COMMERCE – La porte-parole du gouvernement confirme la restructuration du Conseil national de la vanille et évoque la mise en place d’une structure des prix de la vanille
Antananarivo, 21 Mai, 17h45 – Moins d’un an après sa mise en place, le Conseil national de la vanille doit faire l’objet d’une restructuration. « La question du renouvellement, ou plutôt de l’élargissement du Conseil national de la vanille a été discutée au cours du Conseil de gouvernement de ce mercredi », a annoncé Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, porte-parole du gouvernement, ce vendredi au cours de son émission hebdomadaire « Tsy ho tompon-trano mihono ».
A entendre la porte-parole du gouvernement, cette restructuration consiste, entre autres, à la mise en place de conseils régionaux de la vanille dans les régions productrices de l’or vert, mais aussi d’inclure les élus et les autorités régionales, notamment les députés, les sénateurs et les gouverneurs, dans la structure. L’idée est aussi de faire de la CNV une association d’utilité publique, ajoute la ministre.
L’une des missions du CNV restructuré serait, non seulement, de fixer un prix minimum de référence de la vanille, mais d’établir une véritable structure des prix. Ce qui permettrait de déterminer le prix de cet épice, dès sa phase verte à son arrivée au port, en passant par la phase où elle a fini d’être préparée et stabilisée. « La vanille verte doit passer par plusieurs étapes avant de devenir de la vanille préparée et stabilisée », explique Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo.
Mais la mission la plus urgente du CNV restructuré serait de proposer au gouvernement les prix à appliquer cette année de façon à ce que la circulaire officielle fixant les prix minima de référence pour la campagne 2020-2021 puissent sortir. « Les 75.000 ariary indiqués dans la circulaire publiée sur les réseaux sociaux ne constituent pas encore le prix définitif et ne constituent pas la décision officielle », ajoute la porte-parole du gouvernement, rappelant le communiqué conjoint du ministre de l’Economie et des finances et de celle de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo précise bien par ailleurs que le montant de 75.000 ariary évoqué dans la circulaire qui avait récemment circulé sur les réseaux sociaux a bien été proposé pour le prix de la vanille verte et non pour le prix de la vanille préparée et stabilisée comme cela été « indiqué par erreur ».
Dénonçant la polémique née à la suite de la publication, elle regrette que l’opposition à Madagascar soit « réduite à critiquer la moindre erreur, une phrase mal exprimée, une faute d’orthographe ». « Les ministres se sont déjà excusés », ajoute-t-elle, faisant toujours référence au communiqué conjoint de Richard Randriamandrato et de Lantosoa Rakotomalala, et appelant à un vrai débat d’idées sur les réalisations et les programmes et projets du gouvernement.