Antananarivo, 16 Décembre, 18h40 – A Madagascar, seules 11% des routes sont en bon état. Le reste, soit 89%, est en mauvais état. Le ministre de l’Aménagement du territoire et des travaux publics, Hajo Andrianainarivelo, a rappelé aux députés, mardi lors de la séance de questions au gouvernement l’ampleur de la tâche qui attend les autorités en matière de réhabilitation des infrastructures routières. Il indique que l’objectif de l’Etat est de faire passer ce taux de 11% à 30% en 2023.
Le ministre en charge des Travaux publics a ainsi énoncé plusieurs travaux qui ont démarré, mais aussi qui tardent à démarrer pour diverses raisons. Il a, par exemple, évoqué le cas de la RN18 reliant Ihosy à Befotaka en passant par Vondrozo et Midongy, où les entreprises ne se sont pas empressées de répondre aux appels d’offres sur les trois lots. A l’entendre, aucune entreprise n’a soumissionné à deux appels d’offre sur trois, tandis que la seule qui a répondu sur un lot n’est pas qualifié.
Pour certains autres travaux, comme celui de la RN10 reliant Ambovombe à Andranovory, Hajo Andrianainarivelo a parlé d’un coût élevé, allant jusqu’à 200 millions de dollars. L’Etat malgache ‘na pas le budget pour cela, souligne-t-il, indiquant néanmoins que le financement est encore en cours de négociation.