Un appel de détresse lancé sur les réseaux sociaux. Le député élu à Ifanadiana, Hajanirina Dinah Manantena informe sur l’existence d’une épidémie grave, à l’origine de décès de plusieurs enfants dans la commune rurale d’Ampasinambo. Une alerte déjà considérée par le ministère de la Santé publique, lequel annonce une vingtaine de décès dans deux communes de ce district. Outre les médicaments acheminés, des équipes sont déjà déployées sur place pour assurer les investigations et les activités de riposte.
Les communes rurales d’Ampasinambo et Fasitsara, dans le district d’Ifanadiana, enregistrent une vingtaine de décès en quelques jours. À Ampasinambo, quatre décès ont été rapportés cette semaine, dont trois enfants issus d’une même famille. Les victimes n’étaient pas vaccinées, selon une source auprès du ministère de la Santé publique. Fièvre, yeux rouges et éruptions cutanées figurent parmi les symptômes observés. Notre source évoque la rougeole à l’origine de ces décès, mais les investigations sont toujours en cours.
Outre les médicaments acheminés, une équipe a été dépêchée sur place, notamment pour mener la recherche active afin de retrouver les personnes malades et d’assurer leur prise en charge. Aussi, les activités de riposte comprennent notamment la vaccination contre la rougeole et la distribution de vitamine A.
Dans la commune de Fasitsara, précisément dans le fokontany d’Ambinanisery, la première alerte de l’autorité locale faisait état de 40 décès notifiés au mois d’août. Après vérification sur le terrain et consultation des registres communautaires, 18 décès ont finalement été recensés, dont 61 % concerneraient des enfants de moins de 15 ans. Les victimes ont perdu la vie après avoir eu de la fièvre, de la diarrhée, des troubles abdominaux et des éruptions cutanées.
“Une équipe est sur le terrain pour déterminer s’il s’agit d’une épidémie de paludisme ou de la rougeole, et prendre en charge les malades”, précise la même source auprès du ministère de la Santé publique. Comme riposte, les équipes mobilisées enchaînent les vaccinations et la distribution de vitamine A. Les investigations se poursuivent pour déterminer précisément l’origine de cette situation sanitaire et adapter la réponse.
