INTEMPERIES – Au moins 2.954 personnes déplacées à Toamasina jusqu’en début d’après-midi pour cause de montée des eaux, le maire promet un enlèvement des constructions illicites sur les canaux d’évacuation d’eau comme solution à long terme
Antananarivo, 16 Février, 18h58 – Les fortes pluies incessantes qui sont tombées sur Toamasina depuis lundi matin ont laissé submergés plusieurs quartiers de la ville du Grand port de l’Est. Les eaux montent et sont entrés dans de nombreuses maisons, empêchant certaines familles de sortir de chez eux. 2.954 personnes, provenant de 740 ménages, au moins ont dû être évacuées auprès de cinq sites d’hébergement depuis la nuit du lundi à mardi jusqu’en début d’après-midi ce mardi. Mais les opérations d’évacuation se poursuivent encore et le nombre des sinistrés déplacés devrait encore augmenter, d’autant que l’évacuation des eaux ne s’annonce pas facile.
Sur sa page Facebook, la mairie invite les habitants des différents quartiers à donner des brèves explications des problèmes qui pourraient entraîner la rétention des eaux. Elle sollicite également des suggestions de solutions. « Cette forme de collaboration nous permettra de secourir des gens et de protéger leurs biens au plus vite », précise Nantenaina Rakotonirina, maire de Toamasina.
La commune urbaine de Toamasina n’en annonce pas déjà les solutions générales qu’elle entend mettre en place. Elle parle de « nettoyage et de curage des canaux dès que les pluies cessent, ainsi que du pompage des eaux avec des motopompes ». A plus long terme, elle indique qu’elle fera des « efforts pour ouvrir les canaux d’évacuation d’eau et pour démolir les constructions illicites » sur les infrastructures.
La Commune invite par ailleurs les chefs de fokontany à « sensibiliser les populations à ne pas construire sur les canaux d’évacuation d’eau et à signaler les constructions illicites ». Les habitants, pour leur part, sont invités à ne pas jeter les ordures dans les canaux, à solliciter des permis de construire avant toute construction, et à éviter de construire sur les infrastructures d’évacuation d’eau ».