“Identifier les insuffisances actuelles et rechercher des réponses adaptées”. Les spécialistes et les techniciens malgaches de la diplomatie réfléchissent depuis lundi à la politique étrangère de Madagascar. Cinq tables rondes thématiques se tiendront cette semaine pour discuter des grandes orientations de la diplomatie et de la politique étrangère de Madagascar pour les 15 prochaines années. Elles seront clôturées par la tenue des assises nationales de la diplomatie qui auront lieu le 17 septembre.
“Cette démarche ne se limite pas à la définition d’une nouvelle vision, elle doit permettre d’identifier les insuffisances actuelles et de rechercher des réponses adaptées”, explique Andria Razakadrema, coordonnateur du Centre d’études et d’analyse stratégique du ministère des Affaires étrangères. Elle servira également de base à l’élaboration d’un livre blanc de la politique étrangère de Madagascar. L’ambition des organisateurs des consultations nationales est de faire de la diplomatie un levier au service du développement et des intérêts de Madagascar.
La première table ronde qui a ouvert la série, lundi, a été consacrée à la vision stratégique et au positionnement international de Madagascar. “Madagascar ne peut se contenter d’être simple spectateur face aux mutations profondes que traversent le monde actuel, marquées par l’évolution des équilibres géopolitiques et la montée des défis climatiques, énergétiques et numériques, ainsi que par l’importance stratégique croissante de l’océan Indien”, souligne la ministre des Affaires étrangère Alice N’Diaye. Elle a défendu une diplomatie davantage ancrée dans l’identité et la souveraineté du pays, tout en s’appuyant sur les valeurs de “Fihavanana” et de “Firaisankina”.
Les discussions à venir prennent en compte les nouveaux défis liés au climat, à l’énergie et au numérique, ainsi que l’importance stratégique croissante de l’océan Indien. Les travaux porteront également sur la diplomatie économique, les relations avec les organisations internationales, la modernisation des infrastructures et des moyens diplomatiques, les ressources humaines, les relations avec la diaspora et la protection de la souveraineté nationale.
La réflexion associe notamment la diaspora, la jeunesse, les universités, le secteur privé et la société civile. Des responsables actuels et anciens du ministère des Affaires étrangères, des représentants d’institutions et de départements ministériels concernés, ainsi que des enseignants et des spécialistes des relations internationales et de la diplomatie participent à ces consultations.











