Une feuille de route pour mieux structurer la filière litchi devrait être élaborée à l’issue des Assises nationales organisées à Toamasina le 23 septembre. Producteurs, transformateurs, exportateurs et représentants de l’administration y ont formulé des propositions portant notamment sur la production, la qualité, la commercialisation et la logistique. Ces recommandations doivent encore être examinées par une commission de suivi avant une éventuelle transmission au Conseil de gouvernement et au Conseil des ministres.
Les travaux ont porté sur plusieurs enjeux de la filière, notamment l’amélioration de la production et de la qualité, ainsi que les conditions de commercialisation et d’acheminement du litchi. Les propositions retenues à l’issue des discussions seront soumises à une commission de suivi chargée d’en examiner la faisabilité technique.
Cette étape doit précéder leur présentation au Conseil de gouvernement et, le cas échéant, au Conseil des ministres. La mise en œuvre des mesures envisagées pourrait mobiliser plusieurs départements ministériels, notamment ceux chargés du Commerce, des Finances, de l’Agriculture, de la Sécurité, des Transports et des Travaux publics.
La maîtrise des volumes constitue également l’un des sujets soulevés lors des discussions. La production nationale est estimée à environ 100 000 tonnes par an, alors que les capacités d’absorption des marchés internationaux restent limitées. Pour les acteurs de la filière, l’enjeu est notamment de préserver la qualité du produit et les conditions de commercialisation.
Selon les chiffres communiqués par le ministère du Commerce et de la consommation, Madagascar représente environ 35 % des volumes de litchi exportés sur le marché international et se situe au premier rang mondial des pays exportateurs. La filière ferait vivre près de 100 000 familles malgaches. Le marché européen absorbe, à lui seul, environ 15 000 tonnes de litchis malgaches par an.
Pour la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, les réformes envisagées doivent permettre de poser les bases nécessaires à la protection et au développement de la filière. Le litchi constitue à la fois une source de revenus pour les producteurs et les opérateurs et une activité génératrice de recettes pour l’État.
Le Groupement des exportateurs de litchi (GEL), à l’origine de la démarche avec le ministère du Commerce et de la Consommation, met pour sa part l’accent sur une plus grande transparence entre les acteurs de la filière. Son président, Roland Ratsiraka, a notamment évoqué la nécessité de revoir certaines pratiques et d’améliorer le fonctionnement du secteur.
