Un nouveau départ. La Plateforme des femmes en politique de l’océan Indien – section Madagascar (PFPOI Madagascar) entend relancer ses activités et renforcer son rôle dans la promotion de la participation des femmes à la vie politique. Céline Nathalie Razafindehibe, élue présidente lors de l’assemblée générale du 2 septembre pour un mandat de trois ans, entend notamment renforcer la structure et sa présence sur le terrain.
La nouvelle présidente succède à Monique Andréas Esoavelomandroso, présidente fondatrice de la plateforme, disparue il y a 18 mois. Elle souhaite inscrire son mandat dans une dynamique de reconstruction et de redynamisation de l’organisation. Ses priorités, souligne-t-elle, portent sur le renforcement institutionnel, la promotion de la parité et l’accès des femmes aux postes de décision.
La mise en place du nouveau bureau national constitue la première étape de cette réorganisation. La PFPOI Madagascar prévoit ensuite de renforcer sa présence dans les 24 régions du pays, avec la nomination de coordinatrices régionales. Cette organisation territoriale doit permettre d’assurer une représentation “équilibrée et inclusive” et de rapprocher la plateforme des réalités du terrain.
La PFPOI Madagascar prévoit également de se doter d’un agenda stratégique commun afin de renforcer sa capacité à intervenir dans le débat sur les politiques publiques et à faire progresser la représentation des femmes dans les espaces de décision. La formation, le mentorat entre générations et le dialogue avec les partis politiques figurent parmi les moyens envisagés.
La plateforme entend notamment s’attaquer aux obstacles qui freinent encore la participation politique des femmes, parmi lesquels l’accès aux candidatures, le financement des campagnes électorales, l’accès aux responsabilités au sein des partis, ainsi que les violences et les intimidations politiques.
La nouvelle équipe souhaite enfin renforcer les liens avec les autres organisations de femmes et les partenaires de la PFPOI dans l’océan Indien. L’objectif est de consolider une plateforme capable de porter davantage la voix des femmes dans les espaces de gouvernance.











