PRODUCTION – Les acteurs appelés à accélérer la transformation des produits agricoles, de l’élevage et de la pêche lors de la FIA 2026

Transformer les produits agricoles, de l’élevage et de la pêche pour développer la production et renforcer la souveraineté alimentaire à Madagascar. C’est l’un des messages portés lors de l’ouverture de la Foire internationale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (FIA) 2026, ouverte jeudi au Centre de Conférence Internationale (CCI) d’Ivato. Placée sous le thème “Madagascar en mouvement : produire, transformer, développer”, la FIA 2026 entend réfléchir sur les moyens et les actions à mettre en œuvre pour que Madagascar ne soit plus seulement un pays producteur de matières premières mais qu’il puisse davantage transformer, valoriser et commercialiser nos produits localement et à l’exportation.

La conférence inaugurale a ainsi été l’occasion pour les acteurs publics et privés de mettre en avant les actions à mettre en œuvre et les défis à relever pour que Madagascar dépasse ainsi le modèle fondé sur la production de matières premières, mais s’engage davantage sur la voie de la transformation. Les participants à la conférence ont été unanimes pour reconnaître que cette transformation doit s’appuyer sur une production suffisamment importante et régulière. “Pour construire une industrie durable et pérenne en matière agroalimentaire, il ne suffit pas seulement de construire des usines, il faut aussi qu’une usine puisse fonctionner durablement. Il faut qu’on dispose des matières premières en quantité suffisante”, ont-ils tous soutenu.

La disponibilité des matières premières constitue ainsi la première priorité avancée lors de la conférence. Elle passe notamment par l’irrigation, les semences améliorées, la mécanisation, mais aussi par la mise en place de centres de collecte et de stockage. Le soutien aux coopératives et le développement de contrats équitables entre producteurs et industriels sont également présentés comme des moyens d’assurer l’approvisionnement des unités de transformation et d’améliorer les revenus agricoles.

La deuxième priorité évoquée concerne l’énergie et la logistique, avec des investissements attendus dans l’électricité, les énergies renouvelables, les routes rurales, les entrepôts, les chambres froides et les plateformes logistiques. La modernisation des unités de transformation constitue le troisième axe, notamment dans la rizerie, l’huilerie, les laiteries, les minoteries, les conserveries et les équipements d’emballage.

Le financement et la qualité des produits complètent ces priorités. La mise en place de fonds de garantie, de crédits de campagne et de prêts à long terme est notamment évoquée pour faciliter les investissements dans les filières agricoles et agroalimentaires. Des laboratoires doivent également permettre de renforcer le contrôle de la qualité, la certification et la traçabilité des produits.

La question de l’alimentation de la population reste au cœur de cette ambition. “La question qu’on doit tous se poser, que je pose à chaque fois, comment est-ce qu’on doit faire pour nourrir notre peuple ? C’est la première des questions. Je dis toujours un peuple, un pays riche, et un peuple qui est riche, c’est celui qui arrive à autosatisfaire sa production nationale pour nourrir son peuple”, rappelle Danil Ismaël, président directeur général du Groupe Inviso, un des panélistes.

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