La ministre de la Justice défend l’introduction de la castration parmi les peines infligées aux violeurs d’enfants

Antananarivo, 6 Février, 10h02 – “Vous dites qu’il y a les droits de l’homme mais avant cela il y a l’ordre public auquel nous devons veiller”. La ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Ramanantenasoa défend l’introduction de la castration chirurgicale et de la castration chimique dans le Code pénal. Lundi, elle a encore rappelé que « c’est pour l’intérêt général que Madagascar adopte cette nouvelle loi ».
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La ministre met, entre autres, en avant la hausse des cas de viols recensés au niveau de la Justice pour justifier la décision du gouvernement. Elle rappelle que 600 cas ont été recensés en 2023 et que rien qu’en janvier 2024, 133 cas ont été signalés.
Landy Mbolatiana Ramanantenasoa évoque également le caractère dissuasif des nouvelles dispositions. « La législation actuelle ne fait plus reculer les auteurs”, ajoute-t-elle, en marge de la cérémonie marquant la rentrée judiciaire de 2024.
Le projet de loi actuellement en discussion au Parlement prévoit des travaux forcés à perpétuité pour les individus coupables de viol sur des enfants de moins de dix ans, mais la castration chirurgicale reste prévue car « même en prison, les violeurs pourraient encore être tentés », avait déjà souligné la ministre vendredi. Elle n’exclut pas non plus un éventuel retour du violeur au sein de la société si celui-ci est envoyé dans des camps pénaux ou bénéficie de liberté conditionnelle.
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