Orientation, formation, accompagnement vers l’emploi, entrepreneuriat. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) et l’ONG Asmae (Association Sœur Emmanuelle) viennent de signer, ce lundi à Ampefiloha, une nouvelle convention-cadre de trois ans pour renforcer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. La convention porte une attention particulière aux jeunes filles, aux personnes en situation de vulnérabilité et aux personnes en situation de handicap.
Concrètement, le partenariat vise à mieux orienter les jeunes vers les métiers et formations correspondant à leurs aspirations, tout en tenant compte des besoins réels du marché du travail. Des formations techniques et préprofessionnelles seront renforcées, accompagnées de coaching, de préparation à l’emploi, mais aussi à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat. Le rapprochement entre les établissements de formation et les entreprises figure également parmi les priorités.
Selon le directeur général d’Asmae, Adrien Salaise, l’objectif est de permettre aux jeunes de se développer, d’accéder à des opportunités économiques par des formations et des orientations appropriées à leurs désirs, mais aussi aux réalités économiques locales. L’ONG a déjà accompagné près d’un millier de jeunes à Analamanga et dans le Vakinankaratra, à travers ses actions de formation. Le renforcement et le partage d’expériences qui fonctionnent font désormais partie des actions en vue, afin de toucher davantage de bénéficiaires.
Pour sa part, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, insiste sur le fait que l’adéquation entre la formation et l’emploi, ainsi que l’orientation des jeunes, sont essentielles pour leur permettre de travailler ou de créer leur propre activité. Les premières actions s’appuieront notamment sur le réseau déjà implanté dans les 2 régions d’intervention, avant une ambition plus large à l’échelle nationale.
À travers le programme et initiatives de ce genre, Asmae souhaite tester des solutions sur le terrain, les améliorer avec les acteurs locaux et les déployer à plus grande échelle, lorsqu’elles portent leurs fruits. Ainsi, la formation pourra être transformée en véritable tremplin vers l’emploi et l’autonomie économique des jeunes malgaches.
