ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Plus de 500 demandes retenues pour examen par la Commission nationale d’habilitation cette année

Des demandes triplées en un an. La Commission nationale d’habilitation (CNH) a reçu plus de 600 demandes d’habilitation en 2026, contre environ 220 l’année précédente. Parmi elles, 549 ont été retenues pour examen et 65 experts ont été mobilisés pour les évaluer. Les observations seront publiées en octobre sur la plateforme numérique “Habilitation, Accréditation et Équivalence” (HAE), avant une nouvelle étape de mise en conformité prévue en décembre.

Pour la CNH, chargée d’évaluer la conformité des formations proposées par les établissements d’enseignement supérieur publics et privés, cette hausse des demandes s’accompagne d’un travail de vérification des dossiers et des conditions réelles de fonctionnement des établissements. Selon Bearisoa Rakotoniaina, directeur de l’habilitation et de l’assurance qualité auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, une cinquantaine de demandes ont été rejetées en raison de dossiers incomplets ou du non-respect des conditions requises.

Outre l’examen des documents, des missions de vérification sur le terrain ont été menées en juin et en juillet. Elles ont permis de confronter les déclarations des établissements à la réalité, tout en sensibilisant leurs responsables aux exigences à respecter. La qualité de l’enseignement, les infrastructures disponibles et la gouvernance figurent parmi les critères évalués.

La dématérialisation des procédures constitue une autre étape de ce processus. Présentée officiellement le 3 août au siège du ministère, la plateforme HAE doit faciliter le suivi des demandes en temps réel, accélérer leur traitement et réduire les risques de fraude.

Le 9 octobre, une rencontre organisée à Fiadanana, en présentiel et à distance, avec les représentants des établissements privés de toute l’île a permis de faire le point sur les activités de la CNH. Les prochaines étapes porteront sur la publication, au cours du mois d’octobre, des observations relatives à chaque parcours de formation. Les établissements concernés pourront ensuite présenter à la commission leurs mesures correctives en décembre.

L’objectif est de garantir la conformité des formations aux normes en vigueur et la reconnaissance des diplômes, tout en renforçant la qualité de l’enseignement supérieur à Madagascar.

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