Catégorie : À la une
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FOOTBALL – Ahmad Ahmad fustige la gestion chaotique de l’équipe nationale malgache Barea.
Antananarivo, 14 Septembre, 11h50 – Ahmad Ahmad, ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) et ancien président de la Fédération malgache de football (FMF) sort de son silence. Invité dans une émission spéciale sur le plateau d’une chaine de télévision privée locale, l’ancien patron du football africain n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la gestion chaotique de l’équipe nationale de football malgache, selon lui en partie à l’origine des mauvais résultats actuels des Barea. » Ils sont tous responsables » lance -t-il, faisant allusion à la FMF et à l’État.
L’ex boss de la CAF évoque une Fédération au sein de laquelle règne l’anarchie. Selon lui la FMF n’a plus « ni règle ni principe ». « Il existe des lois qui régissent le fonctionnement de la Fédération » explique Ahmad Ahmad en évoquant certaines décisions prises par la FMF récemment. » C’est la majorité qui doit décider » poursuit-il.
L’ancien sénateur et ministre fustige aussi « l’ingérence » trop prononcée de l’État dans les affaires de la Fédération. Il parle d’une « Fédération délégataire du pouvoir de l’État ». » Des employés de la Fédération se sont plaints auprès de moi » indique Ahmad Ahmad car « l’État veut s’occuper des billets pour le match des Barea ». Selon l’ancien patron de la FMF, l’État devrait se contenter » d’octroyer du matériel et de financer l’équipe comme cela se fait dans les autres pays africains » et non pas s’occuper des affaires administratives de la Fédération.⭕️Selon Ahmad Ahmad, l’actuelle équipe nationale possède toujours le niveau pour faire mieux. La preuve a été la belle réaction en terre tanzanienne, lorsque les Barea ont réussi à recoller au score après avoir été menés par deux buts à zéro avant la mi-temps. Il note cependant que pour réussir un nouveau parcours comme celui de la CAN 2019, il y a beaucoup de choses qui doivent être revues. Sa présence à la CAF conjuguée avec une génération de joueurs qui ont joué ensemble depuis un certain temps et un coach de haut niveau a permis aux Malgaches d’aller à la CAN 2019. Selon lui l’État n’avait rien initié à l’époque.
Ahmad Ahmad a été suspendu de toute activité liée au football pendant cinq ans en novembre 2020 par la commission d’éthique de la FIFA. Il a été accusé d’avoir violé le code d’éthique de cette instance mondiale du football, notamment de détournement de fonds. La sanction a été ramenée à deux ans de suspension par le Tribunal Arbitral du sport en mars 2021. -

DÉCONCENTRATION – Le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation annonce la création en cours de la préfecture de Vatovavy
Antananarivo, 14 Septembre, 8h13 – Réunion de travail dans la nouvelle région de Vatovavy en vue de la mise en place des services territoriaux déconcentrés propres à la région. Pierre Holder Ramaholimasy, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation était à Mananjary la semaine dernière pour rencontrer les élus et les différents responsables locaux de l’administration. Il a annoncé à cette occasion que la préfecture de la nouvelle région est en cours de mise en place.
La préfecture est la circonscription administrative correspondant à la nouvelle collectivité territoriale décentralisée qu’est la région de Vatovavy. En tant que telle, elle devrait être dirigée par le préfet qui représente le Premier ministre en tant que chef de l’administration. La région, elle, est dirigée par le gouverneur. En attendant que celle-ci devienne une collectivité décentralisée effective avec l’élection des chefs de région, « le gouverneur représente le président de la République dans la collectivité en tant que coordonnateur des activités de développement », selon un gouverneur.
La région de Vatovavy, une des promesses électorales d’Andry Rajoelina, a été officiellement créée le 11 Août 2021 avec la promulgation de la loi modifiant l’annexe de la loi sur les régions. Après plusieurs mois de débats et de polémiques sur les districts composant la nouvelle région, celle-ci a finalement été mise en place avec trois districts : Mananjary en tant que chef-lieu, Nosy Varika et Ifanadiana. Outre le gouverneur et le préfet dont les nominations sont attendues, divers directeurs régionaux de ministères devraient également être désignés dans la région.Photo : Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation
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EMPLOI – Les failles profondes au sein du marché du travail mises en évidence par la crise sanitaire, selon l’Organisation internationale du travail
Antananarivo, 14 Septembre, 6h35 – La pandémie de Covid-19 et les mesures prises pour en atténuer les effets ont montré à quel point le travail est précaire sur la Grande île. Coffi Agossou, représentant résident de l’Organisation internationale du travail (OIT), cite « les failles profondes au sein du marché du travail à Madagascar » au cours d’un atelier avec le réseau des journalistes spécialisés en emploi et travail, lundi, à Farafangana.
Il parle, entre autres, de « la carence en sécurité sociale, de l’absence d’une agence publique pour l’emploi et du faible dialogue social ». Il évoque également « l’absence d’un système d’assurance chômage et la vulnérabilité de l’emploi des jeunes ». Il soulève aussi « le déficit de l’emploi décent marqué par une prolifération du secteur informel et un système éducatif peu performant pour faire face au télétravail imposé par la pandémie ».
Ces carences ont perturbé la vie de nombreuses familles dont les revenus ont connu une baisse durant la pandémie. Certains ont perdu leur emploi tandis que d’autres ont vu leur temps de travail diminuer, constate l’OIT. Les plus affectés par ces situations, selon l’organisation, sont « les jeunes, les femmes, les migrants, les personnes en situation de handicap et les travailleurs du secteur informel ».
Une enquête menée par l’Institut national de la statistique (Instat) avec l’appui de l’OIT rapporte que durant cette période le taux de perte d’emploi était de l’ordre de 7,7% au mois de Juin 2020, et de 4,4% au mois d’Août. Les secteurs les plus touchés sont l’industrie des loirs, celle des arts et des spectacles ainsi que les secteurs de la restauration et de l’hébergement.
Une autre étude menée par l’Office national de l’emploi et de la formation (Onef) a montré que « environ 97% des entreprises ont été affectées par la Covid-19 », et 21,2% de ces entreprises ont connu un déficit de trésorerie. Presque la moitié des entreprises ont ainsi dû réduire leur temps de travail et anticiper les congés payés. Près de 20% ont même dû arrêter temporairement leurs activités. 32% ont dû recourir au chômage technique total ou partiel de leurs travailleurs.
Une politique de réintégration sur le marché du travail des jeunes ayant perdu leur emploi et la garantie des prestations d’assurance emploi sont, entre autres, les solutions proposées par le Bureau international du travail (BIT) pour « empêcher que toutes générations de jeunes ne voient leurs perspectives de carrières marquées de façon permanente par la crise ». Le BIT suggère également l’extension des aides apportées à ceux qui ont conservé leur emploi pendant la crise en leur garantissant l’accès à la protection sociale. -

FOOTBALL – Le CFFA confiant pour le match retour contre les Kabwe Warriors.
La qualification au tour suivant de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF) des clubs ne semble pas utopique pour le CFFA Andoharanofotsy suite au match nul de dimanche. C’est en tout cas ce que pensent le coach et les joueurs du club qui se projettent déjà dans la préparation du match retour.
https://youtu.be/H_y_wMTp2vY
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SANTE – Soigner les maladies même les plus bénignes pour éviter la septicémie
https://youtu.be/jfvHDaK2P3w
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Environnement – Madagascar plaide pour une loi contraignante contre la pollution plastique marine lors de la conférence ministérielle sur la pollution plastique et les déchets marins.
Antananarivo, 13 Septembre, 14h45 – Madagascar a uni sa voix à celles de nombreux pays pour réclamer une loi internationale contraignante contre la pollution plastique marine dans le monde.⭕️Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable a fait entendre sa position lors de la conférence ministérielle sur la pollution plastique et les déchets marins, qui s’est déroulée à Genève les 1er et 2 Septembre derniers.⭕️Madagascar est plus que concerné par cette situation, explique ce lundi la ministre de l’Environnement en conférence de presse. « Madagascar est entouré d’océans et subit chaque jour la pollution marine » précise-t-elle. « La destruction des écosystèmes marins et de la biodiversité en est la preuve » ajoute la ministre. « Aujourd’hui, on retrouve des déchets plastiques dans l’estomac des baleines » témoigne-t-elle et on détecte même des nanoparticules de plastique dans la nourriture humaine.⭕️« Il faut aujourd’hui un accord international contraignant contre cela » fustige la ministre. « Il faut que cette loi crée des obligations qu’elle ne dépende plus de la bonne volonté des pays » insiste-t-elle.⭕️Selon le rapport de la conférence, le problème dû à la pollution marine s’avère aujourd’hui désastreux. A chaque minute, l’équivalent d’un camion-benne de déchets plastiques est jeté dans les océans. Par ailleurs, le plastique est aujourd’hui le troisième matériau le plus fabriqué au monde, après le ciment et l’acier, et 80% des plastiques produits deviennent des déchets au bout d’un an. 1,4 million d’oiseaux et 14 000 mammifères marins sont retrouvés morts chaque année en raison de leur ingestion de plastiques.⭕️L’objectif de la conférence internationale à laquelle Madagascar a pris part consiste à éradiquer au niveau mondial l’utilisation du plastique à usage unique. Selon la ministre ; Madagascar a déjà pris un engagement dans ce sens.⭕️Pour lutter contre cette pollution il faut aussi s’intéresser à la vulgarisation des solutions durables comme le recyclage. La conférence ministérielle a aussi permis à Madagascar de montrer ses compétences en matière de recyclage des déchets plastiques explique la ministre. « Madagascar à un potentiel énorme en matière de recyclage plastique et en termes d’économie circulaire » détaille-t-elle. « Nous ne sommes pas restés élèves, nous avons aussi des choses à montrer et à enseigner aux autres pays » assure-t-elle.


