Une réunion tous les trois mois pour évaluer la mise en œuvre des projets de santé financés par les Etats-Unis. Le comité de pilotage chargé du suivi du mémorandum d’entente (MOU) sur la santé entre Madagascar et les Etats-Unis annonce une réunion trimestrielle pour faire le point sur les progrès réalisés et sur les domaines qui nécessitent des améliorations. La première réunion de cette instance, créée après la signature de l’accord le 22 décembre 2025, s’est tenue vendredi et a justement permis “de faire le bilan des actions déjà réalisées et d’examiner les lacunes à redresser”, souligne l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar.
“Les six domaines stratégiques sur lesquels porte ce partenariat affichent déjà des résultats”, résume alors l’ambassade des Etats-Unis dans son communiqué. Le ministère de la Santé publique, lui, insiste sur “les priorités et les actions qui doivent encore être menées pour renforcer le système de santé” à Madagascar. Le mémorandum d’entente, conclu pour une durée de cinq ans, représente un engagement de 175 millions de dollars. Plus de 134 millions de dollars doivent être apportés par le gouvernement américain et 41 millions de dollars par le gouvernement malgache.
Le comité réunit des responsables malgaches et américains chargés de piloter et de coordonner la mise en œuvre du partenariat. Sa mission consiste principalement à assurer un suivi régulier des progrès et à renforcer la redevabilité dans la mise en œuvre du mémorandum d’entente. Pour les Etats-Unis, la poursuite de leur soutien doit être liée au respect de critères de performance établis conjointement.
Inscrit dans le cadre de la stratégie américaine “America First Global Health”, le soutien américain met l’accent sur le renforcement des systèmes de santé, mais aussi sur le développement des capacités nationales et la réduction de la dépendance à l’aide extérieure. Pour Washington, en améliorant les capacités de Madagascar à détecter, prévenir et répondre aux menaces sanitaires, il participe à la sécurité sanitaire de la Grande île, mais aussi et surtout à la sécurité sanitaire des Etats-Unis.
L’objectif, comme l’ont plusieurs fois souligné les responsables américains, c’est de “détecter et contenir les épidémies de maladies infectieuses, notamment le paludisme, la poliomyélite et les menaces sanitaires émergentes, avant qu’elles n’atteignent le territoire américain par le biais des voyages et des échanges internationaux, protégeant ainsi les familles américaines tout en réduisant le besoin de interventions d’urgence coûteuses au niveau national”.
