MANIFESTATION – La section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces) annonce la fermeture ce lundi de tous les établissements d’enseignement supérieur public rattachés à l’Université d’Antananarivo
Antananarivo, 25 Avril, 6h20 – Deuxième édition de l’opération Universités et centres de recherche morts à l’Université d’Antananarivo à partir de lundi. La section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants annonce la suspension de tous les cours à partir de ce lundi, ainsi que la fermeture de tous les établissements d’enseignement supérieur rattachés à l’Université d’Antananarivo. Il indique également qu’aucun enseignant chercheur ni chercheur enseignant de dispensera de cours dès ce lundi.
Les Universités et les centres de recherche cesseront de fonctionner pour une durée indéterminée, mais le Seces section Antananarivo ne parle pas encore de grève. Le syndicat préfère plutôt parler d’Universités et de centres de recherche morts, une initiative qu’il a déjà lancée les 11 et 12 Avril derniers et qu’il compte rééditer cette fois pour une durée encore indéterminée. Selon le communiqué du syndicat, le mouvement ne cessera que lorsque le président de la République aura répondu à leurs revendications.
Le Seces réclame, entre autres, la promulgation de la loi sur l’autonomie des universités. En Février, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a jugé le texte non conforme à la Constitution et a indiqué qu’il ne pouvait ainsi être promulgué. La HCC a notamment soutenu que le statut et le régime des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche scientifique doivent relever du domaine réglementaire et non législatif.
Elle a également rejeté les dispositions selon lesquelles les enseignants et les chercheurs ne peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires en raison des enseignements qu’ils dispensent, des recherches qu’ils effectuent ou qu’ils publient dans le respect de l’éthique et de la déontologie. Elle refuse également que le président de l’Université soit investi d’un pouvoir de police administrative spéciale en matière de maintien de l’ordre public dans l’enceinte pédagogique et les locaux de l’Université.