INSECURITE – Six personnes soupçonnées d’avoir pris part à une attaque suivie de la destruction de la caserne de la gendarmerie d’Imerintsiatosika arrêtées

Antananarivo, 27 Décembre, 11h47 – La gendarmerie annonce avoir arrêté six personnes parmi celles qui étaient soupçonnées d’avoir pris part, samedi, à une attaque de la caserne de la gendarmerie à Imerintsiatosika. « Ce bilan va connaître une évolution dans la mesure où les suspects ont dénoncé leurs acolytes », souligne encore le communiqué de la gendarmerie ce dimanche.
Selon le récit de la gendarmerie, la foule aurait attaqué sa caserne à Imerintsiatosika pour venger la mort d’un individu décédé à la suite d’une course-poursuite entre des prétendus cambrioleurs et les gendarmes. « Les cambrioleurs ont fait courir les rumeurs selon lesquelles le défunt avait été victime des balles des gendarmes », raconte la gendarmerie pour expliquer ce qu’elle qualifie d’attaque et de destruction de la caserne.
Pour faire face à l’attaque de sa caserne, la gendarmerie dit avoir eu recours à des tirs en l’air et à des bombes lacrymogènes. « La gendarmerie a reçu l’ordre et les consignes de défendre la caserne et d’utiliser les moyens entre ses mains », rapporte-t-elle. Elle ajoute même avoir eu « l’ordre spécifique et le pouvoir de tirer si c’est le seul moyen à disposition pour faire face à l’attaque d’une caserne ». Des éléments en provenance des forces d’intervention en provenance d’Antananarivo et d’Arivonimamo ont également été envoyés en renfort pour défendre la caserne.
Outre l’arrestation de six individus, les affrontements entre la foule et les gendarmes se sont soldés par trois gendarmes blessés, une caserne détruite à 50%, et cinq motos brûlées. « Les enquêtes sont en cours » poursuit la gendarmerie qui fait part de sa détermination à poursuivre les auteurs de l’attaque de la caserne. « Nous sommes dans un Etat de droit », martèle-t-elle. Elle rappelle que des attaques similaires ont déjà eu lieu sous la transition mais que faute d’arrestation, à l’époque, les gens n’ont pas retenu la leçon.
Photo : Gendarmerie nationale
Quitter la version mobile