POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale augmente encore ses taux de facilité permanente pour inciter les Banques à déposer leurs excédents de liquidités plutôt qu’à les faire circuler afin de contenir l’inflation

Antananarivo, 8 Août, 10h35 – Quand trop de monnaie circule sur le marché, les prix ont tendance à augmenter. Pour contribuer à limiter la hausse des prix, la Banque centrale décide d’inciter les banques commerciales à déposer leurs excédents de liquidités plutôt qu’à les faire circuler. C’est ainsi que dans sa décision de politique monétaire prise vendredi, elle augmente le taux des facilités de dépôt à 2,80% au lieu de 1,76% et fait passer le taux des facilités de prêt marginal de 6,16% à 7,20%.
Le taux de facilité de dépôt est le taux d’intérêt qui rémunère les dépôts des banques commerciales et des établissements financiers auprès de la Banque centrale. En augmentant ce taux, la Banque centrale espère que les banques commerciales déposent leur argent dans ses caisses au lieu de les prêter à leurs clients.
Le taux de facilité de prêt marginal est, pour sa part, le taux d’intérêt que les banques commerciales versent à la Banque centrale quand elles empruntent des liquidités pour une durée très réduite, de 24 heures généralement. Avec la hausse de ce taux de facilité, la Banque centrale décourage l’emprunt à court terme des banques commerciales.
Avec ces mesures, la Banque centrale espère ainsi contribuer à réduire le volume de la monnaie en circulation et ainsi contribuer à réduire la « pression inflationniste » qu’elle dit avoir constaté constaté ces derniers mois. Elle estime ces ajustements d’autant plus nécessaires que selon la note de conjoncture économique qu’elle a publiée vendredi, « l’inflation sous-jacente, laquelle est en étroite relation avec l’évolution de la monnaie », s’est située à 6,0% ».
Selon les données sur les prix qu’elle a publiées vendredi, la Banque centrale évoque une « variation annuelle de l’indice des prix à la consommation de 6,1% en Juin 2021, contre 3,9% un an plus tôt ». A en croire son document, « les hausses les plus élevées ont touché les produits de première nécessité dont la variation moyenne a atteint 8,0% » et dont « le renchérissement de 7,8% du riz est l’une des causes principales ».
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