Antananarivo, 20 Juillet, 18h30 – Un consensus pour les deux groupements de coopératives de transport urbain, l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) et l’association Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA). Réunis à Ambodivona ce mercredi après-midi, les membres des deux groupements sont tombés d’accord sur des frais de transport uniques fixés à 700 ariary après de longues discussions. Soit 100 ariary de plus que ce qui était convenu lors d’une première réunion des dirigeants de l’UCTU avec les autorités, et 100 ariary de moins que ce que les membres du FMA ont décidé la semaine dernière. Ce nouveau tarif sera appliqué à partir de ce jeudi, ont décidé les participants à la rencontre ce mercredi après-midi.
Les transporteurs espèrent que la Commune urbaine d’Antananarivo ne retirera pas leur licence dans la mesure où ils ont finalement décidé de ne pas rester sur les 800 ariary qu’ils ont initialement proposé mais ont baissé jusqu’à 700 ariary. Du côté de l’UCTU, les membres, dont certains avaient déjà été contre la première proposition de 600 ariary, se disent prêts à s’aligner sur le tarif de 700 ariary.
Les autorités ne semblent pourtant pas avoir avancé dans le sens des transporteurs lors de la réunion qui s’est tenue à la présidence de la République, mardi. Si l’on en croit le rapport Harilanto Randrianarisoa, président du FMA lors de la réunion des transporteurs urbains, le chef de l’Etat a demandé aux représentants transporteurs de s’en tenir à ce qui était convenu lors de la première rencontre, le tarif à 600 ariary, notamment. « Il nous a d’ailleurs été indiqué que le sujet des frais de transport n’était pas à l’ordre du jour de la réunion », précise le président du FMA.
Harilanto Randrianarisoa rappelle que la solution proposée par les autorités pour améliorer les revenus des transporteurs est d’améliorer la capacité de leurs véhicules. D’où la proposition d’importer des bus de 50 places à prix réduit pour les opérateurs, souligne-t-il. Ceux-ci ne paieront que la moitié du prix d’un véhicule pour en acquérir. Outre les 50% pris en charge par l’Etat, ils devraient aussi être exemptés du paiement des taxes et autres frais.