Antananarivo, 7 Juin, 13h15 – La sensibilisation des établissements scolaires à la sécurité de leurs élèves et à la prévention de la drogue en milieu scolaire n’est pas une mesure nouvelle. A en croire Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison, ministre de la Sécurité publique, la police nationale a déjà « convoqué il y a un mois les responsables des circonscriptions scolaires d’Antananarivo pour que celles-ci prennent des mesures pour assurer la sécurité des élèves à la sortie de l’école et pour les sensibiliser aux méfaits de la drogue ». Mais depuis, « les choses ont évolué et nous avons décidé de renforcer les mesures », indique le ministre au cours d’une intervention sur la chaîne de télévision publique lundi soir.
Les événements de ces derniers jours où des jeunes sont enlevés puis drogués selon les autorités, semblent avoir donné raison aux mesures de prévention de la police nationale. Depuis quelques jours, les forces de l’ordre ont ainsi décidé de placer des patrouilles pour « assurer la surveillance auprès des établissements scolaires, des arrêts de bus et des sites où il y a de nombreux passants », poursuit le ministre.
A l’entendre, la plupart des victimes des « enlèvements qui sont différents des kidnapping classiques où les ravisseurs exigent des rançons », sont âgées de 15 à 20 ans. Une exception avec l’enlèvement d’une personne âgée de 43 ans a certes été recensée, mais d’une manière générale, les victimes sont considérées comme des personnes vulnérables ne pouvant pas se défendre et ne connaissant pas toujours les menaces qui peuvent peser sur elles ».
Pour l’instant, les autorités disent ne pas encore savoir exactement les mobiles des auteurs des enlèvements. « Cela sera annoncé au moment opportun », indique le Général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie durant la même émission. Les forces de l’ordre sont néanmoins sur les pistes des dealers et des trafiquants de drogue, notamment « des drogues dures ». Le SEG annonce déjà l’arrestation de deux individus qui avaient de la cocaïne avec eux sans indiquer si des liens existent entre les récents cas d’enlèvement et la double arrestation.











