Madagascar sévit contre les affaires d’escroquerie en ligne. Plus de 200 étrangers ont été condamnés pour scamming par la justice malgache. Une vingtaine d’entre eux sont des ressortissants de pays africains, mais la plupart des condamnés viennent d’Asie, notamment de Chine. Les peines prononcées par la justice s’étendent de deux à cinq ans de prison pour les simples exécutants, et de cinq à dix ans de prison pour les responsables et les employeurs.
Si l’on en croit le ministère de la Justice, les ressortissants chinois devraient exécuter la suite de leur peine dans des établissements pénitentiaires de leur pays d’origine. Après leur condamnation, une première vague de 50 ressortissants chinois a fait l’objet de transfert en Chine. Qualifiés de suspects par l’ambassade de Chine, les détenus ont été “remis aux autorités compétentes chinoises” mardi, confirme l’ambassade. Celle-ci martèle que “le gouvernement chinois mène une lutte résolue contre les crimes liés à l’escroquerie en ligne, et aucune complaisance ni indulgence ne sera accordée aux citoyens chinois impliqués dans ces activités”. A en croire le ministère de la Justice, d’autres transferts de ressortissants chinois sont encore prévus. Ces transferts entrent dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, dite “Convention de Palerme” à laquelle Madagascar a adhéré en 2005, et en vertu de laquelle la Grande île a signé un accord de coopération judiciaire avec la Chine.
