MUNICIPALITE – Naina Andriantsitohaina défend l’emprunt de 11 milliards d’ariary effectué par la CUA auprès de la Cnaps et dénonce des manœuvres politiques derrière les polémiques autour de l’entente entre les deux parties

Antananarivo, 17 Mars, 5h50 – La Commune urbaine d’Antananarivo se défend. Face aux polémiques sur les réseaux sociaux liées à l’emprunt d’une somme de 11 milliards d’ariary par la CUA auprès de la Caisse nationale de prevoyance sociale (Cnaps), Naina Andriatsitohaina apporte sa version. Le maire reconnaît que la municipalité a bien emprunté l’argent à la Cnaps par l’intermédiaire de la Société municipale de gestion digitale mais assure que les procédures ont bien été suivies.
« Cet emprunt nous a permis de développer la digitalisation des services de la commune mais aussi l’acquisition des parkings », explique-t-il en marge d’une inauguration à Tsaralalàna mercredi. Pour le maire l’accord avec la Cnaps a permis « d’augmenter les recettes de la commune ». « Aucune administration municipale n’a fait de même auparavant », insiste-t-il.
Face aux accusations de conflits d’intérêt ou de malversation dans le processus, le maire d’Antananarivo martèle que l’emprunt s’est fait de manière tout à fait transparente et suivant les règles de l’art. « Le dossier a été traité par la Cnaps pendant plus d’un an avant d’aboutir », explique-t-il. Le maire indique aussi que « quatre cabinets dont deux étrangers » ont aidé à la confection du dossier.
Pour Naina Andriantsitohaina, la Cnaps a vocation à placer l’argent des cotisants face à la dévalorisation constante de la monnaie et surtout à l’inflation qui ne s’arrête jamais. « La Cnaps doit faire des placements et de faire fructifier les placements », indique cet ancien chef d’entreprise et ancien président de groupement patronal. « La Cnaps achète d’ailleurs des terrains, des maisons mais prête aussi de l’argent », précise-t-il.
Le maire souligne que la commune a aussi pleinement le droit d’effectuer des emprunts. « Le conseil municipal a donné l’autorisation à la commune d’emprunter de l’argent, il y a déjà deux ans », rappelle-t-il. Pour le Maire, mêler son nom au scandale peut être assimilé à « une basse manoeuvre politique ». Il dénonce d’ailleurs des oublis de la part de certains conseillers municipaux qui véhiculent l’affaire sur les réseaux.
« L’argent emprunté sera rendu », lâche finalement le numéro un de la CUA. « Nous avons commencé à rembourser la Cnaps depuis ce mois de février » lance-t-il d’ailleurs. A l’entendre, la Cnaps aurait donné un délai de « quatre à cinq ans à la commune pour le remboursement de son prêt ».
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