L’ancien ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, restera à la maison carcérale d’Avaradrano. Le Pôle anti-corruption (PAC) a rejeté la demande de liberté provisoire ou de mise sous contrôle judiciaire introduite par son avocat, après le renvoi au 27 octobre du procès de l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran. L’avocat de l’ancien ministre a assuré devant les juges que son client n’avait pas l’intention de quitter le pays même s’il avait les moyens de le faire, mais la demande n’a pas été retenue par le tribunal.
Pour motiver sa requête, l’avocat de la défense affirme qu’aucune signature n’atteste que son client ait perçu de l’argent en lien avec cette affaire. Il soulève également la convalescence de l’un des enfants de l’ancien ministre après une opération, nécessitant la présence de ses deux parents.
Devant les juges, le conseil de Valéry Ramonjavelo a aussi souligné que son client n’avait pas l’intention de quitter le pays, d’autant qu’il fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire (IST). Il a notamment fait valoir que l’ancien ministre “avait les moyens, comme d’autres qui ont quitté le pays, de s’enfuir”, mais il ne l’a pas fait. Il a ajouté que celui-ci avait toujours répondu aux convocations lorsque l’enquête l’exigeait.
Malgré les arguments avancés, Valéry Ramonjavelo n’a pas obtenu sa mise en liberté provisoire, contrairement à six autres personnes poursuivies dans cette affaire. Parmi les personnes provisoirement remises en liberté figurent notamment une femme de 74 ans, propriétaire de la maison ayant servi de domiciliation provisoire à la société Udaan Aviation, ainsi qu’un coursier, un chauffeur et un agent de sécurité.
Quant aux cinq ressortissants étrangers impliqués dans l’affaire, ils devront attendre le procès du 27 octobre pour être fixés sur leur sort, tout comme l’ancien directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), Gervais Damasy, présent mardi au PAC.
La présidente du tribunal a indiqué que le plaignant, l’ACM, n’était pas représenté à l’audience. Certains prévenus, notamment des sociétés soupçonnées dans ce dossier, n’avaient pas non plus comparu, tout comme Maminiaina Ravatomanga, actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt à Maurice où il est en détention. Des absences qui ont motivé le renvoi de l’audience au 27 octobre.
