ECONOMIE – La Banque centrale devrait commencer à acheter de l’or en Novembre, indique le ministre des Mines

Antananarivo, 10 Octobre, 9h48 – La création de la réserve nationale de l’or sur la bonne voie. « Si le calendrier établi ne change pas, la Banque centrale devrait commencer à acheter l’or en Novembre », indique Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressource stratégiques à la presse, jeudi. Pour l’instant, « la Banque centrale ne dispose encore d’aucun stock officiel », poursuit-il. A l’entendre, celle-ci est encore « dans la phase de sélection des comptoirs et des exportateurs formels qui vont pouvoir lui vendre l’or ».
Si l’on en croit le document d’appel à manifestation d’intérêt lancé par la Banque centrale, le dépouillement des manifestations reçues était prévue avoir lieu jeudi. La principale condition d’éligibilité à la sélection est le caractère formel de l’entité qui souhaite devenir fournisseur. Outre la régularité vis-à-vis du fisc et de l’ensemble de l’administration, la possession d’un agrément en cours de validité est exigée aux comptoirs de l’or. Les exportateurs, eux, doivent disposer d’un permis minier d’exploitation ou d’un permis de recherche et d’exploitation pour pouvoir vendre auprès de la Banque centrale. A ces conditions s’ajoute l’exercice des activités de façon formelle et responsable, vis-à-vis de l’environnement, entre autres.
La Banque centrale souhaite également pouvoir acheter de « l’or propre », extrait dans le respect des droits de l’homme, de l’environnement et des différentes lois commerciales. Les exportateurs soumissionnaires étaient ainsi invités à s’engager « à exporter de manière formelle » leur production, ainsi qu’à « rapatrier les devises générées par l’exportation légale et à les céder sur le marché inter-bancaire des devises ». Les titulaires des permis, pour leur part, devaient s’engager « à utiliser des technologies propres et respectant les droits de l’homme dans le processus d’extraction ». Les comptoirs commerciaux, eux, sont tenus de « s’engager à collecter l’or qu’ils vendent par les voies légales et formelles et à en assurer la traçabilité ».
Outre l’or local acquis de façon propre et formelle, la Banque centrale devrait également avoir dans ses réserves « l’or saisi par les autorités pour avoir été détenu ou exporté illégalement ». Cette catégorie de marchandises, selon Fidiniavo Ravokatra, « devient un bien de l’Etat et doit être placé dans la réserve d’or de la Banque centrale ».
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