actuellement d’une étude d’impact environnemental datant de 2019. Il est désormais nécessaire d’actualiser cette étude. Nous devons collecter environ 15 mois de données de base saisonnières afin de garantir l’exhaustivité de nos inventaires, avant de réévaluer et de mettre à jour les plans d’atténuation spécifiques au projet. En nous appuyant sur les conclusions de l’étude de 2019, nous avons déjà apporté de nombreuses modifications à la conception technique du projet pour renforcer la protection environnementale des zones sensibles situées à proximité du site, et nous poursuivrons cette démarche. Ainsi, 15 mois d’études complémentaires sont encore nécessaires avant de pouvoir finaliser ces documents et les soumettre à l’examen du gouvernement.

    Pouvez-vous justement détailler le cycle d’exploitation que vous prévoyez ?
    Il est important de noter que l’exploitation des sables minéralisés est l’une des formes d’extraction ayant le plus faible impact environnemental : aucun produit chimique ni explosif n’est utilisé. Les résidus de traitement ne contiennent aucun élément contaminant, contrairement à l’or ou au cuivre qui peuvent impliquer du cyanure ou de l’arsenic. L’extraction se fait par blocs successifs : nous retirons la couche arable, extrayons les minéraux qui constituent environ 5 à 6 % du volume, puis nous remblayons immédiatement avec le sable et la terre d’origine avant de procéder à la reforestation. Grâce à nos botanistes et aux meilleures pratiques internationales, nous visons à restaurer un écosystème indigène de meilleure qualité que l’état initial, souvent dégradé par la production de charbon de bois et l’érosion.

    Quel est votre calendrier pour le démarrage des travaux ?
    Tout dépend de la signature de l’accord d’investissement et de la finalisation de l’EIE. Une fois l’accord conclu, nous intensifierons nos investissements régionaux : formation et recrutement local via notre centre dédié, amélioration des infrastructures et renforcement des investissements sociaux.

    Quelles sont les modalités fiscales prévues ?
    Nous ne sollicitons aucun régime fiscal dérogatoire. Nous opérons dans le cadre du système fiscal en vigueur car il est primordial que l’État et la population perçoivent leur juste part des bénéfices. Contrairement à de grands projets miniers qui attendent souvent 10 ans avant d’être bénéficiaires, nous avons structuré ce projet pour payer des impôts dès la première année d’exploitation. L’accord d’investissement sera d’ailleurs public et transparent.

    Quelle est votre politique en matière d’emploi ?
    Notre ambition est de maximiser l’emploi local. Bien que les mines requièrent une expertise spécifique, nous visons à terme un taux de 95 % d’emplois nationaux grâce à nos programmes de formation. C’est un projet à très long terme, pouvant durer un siècle, offrant des opportunités sur plusieurs générations.

    Pourquoi avoir changé le nom en Vara Mada ?
    Le nom devait refléter nos valeurs et notre respect pour les populations locales. Notre slogan, “Nous pouvons élever une génération si nous bâtissons ensemble”, illustre cette philosophie. Notre logo symbolise trois flèches, les communautés, le gouvernement et l’entreprise, convergeant vers un objectif commun de progrès partagé.

  • INFRASTRUCTURES – Le gouvernement annonce la tolérance zéro contre les travaux mal faits après la dégradation du barrage de Tongoloina à Ampahitrosy

    INFRASTRUCTURES – Le gouvernement annonce la tolérance zéro contre les travaux mal faits après la dégradation du barrage de Tongoloina à Ampahitrosy

    Le ministère de l’Economie et des finances tape sur la table. “Les travaux non conformes, les réceptions complaisantes et les dépenses injustifiées ne seront pas tolérés”, annonce-t-il dans un communiqué publié dimanche soir alors qu’un barrage livré en 2024 vient d’être emporté par les eaux à Ampahitrosy dans l’Atsimondrano. Prônant “la tolérance zéro face aux travaux bâclés”, il annonce des enquêtes techniques approfondies pour déterminer les causes réelles de la dégradation” et établir les responsabilités.
     
    Une délégation gouvernementale s’est rendue sur place dimanche pour constater la situation et évaluer les mesures d’urgence à prendre. Le ministère indique, certes, que la “priorité porte sur la sécurisation du site et la protection des populations riveraines”, il n’en insiste pas moins sur “la légitimité du combat” “mené contre les détournements et les travaux mal exécutés, en particulier lorsque les infrastructures sont financées par des fonds publics”. “Les fonds publics doivent servir à financer des infrastructures solides, durables et ayant des impacts sur le quotidien de la population”, martèle-t-il.
     
    Le ministère de l’Economie et des finances invite alors au renforcement du contrôle des dépenses publiques, du suivi de l’exécution des travaux et de la rigueur dans les procédures de réception. Une vigilance accrue est également demandée face aux avenants jugés excessifs, aux travaux de mauvaise qualité, aux réalisations non conformes aux cahiers des charges et aux paiements sans pièces justificatives. “Il n’y aura aucune complaisance en cas de détournement ou de mauvaise utilisation des fonds publics”, conclut le communiqué du ministère.
     
    Dimanche, l’alerte a été donnée après qu’une partie du mur de soutènement du barrage hydroagricole de Tongoloina dans la commune d’Ampahitrosy s’est retrouvée endommagée suite aux fortes pluies de ces derniers jours. La dégradation menace de rompre la digue de la Sisaony et ainsi d’inonder des milliers d’hectares de rizières, et de nombreux villages de cinq communes environnantes.
  • ASSISES RÉGIONALES – Les filières viande rouge, riz et arachide comme piliers de l’économie des quatre régions de la province de Toliara

    ASSISES RÉGIONALES – Les filières viande rouge, riz et arachide comme piliers de l’économie des quatre régions de la province de Toliara

    Des avantages comparatifs à transformer en une réussite commerciale durable. Les régions d’Atsimo Andrefana, de Menabe, d’Androy et d’Anosy composant la province de Toliara disposent de forts potentiels économiques et productifs fondés sur l’agriculture et l’élevage. Les analyses et échanges qui ont eu lieu lors des Assises régionales pour la relance économique axées sur l’agribusiness ont permis aux acteurs d’identifier trois filières porteuses à forte valeur stratégique, en l’occurrence celles de la viande rouge, du riz et de l’arachide.

     

    Le diagnostic des Assises avait permis d’identifier ces filières, dont la montée en puissance est jugée essentielle pour l’économie nationale. Avec un cheptel de 1 121 054 têtes réparti sur les quatre régions, la filière viande rouge s’impose comme le pilier historique et social de la province de Toliara.

     

    Par ailleurs, sa capacité de production rizicole estimée à 357 149 tonnes par an, concentrée notamment dans les régions Menabe et Atsimo Andrefana, est essentielle pour sa souveraineté alimentaire. La production d’arachide s’élevant à 30 000 tonnes par an dans les Menabe et Androy représente pour sa part un levier majeur pour l’industrie locale de transformation.

     

    Ces filières constituent ainsi les piliers de l’économie de ces quatre régions du Sud de la Grande île. Leur passage à l’échelle supérieure exige toutefois de briser les verrous structurels, ont reconnu les participants aux assises.

     

    D’autres chaînes de valeur présentant des atouts spécifiques selon les régions viennent ensuite renforcer le potentiel de cette partie de l’île. Il a notamment été évoqué les cas du coton, du niébé, de la patate douce, du maïs, de l’oignon, de la baie rose, du miel et du manioc. Comme exposé lors de ces Assises, ces productions bénéficient déjà d’une base productive locale et d’un marché intérieur dynamique.

     

    Plusieurs blocages structurels majeurs freinent encore le développement de l’agribusiness dans le Sud, notamment l’impact du changement climatique sur les ressources en eau, un enclavement lié au déficit d’infrastructures et un accès restreint au financement. Ces contraintes, couplées à un manque d’innovation technique, maintiennent une agriculture trop orientée vers l’autoconsommation. Ce qui a pour effet de limiter la transformation locale et la structuration des circuits commerciaux.

     

    Plusieurs recommandations ont alors été émises durant ces Assises pour inverser cette tendance. Elles se sont surtout articulées autour d’une professionnalisation des filières tournée vers le marché. Elles visent à sécuriser les revenus et à créer des emplois, à travers des mécanismes commerciaux transparents, le renforcement des chaînes de valeur et l’adoption de feuilles de route spécifiques.

  • COMMERCE – Les nickel et cobalt pèsent 21,5 % des exportations malgaches en 2025

    COMMERCE – Les nickel et cobalt pèsent 21,5 % des exportations malgaches en 2025

    Les exportations malgaches de nickel et de cobalt en 2025 se sont clôturées sur un volume total de 32 000 tonnes. Ces opérations ont généré une valeur de 2 425,6 milliards d’ariary, soit plus de 21,5% de la valeur totale des exportations de Madagascar pour l’année écoulée qui s’élevait à 11 239 milliards d’ariary. Ces chiffres sont issus du rapport sur la situation du commerce extérieur, publié par la direction générale des Douanes (DGD).

     

    Ces opérations de l’année dernière ont été marquées par une forte saisonnalité. Après un creux historique de seulement 400 tonnes exportées au mois d’avril, les expéditions ont connu un bond spectaculaire durant le second semestre. Le pic d’activité pour 2025 a été enregistré au mois de juillet tant en volume (4 900 tonnes) qu’en valeur (347,5 milliards d’ariary).

     

    Le volume de 32 000 tonnes exporté en 2025 marque une légère reprise par rapport aux 29 400 tonnes rapportés par la DGD pour l’année 2024. Il reste toutefois bien en deçà des niveaux historiques de la période 2015-2019.

     

    Si on se réfère à l’historique livré par l’administration douanière, le secteur nickel-cobalt avait atteint son plus haut niveau en 2015 avec 50 700 tonnes. Une chute drastique a été observée en 2020 avec seulement 12 100 tonnes expédiées, avec les effets de la pandémie du Covid 19. Les opérations se sont ensuite stabilisées depuis 2021, avec des volumes oscillant entre 29 000 tonnes et 39 000 tonnes. Ce qui place l’exercice 2025 dans la moyenne basse de cette période de stabilisation.

     

    Bien que le volume exporté soit inférieur à ceux des années 2015-2016, la valeur générée en 2025 est nettement élevée. A titre de comparaison, les 50 700 tonnes exportés par Madagascar ne lui avaient rapporté que 1 865,5 milliards d’ariary. Alors qu’en 2025, avec 32 000 tonnes soit environ 37% de volume en moins, le pays avait généré environ 30 % de revenus en plus avec ces filières. Ce qui suggère, soit une appréciation significative des cours mondiaux, soit une amélioration de la valeur ajoutée. En tout cas, l’année 2022 reste l’année de référence absolue en termes de revenus avec 4 596 milliards d’ariary récoltés pour un volume de 38 600 tonnes.

     

    Avec ses performances de l’année dernière, le nickel et cobalt représentent le deuxième poste d’exportation de Madagascar en termes de valeur. Ces produits sont juste derrière le secteur Textile qui a généré 2 558 milliards d’ariary, pour confirmer leur rôle de pilier stratégique pour l’économie malgache.

  • CONVENTION – Un partenariat Inviso Group – ESSA pour soutenir et accompagner les futurs ingénieurs agronomes

    CONVENTION – Un partenariat Inviso Group – ESSA pour soutenir et accompagner les futurs ingénieurs agronomes

    Renforcer la formation des élèves-ingénieurs agronomes. Soutenir les recherches dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. Accompagner l’insertion professionnelle des étudiants en agronomie. Inviso Group et l’Ecole supérieure des sciences agronomiques ont signé vendredi une convention de partenariat destinée à à rapprocher le monde universitaire et le secteur privé en vue de promouvoir la recherche appliquée, l’innovation et l’employabilité des jeunes diplômés. L’accord, conclu pour une durée initiale d’un an renouvelable, a été signé par le président-directeur général d’Inviso Group, Danil Ismaël, et le directeur de l’ESSA, le professeur Hery Razafimahatratra.

     

    Selon les termes de l’accord qui consiste en un “échange de moyens et d’expertises visant à renforcer l’employabilité des étudiants et à valoriser l’innovation en milieu rural”, Inviso Group s’engage à attribuer trois dotations d’une valeur de 10 millions d’ariary chacune aux trois meilleurs diplômés de l’ESSA afin de soutenir leur insertion professionnelle ou le lancement de projets entrepreneuriaux. Le groupe prévoit également la fourniture de matériels et d’intrants pour la mise en place d’une pépinière pédagogique, ainsi que la réhabilitation de la buvette de l’école.

     

    Le partenariat prévoit également l’accueil d’étudiants de l’ESSA au sein des filiales d’Inviso Group pour des stages, travaux pratiques et projets de recherche appliquée dans les secteurs de l’agribusiness, de l’industrie et des technologies. L’ESSA s’engage alors à faciliter l’accès à son vivier de talents et à son réseau d’anciens diplômés. L’établissement participera également, en partenariat avec Inviso Group et d’autres institutions, à un projet de création d’un centre de formation agricole dans le sud de Madagascar.

     

    À travers cette convention, les deux parties entendent ainsi contribuer au développement de l’entrepreneuriat agricole, à la professionnalisation des jeunes diplômés et à la modernisation du secteur agricole à Madagascar. “L’agriculture est un levier central du développement et de la sécurité alimentaire”, rappelle Danil Ismaël. Pour lui, “un pays capable de nourrir sa population dispose d’un socle essentiel pour sa souveraineté économique”. Se félicitant du partenariat, le Professeur Hery Razafimahatratra, conclut que “le renforcement des liens entre l’Université et le secteur privé permet d’adapter les formations aux besoins réels du marché du travail”.

  • EDUCATION – L’indemnité de craie des enseignants fixée à 135 000 ariary, selon le président de la Refondation de la République

    EDUCATION – L’indemnité de craie des enseignants fixée à 135 000 ariary, selon le président de la Refondation de la République

    Revalorisation. En plus des 200 000 ariary d’indemnité de logement qu’ils sont censés percevoir à partir de cette année, les enseignants devraient aussi percevoir 135 000 ariary à titre d’indemnité de craie. Le dossier est “actuellement en cours de traitement”, souligne la présidence de la Refondation de la République dans le communiqué rapportant l’inauguration du nouveau lycée de référence de Toamasina, samedi.

    L’augmentation de l’indemnité de craie fait partie des principales mesures prévues pour 2026 par la loi de finances dans le cadre de “l’amélioration des conditions de rémunération des enseignants” étant donné “le rôle central de l’éducation dans la construction du capital humain national”. “Votre mission est sacrée parce que vous avez l’avenir des enfants que vous éduquez entre vos mains”, soulève notamment le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, lors de la cérémonie.

    Avec la hausse des salaires de 14% ainsi que la hausse des indemnités de logement et de craie, le budget consacré aux soldes au sein du ministère de l’Education nationale passe de 1 174,640 milliards d’ariary en 2025 à 1 692,497 milliards d’ariary en 2026, soit une différence de 517,857 milliards d’ariary, une hausse de 44,08%. Pour le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, la différence est de 34,114 milliards d’ariary, soit une hausse de 55,79%, le budget passant de 61,153 milliards d’ariary à 95,268 milliards d’ariary.

  • MONNAIE FIDUCIAIRE – Banky foiben’i Madagasikara confie l’impression de ses billets à cinq nations étrangères

    MONNAIE FIDUCIAIRE – Banky foiben’i Madagasikara confie l’impression de ses billets à cinq nations étrangères

    Banky foiben’i Madagasikara (BFM) continue d’externaliser la fabrication de ses coupures auprès d’un réseau international de partenaires. A défaut d’une imprimerie fiduciaire nationale, la Grande île solliciterait actuellement l’expertise de cinq nations de premier plan que sont la France, l’Angleterre, le Canada, le Maroc et les Émirats Arabes Unis pour l’impression de sa monnaie. La Banque Centrale de Madagascar ne contracte toutefois pas directement avec les États, mais avec des imprimeries spécialisées, précise son Gouverneur, Aivo Andrianarivelo, mercredi.

     

    Concernant le processus de sélection de ces prestataires, l’impression des billets est systématiquement soumise à un appel d’offres, et BFM indique retenir l’offre la mieux-disante, c’est-à-dire celui avec le coût le plus compétitif. Selon les pays, ces prestataires peuvent être, soit des imprimeries institutionnelles rattachées à leur propre Banque centrale, soit des imprimeries fiduciaires privées.

     

    Si la Banque centrale de Madagascar procède à des impressions annuelles, c’est avant tout pour renouveler le stock et permettre aux usagers de disposer de coupures neuves. C’est alors la raison pour laquelle des campagnes de sensibilisation sont menées afin d’inciter la population à prendre soin des billets. Car selon le Gouverneur Aivo Andrianarivelo, la durée de vie moyenne d’une coupure est de deux ans avant son retrait de la circulation. Un billet de 100 Ariary circule pendant environ six mois, tandis qu’un billet de 20 000 Ariary dure environ neuf mois avant d’être détruit, prend-il pour exemple.

     

    L’impression de ces billets a d’ailleurs un coût. Il varie entre 140 ariary pour le billet de 100 ariary et 270 ariary pour le billet de 20 000 ariary, selon les derniers chiffres communiqués par BFM sur son site officiel. Mais le coût de fabrication de la nouvelle gamme serait plus bas. BFM rapporte avoir fait une économie de 10% sur la totalité des coûts de fabrication des nouveaux billets par rapport aux anciens.

     

    Quoi qu’il en soit, les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par BFM pour l’émission de signes monétaires durant cette période. Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines rassure sur son respect des règlementations internationales en vigueur 

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines rassure sur son respect des règlementations internationales en vigueur 

    “La sécurité des passagers, des équipages et des opérations demeure une priorité absolue et non négociable de la compagnie, y compris dans le cadre de ce programme de lignes transversales”. Madagascar Airlines se veut rassurante alors que les nouvelles routes ouvertes dans l’Est et le Nord Est du pays sont prévues être opérées par un LET 410 de l’Etat et initialement destiné à l’Armée.

     

    Dans un communiqué rapportant l’inauguration de la ligne Est Nord, la compagnie aérienne nationale affirme qu’elle “opère l’ensemble de ses vols dans le plein respect des réglementations internationales en vigueur, notamment celles de l’Iata et celles de l’OACI, ainsi que des exigences des autorités compétentes”. Pour son vol inaugural, plutôt que d’utiliser le LET 410 des Forces armées déjà présent à Madagascar, la compagnie a recouru à un LET 410 de Zébu Air.

     

    En attendant que les avions prévus opérer les nouveaux vols annoncés soient prêts, Madagascar Airlines ne vend donc pas encore la ligne. “Les vols réguliers seront commercialisés prochainement sur l’ensemble du réseau de distribution de la compagnie nationale”, informe-t-elle dans son communiqué sans donner de dates précises.

     

    Des sources proches du dossier indiquent que les avions en question devraient encore faire l’objet d’immatriculation civile par l’Aviation civile de Madagascar avant de pouvoir être utilisés. Il s’agit notamment de deux des trois avions qui étaient destinés à l’Armée mais qui ne sont pas encore arrivés au pays, contrairement au premier avion qui avait déjà été officiellement réceptionné en juin 2025

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Fanirisoa Ernaivo veut relancer et étendre les investigations dans l’affaire Ambohimalaza à d’autres personnes 

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Fanirisoa Ernaivo veut relancer et étendre les investigations dans l’affaire Ambohimalaza à d’autres personnes 

    Le dossier Ambohimalaza est loin d’être clos et le procès doit encore attendre. La justice a décidé d’étendre l’enquête à d’autres personnes, annonce Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, vendredi, à Anosy à l’occasion de la rentrée judiciaire. Des hommes soupçonnés d’être les “sugar daddies” de certaines jeunes victimes de la soirée dramatique qui a vu la mort d’une trentaine de jeunes par intoxication sont désormais dans le viseur de la justice.

     

    A en croire la ministre, seules quatre personnes avaient été entendues dans le dossier. “Les malades qui ont été évacués à Maurice ne figurent même pas parmi les personnes entendues”, regrette la Garde Sceaux. “Beaucoup de personnes peuvent être témoin de cette affaire Ambohimalaza”, poursuit-elle. Parmi les personnes que la justice souhaite interroger se trouvent des hommes qui sont soupçonnés de financer certaines jeunes femmes présentes à la fête d’anniversaire meurtrière. L’un d’entre eux aurait livré un véhicule et son épouse serait soupçonnée d’empoisonnement, raconte la ministre.

     

    Fanirisoa Ernaivo évoque également des pistes “non négligeables” en parlant des nourritures, boissons, alcool, fumée ayant provoqué d’intoxication. A l’entendre, les dossiers médicaux avaient été récupérés par l’ancienne administration dans tous les établissements ayant pris en charge les patients, y compris à Maurice.

     

    Le 14 juin dernier, la célébration d’anniversaire d’une jeune fille à Ambohimalaza a tourné au drame. Elle a causé le décès d’une trentaine de personnes parmi les convives et d’autres personnes qui ont dégusté des aliments servis lors de cette fête. Des femmes avaient déjà été officiellement inculpées d’empoisonnement dans le dossier devenu affaire d’Etat et dans lequel le président de la République de l’époque s’était personnellement impliqué. A l’époque, c’était Andry Rajoelina en personne qui avait annoncé la nature des poisons présumés avoir tué les victimes.

  • Enrôlement biométrique : 2 millions de citoyens ciblés en deux mois

    Enrôlement biométrique : 2 millions de citoyens ciblés en deux mois

    Madagascar lance un sprint vers l’identité numérique. L’Etat se fixe comme objectif d’enregistrer deux millions de personnes en seulement deux mois lors du lancement de la campagne d’enrôlement biométrique des citoyens malgaches âgés de 18 ans et plus. Ces personnes seront ainsi les premières à s’attribuer un Numéro d’identifiant unique (NIU), leur garantissant un accès simplifié à leurs droits et une protection numérique durable.

     

    Il est question de recensement de citoyens. La campagne reposera alors sur une collecte de données biométriques multimodales, combinant la capture des empreintes digitales, du visage et de l’iris. Ces données, couplées aux informations biographiques, généreront ensuite le Numéro d’identifiant unique qui certifiera l’unicité de chaque individu dans le système national.

     

    Pour les autorités, le succès de cette opération d’envergure, entièrement gratuite pour tous, repose sur un maillage territorial qui se veut rigoureux et l’engagement des forces vives de la Nation. L’Etat se donne ainsi les moyens pour relever ce défi. Il est annoncé le déploiement de 2 500 kits biométriques, dont 2 000 unités mobiles dédiées à la proximité et 500 kits pour les zones urbaines. Les centres d’enregistrement seront mobilisés six jours sur sept, avec une cadence quotidienne de 20 à 30 personnes par kit pour garantir une fluidité maximale. Et les agents qui y sont impliqués ont déjà bénéficié de formation, maîtrisant à la fois les outils de pointe et les techniques de sensibilisation pour accompagner chaque citoyen.

     

    L’État avance ainsi dans la modernisation de l’état civil, avec l’enrôlement biométrique qui est conçu pour corriger les failles du système actuel. L’attribution d’un identifiant unique devra garantir l’unicité de chaque individu en éliminant définitivement les erreurs et les doublons du passé. Cette précision permet ensuite une gouvernance optimisée et une sécurité renforcée contre la fraude documentaire.

     

    Cette initiative nationale est soutenue par la Banque Mondiale à travers le projet Prodigy. Elle s’inscrit dans la transition numérique globale de l’État, coordonnée par une collaboration étroite entre le ministère de l’Intérieur et divers départements ministériels.