Le Pôle anti-corruption (PAC) ouvre, ce mardi, le procès dans l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran. Selon une source auprès du ministère de la Justice, plusieurs personnes mises en cause dans ce dossier comparaîtront devant les juges en audience publique.
Selon l’Aviation civile de Madagascar (ACM), sa direction générale a transmis le dossier concernant cette affaire, qui a suscité un scandale à l’international, au PAC, situé aux 67 Ha. Une demande d’ouverture d’une enquête parlementaire a également été déposée auprès de l’Assemblée nationale.
L’affaire dite des Boeing 777 livrés à l’Iran a éclaté en juillet 2025. Elle implique directement des agents et responsables de l’ACM, un réseau international de sociétés-écrans et la compagnie aérienne iranienne Mahan Air, placée sous sanctions américaines.
Cinq Boeing, initialement exploités par Singapore Airlines, auraient été acheminés clandestinement vers l’Iran en passant par plusieurs pays. Pour contourner les sanctions internationales interdisant la fourniture d’appareils de fabrication américaine à l’Iran, des certificats d’immatriculation provisoire délivrés par l’ACM avaient été utilisés. Pour les autorités de l’époque, ces documents avaient été utilisés frauduleusement au-delà des délais de validité.
Une vingtaine de personnes ont été placées en détention préventive dans le cadre de l’instruction. Parmi les personnes poursuivies figurent de hauts responsables et des cadres de l’ACM, un ancien ministre des Transports, ainsi que des intermédiaires, notamment des ressortissants étrangers liés à des sociétés de courtage dans le secteur de l’aviation. Des individus soupçonnés d’avoir participé à la chaîne de falsification de documents et à des faits de corruption sont également concernés.
Les mis en cause font face à des poursuites pour corruption, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, abus de fonction et mise en danger de la sécurité de l’État.











