Antananarivo, 21 Avril, 6h40 – La liberté de la presse en marche arrière. Comme de nombreux secteurs, la presse malgache a souffert de la crise sanitaire en 2020. La liberté de la presse a été plus ou moins mise à mal par la situation d’urgence sanitaire, entraînant ainsi un recul du rang de Madagascar sur le classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse, passant de 54 à 57. La note connait également une « baisse », passant de 27,68 en 2020 à 28,24 en 2021, sachant que 0 étant la meilleure note et 100 la pire.
Outre la forte politisation des médias locaux et l’influence des hommes d’affaires et des hommes politiques possédant des organes de presse sur les médias, le classement RSF de 2021 met l’accent sur « le tour de vis sur le débat public, avec l’interdiction des interventions en direct des auditeurs et l’obligation pour tous les médias audiovisuels privés de diffuser les émissions consacrées à la pandémie sur les antennes et les ondes des médias publics ». Ces dispositions sont considérées par RSF comme mettant à mal la situation de la liberté de la presse et limitant l’accès à une information neutre et indépendante.
Depuis 2013, où la Grande île se trouvait à la 88ème place, le rang de Madagascar a connu une amélioration continue, arrivant jusqu’à la 56ème place en 2016. Un recul d’une place est constaté en 2017, mais une remontée à la 54ème place est enregistrée en 2018. Pendant trois ans, Madagascar restera à ce rang, jusqu’en 2021 donc où un recul de trois places est constaté. Notée entre 25,01 et 35 points, Madagascar reste dans la zone orange des situations problématiques.
Pour 2021, la première place reste occupée par la Norvège avec la note de 6,72. La queue du classement est occupée par l’Erythrée avec 81,45 points. Cette 180ème place avait été occupée par la Corée du Nord en 2020. Celle-ci, cette année, se trouve au 179ème rang.