Antananarivo, 1er Septembre, 12h37 – Le Covid organics (CVO) reste en course. Le remède traditionnel amélioré made in Madagascar fait partie des produits issus de la pharmacopée traditionnelle sur lesquels l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mène des investigations afin d’en évaluer l’efficacité contre la Covid-19.
Dans son message à l’occasion de la Journée de la médecine traditionnelle en Afrique célébrée lundi, le Docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique indique que « des mesures ont été prises pour accélérer les études sur ce remède, à l’effet d’en généraliser la production au cas où son efficacité était avérée ».
Elle parle de l’élaboration par l’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC-Afrique) d’un « protocole principal devant régir les essais cliniques des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle ». Elle rappelle également la création d’un « comité consultatif régional regroupant des experts de tout le continent afin de superviser l’étude sur le Covid organics et sur d’autres remèdes potentiels ».
Le Professeur Alain Tehindrazanarivelo, ancien vice-Premier ministre malgache chargé de la Santé publique, fait d’ailleurs partie de ce comité chargé de fournir un soutien et des conseils scientifiques indépendants aux pays sur la sécurité, l’efficacité et la qualité des thérapies de médecine ».
Dans un premier temps dubitatif par rapport au Covid organics, l’OMS a reconsidéré son opinion sur le sujet. C’est ainsi qu’elle a décidé d’inclure le remède malgache dans une approche plus vaste de la médecine traditionnelle face à la Covid-19.
Rappelant les « deux décennies d’action de l’OMS pour mettre en évidence la médecine traditionnelle africaine », le Dr Matshidiso Moeti martèle que la consolidation des acquis en matière de médecine traditionnelle passe par la collecte de « plus de données sur l’innocuité, l’efficacité et la qualité des décoctions traditionnelles à base de plantes ».
La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique met également en avant la nécessité « d’appliquer de façon plus stricte les cadres de réglementation existants » et « de concevoir de meilleures plateformes pour partager et protéger les savoirs médicaux traditionnels pour les générations futures ».