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  • AGRICULTURE ET ÉLEVAGE – Madagascar négocie le réajustement des accords de financement avec ses partenaires internationaux

    AGRICULTURE ET ÉLEVAGE – Madagascar négocie le réajustement des accords de financement avec ses partenaires internationaux

    Madagascar réaligne ses partenaires internationaux sur ses priorités nationales. Le réajustement des accords de financement avec ces bailleurs a été négocié lors de la Table ronde des partenaires techniques et financiers du secteur de l’agriculture et de l’élevage, mardi. L’objectif est d’aligner ces appuis sur la vision de développement du pays, rapporte le ministre José Nirina Rasatarimanana.
     
    Ce membre du Gouvernement fait part d’un portefeuille s’élevant actuellement à 1,3 milliard de dollars, correspondant aux projets et programmes menés par ces bailleurs avec son ministère. “L’objectif central est d’assurer que l’allocation de ces fonds réponde précisément aux besoins des populations malagasy et génère un impact tangible sur le développement rural et la productivité nationale”, expose-t-il.
     
    Plusieurs partenaires techniques internationaux de Madagascar ont participé activement à cette Table ronde, à l’instar de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad), l’Union européenne ou encore l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Les autorités malgaches leur ont exposé les priorités stratégiques du pays dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage, comme la mise en place d’infrastructures structurantes, l’accélération de la mécanisation agricole, l’aménagement du territoire et la sécurisation foncière, la protection des bassins versants, l’augmentation des rendements et l’optimisation des circuits de commercialisation.
     
    Le diagnostic des collaborations actuelles a toutefois révélé des obstacles entraînant un faible taux de décaissement. Pour y remédier, des mesures de facilitation ont été préconisées lors de cette rencontre. Sur le plan opérationnel, les orientations ont porté sur la simplification et la rationalisation des procédures de mise en œuvre, de passation des marchés et de gestion des sauvegardes environnementales et sociales. Il a aussi été recommandé de mettre en place des mécanismes de financement d’urgence pour les projets, de renforcer la coordination entre unités de gestion et bailleurs, de développer les capacités des équipes techniques nationales et de créer un dispositif national de capitalisation et de gestion des connaissances afin de pérenniser les acquis.
  • ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    Accueillir, guider, propulser. Telle est la promesse du Village des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat (SAE). La deuxième édition de cette manifestation économique, qui réunira les principaux acteurs de l’écosystème entrepreneurial malgache les 30 et 31 janvier ambitionne de positionner l’accompagnement entrepreneurial comme un levier stratégique de transformation de la jeunesse et du secteur informel pour le redécollage économique de Madagascar.
     
    “Si la notoriété des structures d’appui est acquise auprès des jeunes entrepreneurs, l’enjeu actuel réside dans la pertinence de l’aiguillage”, soutient le conseiller technique de l’Onudi pour le programme Incuboost, Reinhard Wagner. La tenue de cette manifestation servira donc à “les orienter vers les mécanismes d’accompagnement les mieux adaptés à leurs besoins spécifiques”, avance-t-il.
     
    Plus qu’une simple exposition, le Village des SAE est une “main tendue vers les jeunes et les porteurs de projets qui ignorent encore vers qui se tourner”, selon Tandrify Randriamaromanana, président du Madagascar SAE (MaSAE) qui est le réseau des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat à Madagascar. L’objectif est de “les prendre par la main pour les guider vers la structure qui correspond exactement à leur stade de développement”, explique-t-il. Il indique que les structures d’accompagnement existantes proposent déjà tous les services qui couvrent l’intégralité du cycle de vie d’une entreprise, de l’idéation à l’incubation, jusqu’à la phase d’accélération.
     
    Le défi reste pour le moment de taille, expose par la directrice générale du Développement du secteur privé, Lala Disaine. Le secteur informel représente environ 83 % des acteurs économiques du pays. Bien qu’ils soient considérés comme moteurs de l’économie, ces entrepreneurs font face à des défis majeurs, dont justement le déficit d’accompagnement, exacerbé par l’accès restreint au financement et le manque de coaching. D’où l’importance des SAE, dont le rôle est de faciliter cette transition vitale de l’informel vers le formel.
  • PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – Le magistrat Andrianaina Rabarisoa préside le Conseil d’administration de l’EDBM

    PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – Le magistrat Andrianaina Rabarisoa préside le Conseil d’administration de l’EDBM

    Du changement dans la gouvernance de l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Le pilotage stratégique de l’agence nationale de promotion des investissements est désormais confié à un Conseil d’administration renouvelé, placé sous la présidence du magistrat Andrianaina Rabarisoa. Une restructuration opérationnelle dès ce lundi.

    Andrianaina Rabarisoa, magistrat de l’ordre administratif, remplace ainsi Joël Randriamandranto à la présidence de ce Conseil d’administration. En tant que conseiller technique du président de la Refondation de la République, la nomination de ce magistrat, très actif au sein de différentes associations et organisations de la société civile, suggère une volonté de l’Etat d’accélérer les réformes structurelles pour le climat des affaires.

    La composition du Conseil d’administration de l’EDBM reste à 22 membres, répartis entre les instances étatiques et les organisations professionnelles. L’Etat y est représenté par 12 membres, issus notamment du Secrétariat général de la Primature ainsi que 10 ministères clés. Ces derniers couvrent les secteurs vitaux pour l’investissement, à savoir l’économie, la justice, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, le tourisme et le numérique.

    Le secteur privé occupe pour sa part 10 sièges. On y compte les groupements patronaux, intégrant les leaders des grandes fédérations comme le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama), le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) et le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).

    La représentativité du secteur privé est renforcée par l’intégration de filières stratégiques. Des organisations clés telles que la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM), la Chambre des mines, le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) pour l’agriculture biologique, ainsi que la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM) pour les Chambres de commerce, siègent désormais au Conseil pour porter la voix des secteurs spécialisés. Et le Conseil d’administration est complété par des profils stratégiques issus de la société civile et du secteur privé pour apporter une caution technique.

    La liste complète des membres du Conseil d’administration de l’EDBM :
    Pour le secteur public:
    Andrianaina Rabarisoa : Président du Conseil d’administration (Présidence de la République)
    Heritiana Joël Razafimanantsoa: Secrétaire Général du Gouvernement (Représentant du Premier Ministre).
    Christine Razanamahasoa : Ministre des Affaires étrangères.
    Fanirisoa Ernaivo : Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.
    Dr. Herinjatovo Aimé Ramiarison : Ministre de l’Économie et des finances.
    Ruffin Sambany : Secrétaire général du ministère chargé du Foncier.
    José Nirina Rasatarimanana : Ministre de l’Agriculture et de l’élevage.
    Andriniaina Rasoarahona : Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.
    Soatiana Bety Léonne Florent : Ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique.
    Ny Ando Jurice Ralitera : Ministre de l’Énergie et des hydrocarbures.
    Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy : Ministre du Tourisme et de l’artisanat.
    Mahefa Andriamampiadana : Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications.

    Pour le secteur privé
    Hery Lanto Rakotoarisoa : Président du GEFP (Groupement des Entreprises Franches et Partenaires).
    Joséphine Andriamamonjiarison : Conseiller au sein du GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar).
    Lahiniriko Tojosoa Pierrot Razafimahefa : Président de la CTM (Confédération du Tourisme de Madagascar).
    Wing Wilfrid Laou-Po : Président de la FCCIM (Fédération des CCI de Madagascar).
    Rivo Rakotondrasanjy: Président du Fivmpama (Groupement du patronat de Madagascar).
    Heriniaina Ramboatiana : Vice-Président du Symabio (Syndicat Malgache de l’Agriculture Biologique).
    Tiana Rasamimanana : Président du SIM (Syndicat des Industries de Madagascar).
    Mejamirado Razafimihary : Associé, représentant la CMM (Chambre des Mines de Madagascar).
    Sahondra Rabenarivo : Personne ressource (Expertise en réforme du climat des affaires).
    Rivonavalona Andriamanalina: Personne ressource (Expertise en investissements privés).

  • DÉVELOPPEMENT – Le GEM propose une feuille de route pour la relance du secteur énergie

    DÉVELOPPEMENT – Le GEM propose une feuille de route pour la relance du secteur énergie

    Transformation structurelle, c’est en ce sens que le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) a soumis aux autorités, lors des récentes assises économiques, un plan de modernisation visant à stabiliser le système électrique national. Ce document identifie l’énergie comme le levier central de la croissance et de la compétitivité. L’organisation suggère alors des investissements immédiats pour réduire les coûts de production, qui freinent actuellement l’industrie. L’objectif affiché est de produire des résultats tangibles dès 2026 en restructurant le mix énergétique, favorisant ainsi un environnement plus favorable pour l’ensemble des opérateurs économiques.
     
    Ce plan stratégique prévoit un déploiement massif de 160 MW d’énergie solaire sur une période de douze mois. Le programme se décompose en 100 MW destinés à la Capitale et 60 MW pour les provinces, pour un investissement total estimé entre 135 et 180 millions d’euros. Cette transition vise à substituer la production thermique, particulièrement coûteuse et dépendante des importations, par des sources renouvelables locales. En stabilisant l’alimentation des centres régionaux, cette initiative entend assurer une meilleure continuité de service, indispensable au fonctionnement régulier des entreprises nationales.
     
    La modernisation des infrastructures de transport et de distribution constitue un autre axe prioritaire des recommandations du GEM. Le secteur privé propose d’allouer jusqu’à 200 millions d’euros pour réduire les pertes techniques et améliorer la qualité de la tension électrique sur le réseau. Parallèlement, le développement de mini-barrages et de réseaux décentralisés doit favoriser l’accès à l’énergie dans les zones reculées. Ces solutions locales sont conçues pour soutenir l’électrification productive, notamment dans les secteurs de l’agriculture et des PME, piliers de la dynamique économique territoriale.
     
    Sur le plan institutionnel, la réussite de ces propositions dépend de mesures d’accompagnement spécifiques de la part de l’État. Le secteur privé préconise une fiscalité incitative, incluant l’exonération des taxes à l’importation sur les équipements liés à la transition énergétique. Le redressement structurel de la Jirama et la mise en place de garanties financières sont également jugés essentiels pour attirer les investisseurs internationaux. Cette approche globale, telle que présentée durant les rencontres économiques, vise à lever les verrous énergétiques pour faire du secteur un moteur durable de l’émergence nationale.
  • INSTITUTION – Le Colonel Randrianirina assure à la SADC qu’il est “le seul chef d’Etat de Madagascar”

    INSTITUTION – Le Colonel Randrianirina assure à la SADC qu’il est “le seul chef d’Etat de Madagascar”

    Une précision claire et nette. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, rappelle que “Madagascar n’a qu’un seul chef d’Etat”, et que c’est lui qui assume cette fonction. Selon un communiqué de la présidence, cette déclaration a été faite en réponse à une question qui aurait été posée par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi et chef de la délégation de la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) durant la rencontre qui a eu lieu lundi à Iavoloha. Le président de la Refondation s’est appuyé sur la décision de la Haute cour constitutionnelle pour donner cette réponse, poursuit le communiqué.
     
    Les interrogations de la SADC se posent alors que les quatre autres Hauts Conseillers de la Refondation, selon une autre décision de la HCC, “bénéficient également des avantages et privilèges de Chef d’Etat avec l’ordre de préséance qui s’y rapportent”. Cette décision de la HCC en date du 18 novembre rappelle notamment que “l’autorité militaire incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina (…) est une structure ayant pour mission de diriger le pays pendant une période limitée”, et qu’elle est “composée de cinq officiers supérieurs dont le Colonel Michaël Randrianirina est le président et les quatre autres ayant titre de Haut Conseiller”.
     
    Si les quatre Hauts Conseillers ont ainsi rang de chef d’Etat avec le même statut protocolaire et les mêmes droits et avantages, ils n’occupent pas la fonction de chef d’Etat mais assistent le président de la Refondation dans l’exercice de ses fonctions en tant que Haut Conseiller.
  • DEVISES – Les réserves de change de Banky foiben’i Madagasikara à 3,4 milliards de dollars à mi-janvier 2026

    DEVISES – Les réserves de change de Banky foiben’i Madagasikara à 3,4 milliards de dollars à mi-janvier 2026

    Les réserves officielles de change détenues par Banky foiben’i Madagasikara (BFM) vers la moitié de ce mois de janvier s’élevaient à 3,4 milliards de dollars. Ce qui représentait selon l’autorité monétaire 6,7 mois d’importation. Le Gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, avait fait part de cette situation des réserves lors de la signature des conventions cadres relatives à la protection des sites et à l’escorte des fonds de BFM, mercredi dernier.

     

    Aussi, même en cas de choc économique majeur entraînant une suspension totale des flux de devises vers le pays, ce stock permettrait de couvrir les importations de biens et services de Madagascar pendant 6,7 mois. Cet indicateur de couverture, qui frôle désormais les sept mois d’importations, témoigne, selon Aivo Andrianarivelo, de la résilience de l’économie nationale. Et la capacité de la Banque Centrale à accumuler de telles réserves confirme la solidité des fondamentaux économiques actuels.

     

    BFM rapporte par ailleurs une progression significative de ses réserves de changes par rapport à l’exercice 2025 qui s’établissait à 2,3 milliards de dollars. Pour son Gouverneur, cette croissance est le résultat direct des interventions stratégiques de la Banky Foiben’i Madagasikara sur le Marché interbancaire de devises (MID), où ses rachats réguliers avaient permis de consolider durablement cette épargne de précaution.

  • Général Demonsthene Pikulas  : “L’Armée ne fermera plus les yeux, et ne sera ni sourde ni muette”

    Général Demonsthene Pikulas : “L’Armée ne fermera plus les yeux, et ne sera ni sourde ni muette”

    La cérémonie de lancement des “Assises militaires” a été l’occasion pour le Général de corps d’armée Demosthene Pikulas, chef d’Etat-major des Armées, de soulever que l’Armée ne sera plus la Grande Muette dans la gestion des Affaires nationales. Extraits.

    Le général de corps d’armée Démosthène Pikulas, chef d’état-major des Armées malgaches (Cema) fait part de l’une des attentes des “Assises militaires” lors de l’ouverture de l’initiative au Centre de conférences internationales d’Ivato ce lundi. Pour l’officier général, il n’est plus question que l’Armée soit la Grande Muette dans la gestion des affaires nationales.

    « L’Armée a la réputation d’être sourde, muette et aveugle. A l’avenir, si vous le voulez, monsieur le Président, il y a différentes dispositions dans le statut de l’Armée, qui est un statut particulier prévoyant des hauts conseillers, qui, jusqu’à présent, n’ont toujours pas été mis en place. C’est une manière de dire, à nous tous, que l’Armée malgache a des choses à dire dans ce pays. Elle ne sera plus une simple propriétaire sans droits, mais une propriétaire légitime, jouissant de tous les droits possibles. On vous informe que, les prochaines fois, l’Armée aura son mot à dire et ne fermera plus les yeux. Elle ne sera ni sourde ni muette.
    Le pays appartient à nous tous. Il nous incombe, à nous tous, de le servir, de le développer et de porter la charge tout en en prenant soin, ensemble. Il n’est nullement question de porter atteinte aux structures existantes ou aux standards internationaux en matière de droits. Mais nous pouvons explorer d’autres pistes si nous voulons gérer, gouverner, ensemble, de nous donner la main avec les différents responsables, surtout les acteurs politiques qui dirigent et s’impliquent dans ce pays », a-t-il déclaré.

  • Colonel Michaël Randrianirina – “L’intervention du secteur privé dans les fonctions régaliennes de l’État ne doit pas être une nécessité”.

    Colonel Michaël Randrianirina – “L’intervention du secteur privé dans les fonctions régaliennes de l’État ne doit pas être une nécessité”.

    Un contrat de confiance. C’est ce que le Colonel Michael Randrianirina avait proposé aux douaniers malgaches ce lundi à Ivato. En marge des célébrations de la Journée Internationale de la Douane, le président de la Refondation a fustigé les logiques d’externalisation dictées par les intérêts personnels ou la méfiance mutuelle. Le Chef de l’Etat avait été clair : le secteur privé doit rester dans son rôle de moteur économique, laissant à l’État, et à lui seul, la pleine maîtrise de ses prérogatives régaliennes. Extrait.

    C’est par ce constat sans concession que le Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation, a interpellé les agents des douanes. En pointant du doigt les conflits d’intérêts et le manque de confiance mutuelle, il lance un défi historique à l’Administration douanière. Celle-ci doit prouver son excellence pour reprendre en main les leviers de la souveraineté économique.

    « Quelles sont les causes de l’externalisation ? Pourquoi confie-t-on à des tiers des missions relevant du pouvoir régalien de l’État ? Ce sont nos propres fonctions régaliennes que nous déléguons ainsi. Quelles en sont les raisons ? Il n’en existe que deux : strictement deux. La première réside dans l’intérêt personnel des dirigeants, désireux d’établir leurs propres entreprises ou celles de leurs proches à la gestion de ces services. N’est-ce pas une réalité ? Tel est le premier motif. Le second motif est le manque de confiance mutuelle entre Malgaches. Nous ne nous faisons pas confiance entre compatriotes. C’est précisément sur ce second point que je lance un appel solennel aujourd’hui. Démontrez que vous, agents de la douane, êtes dignes de confiance, afin que nous puissions nous affranchir de cette problématique où le secteur privé gère nos missions régaliennes. Je vous lance cet appel en ce jour : adoptons dès à présent un comportement exemplaire et relevons ce défi. Prouvons que nous sommes capables d’assumer ces tâches. L’intervention du secteur privé dans les fonctions régaliennes de l’État ne doit pas être une nécessité. Le secteur privé, dont le ministre chargé de sa promotion est ici présent, a un rôle spécifique à jouer dans la nation. Il contribue au développement du pays par ses propres mécanismes de fonctionnement. Quant à nous, au sein de l’Administration, nous nous devons d’exercer avec dignité et intégrité les fonctions et les pouvoirs régaliens qui nous sont dévolus. Car la souveraineté économique ne saurait être effective si nous ne parvenons pas à relever ce défi« , a déclaré le Colonel Michael Randrianirina, Président de la Refondation de la République de Madagascar,

  • VIGNETTE – L’administration fiscale annonce le report de l’application de la taxe sur les véhicules motorisés

    VIGNETTE – L’administration fiscale annonce le report de l’application de la taxe sur les véhicules motorisés

    Reportée. Initialement prévue pour le 31 janvier 2026, l’échéance de l’application de la taxe sur les véhicules motorisés est repoussée à une date qui reste à définir. Cette annonce a été faite par Daniel Rainizafy, chef de service de la comptabilité et de l’appui technique au sein de la direction générale des impôts (DGI), lors d’une intervention, la semaine dernière, sur la télévision nationale. Selon ce responsable, ce délai supplémentaire vise à permettre la finalisation des derniers réglages techniques nécessaires au bon fonctionnement du système de perception avant son déploiement à l’échelle nationale.

    En conséquence, les opérations de contrôle routier initialement programmées pour la fin du mois de janvier sont suspendues. “Les autorités compétentes ont reçu pour consigne de ne pas exiger la vignette lors des vérifications sur la voie publique jusqu’à nouvel ordre”, précise Daniel Rainizafy. Celui-ci ajoute que ce report concerne l’ensemble des moyens de transport motorisés, incluant les voitures particulières, les deux-roues, ainsi que les engins ferroviaires, nautiques et aériens. La DGI communiquera ultérieurement le nouveau calendrier officiel pour permettre aux usagers de se mettre en règle sans précipitation.

    La loi de finances initiale de 2026 réinstaure la vignette qui avait été suspendue depuis 2006. Le nouveau barème prévu prend en compte l’âge du véhicule, sa puissance fiscale et son mode de propulsion. Les tarifs s’échelonnent de 5 000 à 340 000 ariary selon les catégories. Un véhicule à essence de faible puissance peut, par exemple, être taxé entre 15 000 et 115 000 ariary. Les motorisations hybrides ou électriques sont également intégrées au dispositif, avec des montants variant selon leur puissance, tout comme les bateaux de plaisance et les aéronefs immatriculés.

    Le paiement de cette redevance demeure obligatoire pour tous les propriétaires, qu’ils utilisent leur véhicule à des fins privées ou professionnelles. Toutefois, certaines catégories spécifiques comme les ambulances, les camions de pompiers et les véhicules administratifs bénéficient d’une exemption totale. La DGI rappelle que des sanctions, allant d’amendes forfaitaires à la saisie du matériel en cas de récidive, sont prévues pour les contrevenants. Les contribuables sont donc invités à suivre les prochaines annonces pour s’acquitter de leur obligation dès l’ouverture de la nouvelle période de collecte.

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  • REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    Le calendrier de la concertation nationale se précise un peu plus. Lors d’une rencontre avec la plateforme et le collectif du mouvement Gen Z, samedi, Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État en charge de la Refondation, indique que la concertation proprement dite débutera en juillet. Cette nouvelle annonce apporte davantage de précisions sur le déroulement du processus. Le dialogue commencera au niveau communautaire, puis progressera aux niveaux communal et régional, avant de s’achever au niveau national, vers la fin de l’année.

    “Des tests de la stratégie et des politiques de mise en œuvre de la concertation” auront lieu avant la grande messe, souligne la ministre. Elle rapporte que “trois régions ont été sélectionnées pour cette phase”. “Nous avons déjà mené des concertations préliminaires dans quelques localités, ce qui nous a permis de tirer des conclusions sur les réalités spécifiques de chaque endroit”, explique-t-elle aux jeunes venus au stade Barea de Mahamasina samedi.

    Pour Antananarivo, la concertation préliminaire devrait avoir lieu durant les deux derniers mois du premier semestre, mais elle pourrait se tenir plus tôt que prévu, souligne la ministre d’État. La Refondation étant prévue pour deux ans, les élections devraient se tenir à partir de 2027. Les échéances exactes devraient néanmoins être définies durant les travaux de la concertation nationale qui discutera également des différents textes à adopter.