ENVIRONNEMENT – Les investigations pour élucider la cause de la mort des poissons autour du seuil déversoir de QMM à Taolagnaro confiées à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires
Antananarivo, 16 Mars, 10h10 – Les enquêtes sont ouvertes suite à la découverte de poissons morts à Taolagnaro. Les autorités annoncent que des « investigations techniques et scientifiques » sont actuellement en cours afin d’élucider les causes de la découverte de poissons morts au niveau des points d’eau autour du seuil déversoir de Rio Tinto QMM. L’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) est déjà sur les lieux, sur mandat de l’Autorité nationale de l’eau et de l’assainissement (Andea) pour mener ces travaux, indique l’Andea et l’Office national pour l’environnement (ONE) dans un communiqué.
Dans le cadre des enquêtes, Rio Tinto QMM est tenu de fournir aux scientifiques les matériels et équipements logistiques relatifs aux travaux d’investigation et d’échantillonnage qu’ils sont en train de mener. Par ailleurs, en attendant les résultats des travaux, la compagnie minière s’est engagées à prendre en charge l’approvisionnement en potable et l’assistance alimentaire des communautés concernées, indique encore le communiqué conjoint entre les autorités responsables, dont le ministère de l’Environnement et du développement durable, et l’Autorité nationale de l’eau et de l’assainissement (ANDEA).
Ce week-end, les communautés riveraines et les organisations de la société civile ont lancé une alerte sur la présence de poissons, de crevettes et d’anguilles morts autour du seuil déversoir construit par QMM. Cet incident a été noté quelques jours après le début du relâchement d’eaux usées effectuées par la compagnie minière dans la rivière de Mandromodromotra. Mais si les eaux de cette rivière ont été constatées « troubles », selon les responsables, aucun poisson mort n’a été décelé à son niveau. La compagnie assure que le relâchement qu’elle a effectué est « contrôlé » de sorte à éviter des impacts de toxicité aiguë pour les poissons et les eaux aux alentours. Elle indique également que les eaux prévues être relâchées ne sont pas délétères pour les poissons.
En attendant les résultats des enquêtes, les autorités ont décidé, d’interdire toute activité de pêche dans les eaux de Manakana, Ambavarano, et Andrakaraka. La vente et la consommation des produits de pêche provenant de ces sites ont également été interdites.