Ils sont nombreux à avoir appris le métier sur le tas. Pourtant, l’expérience des jeunes maçons ne suffit pas toujours pour décrocher durablement un emploi ou faire reconnaître leur savoir-faire. Les “Clubs des maçons” entendent changer la donne grâce au renforcement des compétences des jeunes apprentis et des professionnels, dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) et une entreprise partenaire.
Être maçon à Madagascar, c’est souvent disposer d’un savoir-faire sans forcément avoir de diplôme pour le prouver. C’est aussi connaître des périodes de travail intense, au rythme des chantiers, puis parfois plusieurs mois sans activité lorsque les contrats se font rares. Le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, confirme cette réalité. Il souligne que la majorité des maçons à Madagascar ont appris le métier auprès de leur grand-père ou de leur père, sans avoir suivi de formation spécifique. Une situation qui peut rendre leur parcours professionnel plus précaire.
Lancée le 19 septembre, la formation professionnelle destinée aux jeunes maçons vise précisément à transformer leur expérience en véritable qualification. Le partenariat entre le ministère et Alpha Ciment entend renforcer les compétences des jeunes maçons en combinant formations théoriques et pratiques. Les participants pourront ainsi faire reconnaître et valoriser leur expérience professionnelle à travers la validation des acquis et obtenir un certificat attestant de leurs compétences.
À l’issue de la formation, les participants recevront une attestation pouvant notamment faciliter leur intégration au sein d’entreprises et leur permettre d’y exercer leur métier. Ils pourront également acquérir de nouvelles compétences et élargir leurs perspectives professionnelles au-delà du métier de maçon. Les participants les plus performants pourront être recrutés par Alpha Ciment ou orientés vers d’autres employeurs. Ils pourront aussi se lancer dans l’entrepreneuriat et créer leur propre entreprise. La sélection, qui débute dans la région Analamanga, privilégie notamment les jeunes maçons disposant déjà d’une expérience dans le métier, mais aussi ceux qui font preuve de motivation.
