PRESIDENTIELLE- Andry Rajoelina revendique la victoire à la présidentielle

Antananarivo, 29 Novembre, 17h02 – Une déclaration d’engagement. Le candidat et président sortant Andry Rajoelina s’exprime à l’issue de la présidentielle du 16 novembre, avant la proclamation officielle des résultats. « Vous m’avez accordé votre confiance et contribué à restaurer notre engagement commun envers le développement de Madagascar », affirme-t-il dans un tweet publié mercredi dans la journée. « Je m’engage à déployer tous les efforts nécessaires et à demeurer constamment proche de vous », promet-il.
La sortie du président sortant intervient à la suite des « résultats provisoires des élections [qui] sont maintenant révélés ». Il exprime sa « gratitude envers la majorité malgache pour avoir clairement manifesté son choix lors de ce scrutin ». « Ma victoire sera celle de l’ensemble de la population », affirme-t-il.
Andry Rajoelina souligne également qu’il est « essentiel de respecter les choix de chacun ». « La démocratie se manifeste par la capacité des citoyens à voter et à décider qui dirigera notre pays au cours des cinq prochaines années », enchaîne-t-il.
Sauf changement, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) devrait proclamer les résultats officiels du scrutin vendredi. Selon les tendances provisoires publiées par la Commission électorale nationale indépendante, Andry Rajoelina obtient 58,95% des voix, devant le candidat Siteny Randrianasoloniaiko avec ses 14,40%, et le candidat Marc Ravalomanana recueille 12,10% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 46,36%.
De son côté, le Collectif des candidats continue de sensibiliser l’opinion sur sa non-reconnaissance des résultats du scrutin du 16 novembre. Il soulève la position des associations et des organisations de la société civile pointant des failles sur la consultation populaire. Entre-temps, la Plateforme de dialogue et médiation, dirigée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, et le Conseil chrétien de Eglises (FFKM) assure également vouloir continuer son entreprise.
Dans la matinée, l’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (Emmo/Nat) signale « beaucoup de bruits [qui] circulent aujourd’hui sur les pressions subies par la HCC ». Le général de division William Michel Andriamasimanana, sous-chef d’état-major en charge des opérations auprès de l’état-major de l’Armée, fait part du refus des forces armées de « toute forme de déstabilisation, quelle qu’en soit la forme, qu’elle soit directe ou indirecte, qu’elle provient de l’intérieur ou de l’extérieur, pour gêner le processus de développement initié par le nouveau président élu ».
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