INDUSTRIE DU VOYAGE – Madagascar entend promouvoir le tourisme lent pour développer le tourisme durable

Rester plus longtemps, mieux répartir les visiteurs et davantage valoriser les territoires. Madagascar entend promouvoir le “tourisme lent” comme l’une des approches permettant de développer un tourisme plus durable. Cette orientation a été mise en avant lors de la participation de la Grande île à la 48e édition de l’IFTM Top Resa, organisée à Paris du 15 au 17 septembre 2026.

Selon le ministère du Tourisme et de l’artisanat, le principe consiste notamment à éviter une concentration des visiteurs sur quelques destinations et sur certaines périodes de l’année. Madagascar souhaite ainsi encourager une meilleure répartition des flux touristiques entre les différentes régions et favoriser des séjours permettant aux visiteurs de découvrir plus longuement les territoires.

Cette approche doit également permettre de renforcer les retombées du tourisme au niveau local. La participation des communautés locales (Vondron’Olona Ifotony – VOI), dans la gestion des sites touristiques figure parmi les pistes avancées. L’objectif est d’associer davantage les populations vivant autour des destinations à leur gestion et à leur valorisation.

Le tourisme lent s’inscrit également dans une volonté de mieux relier l’activité touristique aux savoir-faire et aux productions locales. La valorisation de l’artisanat “Vita Malagasy” dans les établissements d’hébergement et les activités d’accueil fait partie des orientations évoquées à Paris.

Le développement de ce type de tourisme doit parallèlement tenir compte de la capacité des sites à accueillir les visiteurs. La définition de limites pour les destinations les plus fragiles est notamment présentée comme une piste pour réduire la pression exercée sur les ressources naturelles et les écosystèmes.

La protection de l’environnement et du patrimoine culturel constitue ainsi un autre volet de cette orientation. Le respect des ressources naturelles, des sites culturels ainsi que des us et coutumes doit accompagner le développement des activités touristiques.

La promotion du tourisme lent intervient alors que Madagascar doit encore relever plusieurs défis structurels pour améliorer l’expérience des visiteurs. L’état des infrastructures et l’accessibilité des principales destinations restent notamment des enjeux pour le secteur.

Le coût du transport aérien constitue également un facteur déterminant dans l’accès à la destination Madagascar. La recherche de financements pour les projets contribuant à la protection de l’environnement et au développement d’un tourisme durable fait aussi partie des défis identifiés.

Ces différents sujets ont été abordés lors des échanges auxquels a participé la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, Dr Léa Razanamaria, au cours de l’IFTM Top Resa. La présence de Madagascar à ce rendez-vous professionnel visait également à renforcer les échanges avec les acteurs et partenaires internationaux et à promouvoir la destination auprès du marché international.

Placée sous le thème “La valeur du voyage”, la 48ème édition de l’IFTM Top Resa s’est tenue du 15 au 17 septembre à Paris. Près de 180 destinations et 1 700 marques y étaient représentées, avec quelque 34 000 professionnels attendus. L’Ouzbékistan était le pays invité d’honneur.

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