Des chercheurs malgaches participent au colloque « l’esclavage et l’être humain » à La Réunion

Antananarivo, 23 Novembre, 15h21 – De nombreux thèmes sur l’esclavage à Madagascar sont abordés durant le colloque « L’Esclavage et l’être humain » qui se tient du 22 au 25 novembre à La Réunion. Des chercheurs malgaches comme Jacqueline Ravelomanana, Bako Rasoarifetra, Jeannot Rasoloarison, Marie Robertine Rajoelinoro, Gil Dany Randriamasitiana, Milson Sylvie Rasoanandrasana, Lalao Soa Adonis Tsiarify, Alex Claudio Randriamahefa ou encore Roland Rakotovao effectuent des communications sur le sujet.
Le colloque est organisé par l’Association historique internationale de l’océan Indien (AHIOI) pour marquer le tricentenaire du code noir de 1723. L’objectif est de réfléchir ensemble sur un fait humain, historique, économique et social qui a marqué à jamais l’Indianocéanie. « Nous avons encore besoin d’expliciter le contexte de sa rédaction, ses multiples implications, sa résonance en France et hors de France », explique Béatrice Sigismeau, vice-présidente du Conseil départemental de La Réunion en ouverture de ces quatre jours de réflexion et de débats.
Dans le communiqué relatif à ce colloque, il est rappelé que le code noir de 1723 « définit l’être humain qu’est l’esclave comme un meuble doté d’une âme ». Ce texte fait de l’esclave une chose ou un bien, pouvant être vendu ou racheté, et en tout cas possédé. A Madagascar, l’esclavage est un fait marquant. De nombreux souverains du pays ayant participé au trafic florissant d’esclaves dans l’océan Indien jusqu’à l’avènement du roi Radama Ier et la signature du traité anglo-merina de 1813 interdisant cette pratique. Mais cette abolition, selon les divers écrits comme ceux de Raombàna, est restée sur papier.
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