JUSTICE – Mandat de dépôt pour sept individus accusés d’association de malfaiteurs et de complot en vue d’assassiner le président dans l’affaire de « projet de coup d’Etat »
Antananarivo, 4 Août, 18h00 – Du nouveau dans l’affaire présentée par la justice comme étant une atteinte à la sûreté de l’Etat. Le juge d’instruction a placé en détention préventive sept personnes à l’issue de leur première comparution au palais de Justice à Anosy, ce mercredi.
Selon Maître Maka, un des avocats de la défense, trois des prévenus ont été placés à la maison de force de Tsiafahy, deux autres à la prison d’Imerintsiatosika, après la comparution. Il rapporte également la décision du juge d’envoyer deux femmes à la prison de femmes de Manjakandriana.
Toujours selon l’avocat, les prévenus sont accusés, entre autres, d’association de malfaiteurs et de complot en vue d’assassiner le président de la République. Pour l’heure, le sort des autres personnes soupçonnées d’implication dans le dossier n’est pas encore tranché dans la mesure où elles sont encore entendues par le juge d’instruction.
Les sept suspects sont arrivés à Anosy vers 11 heures. Ils ont été entendus par le juge d’instruction pendant quatre heures avant d’être escortés à la sortie par des éléments des forces de l’ordre lourdement armés.
Selon Maître Willy Razafinjatovo, alias Olala, qui assure la défense de Paul Rafanoharana, l’un des prévenus, il s’agit encore d’une première comparution. « [Le juge d’instruction] va ensuite décider de la date de l’enquête au fond », précise-t-il après la comparution.
Cela n’empêche pas l’avocat de qualifier l’affaire de « procès politique ». A l’entendre, son client « n’est pas un criminel » mais quelqu’un qui avait souhaité « sauver le pays et mettre fin aux pratiques de corruption (…) qui sévissent au pays (…) Mais on verra lors du procès », poursuit-il.
Le 22 Juillet, Berthine Razafiarivony avait révélé l’existence d’un projet visant à éliminer et à neutraliser des hautes personnalités dont le chef de l’Etat. La Procureure générale de la Cour d’appel d’Antananarivo avait évoqué des « preuves tangibles » saisies lors de la perquisition des domiciles des principaux suspects dans l’exploitation leurs correspondances et des matériels informatiques saisis lors des perquisitions.