Sanction administrative. Le directeur de la prison d’Avaradrano est suspendu de ses fonctions après que l’administration pénitentiaire a découvert que 11 détenus chinois qui devaient être incarcérés dans la maison centrale d’Avaradrano y étaient aux abonnés absents. Plusieurs personnes impliquées dans le dossier font également l’objet de mesures administratives, tandis qu’une enquête est en cours pour établir les responsabilités.
Les irrégularités ont été relevées lors d’une inspection de routine au sein de la prison. Des détenus déjà condamnés et qui n’avaient fait l’objet d’aucune décision de libération n’étaient plus présents à l’endroit où ils devaient se trouver. Selon les explications de l’administration pénitentiaire, des ressortissants malgaches pourraient également être concernés.
Les mesures prises, dont la suspension du directeur de la prison et de certaines personnes concernées ainsi que des mutations, font suite à un rapport transmis à la direction. Outre les mesures administratives déjà prises dans le cadre de ce dossier, une enquête judiciaire est également ouverte afin de déterminer les circonstances des faits et les éventuelles responsabilités.
L’administration pénitentiaire insiste sur le respect des procédures légales en matière d’incarcération et de libération. “Les documents et les décisions judiciaires doivent servir de fondement à toute sortie de détenu”, rappellent les responsables, qui excluent toute tolérance si une implication dans cette affaire est établie.











