LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX – La Banque centrale insiste sur l’importance pour Madagascar de progresser dans les 23 critères sur lesquels le pays n’est pas encore conforme
Antananarivo, 25 Janvier, 14h37 – Des tâches fastidieuses à accomplir. Madagascar se doit d’être conforme par rapport aux 23 critères sur lesquels le pays ne l’est pas encore dans sa lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Et cela doit se faire dans les meilleurs délais, a soutenu le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) Aivo Andrianarivelo, en marge de la signature d’une convention de partenariat entre l’Autorité monétaire et le Service de renseignements financiers de Madagascar (Samifin), la semaine dernière.
La BFM avait été parmi ceux qui ont insisté sur l’urgence et la nécessité d’adopter la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), rappelle son gouverneur. L’Autorité monétaire se réjouit de l’adoption récente de cette loi par le Parlement mais fait néanmoins remarquer qu’il reste encore à sortir le décret de son application. La Banque centrale indique être disposée à élargir sa zone d’intervention et à apporter ses contributions dans cet élan.
La réforme de la loi sur la LBT/FT avait été jugée par les autorités malgaches nécessaire puisqu’elle permet entre autres de satisfaire à quatre des six principales recommandations de la Groupe d’action financier (GAFI). Elle satisfait notamment à la recommandation relative à l’infraction du financement du terrorisme, à celle sur les sanctions financières ciblées liées au terrorisme et au financement du terrorisme ainsi qu’au financement de la prolifération des armes de destruction massive. Cette réforme tient aussi compte des devoirs de vigilance relatifs à la clientèle ainsi que la déclaration des opérations suspectes.
Cette réforme est également prévue améliorer la conformité technique attendue de Madagascar, en permettant de répondre à d’autres recommandations. Celles-ci portent notamment sur la coopération et la coordination nationale, le service de transfert de fonds et de valeurs, les nouvelles technologies, les virements électroniques, la règlementation et le contrôle des institutions financières, les pouvoirs des autorités de contrôle ainsi que le contrôle des entreprises et professions non financières désignées.
La coopération de la Banque centrale avec les entités impliquées dans la LBC/FT va par ailleurs se poursuivre. La convention de partenariat qu’elle a signée avec le Samifin porte sur l’échange d’informations et d’expériences entre les deux parties, dont l’objectif commun est la conduite efficace de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.