« PROJET D’ATTENTAT » – Madagascar Oil et son actionnaire majoritaire assurent n’avoir versé « aucune somme d’argent » au principal suspect dans l’affaire relative à la suspicion de tentative d’assassinat du président de la République

Antananarivo, 26 Juillet, 15h10 – La compagnie pétrolière Madagascar Oil et son actionnaire majoritaire Benchmark Group s’expriment. Ils assurent « n’avoir jamais versé de l’argent » au principal suspect dans l’affaire relative à la suspicion de tentative d’assassinat du président de la République, martèle Russell Kelly, directeur général de Madagascar Oil dans une déclaration ce lundi.
Si la compagnie minière implantée à Madagascar et sa maison mère reconnaissent dans une déclaration que le président directeur général (PDG) du groupe a effectivement « reçu un e-mail demandant une contribution à hauteur de 10 millions d’euros pour financer des opérations dont la presse se fait écho aujourd’hui aussi bien à Madagascar que dans le monde », ils assurent « de manière catégorique » que « à aucun moment, Benchmark Group n’a donné satisfaction à de telles demandes ».
La compagnie dit d’ailleurs « condamner toute démarche allant dans le sens d’une remise en cause des autorités élues légalement dans un pays ». Selon Willy Ranjatoelina, président du collège des conseillers de Madagascar Oil, « Madagascar Oil et Bennchmark Group ont comme éthique de ne pas s’impliquer dans les débats politiques ». « Nous sommes des hommes d’affaires, des compagnies privées et nous n’avons pas à interférer dans tout ce qui est débat politique », martèle-t-il. « Nous condamnons de manière très formelle toute tentative d’associer notre nom à tout ce que vous savez autour de cette affaire au cours des derniers jours et des dernières semaines », ajoute-t-il.
La semaine dernière, le parquet général de la Cour d’appel a indiqué avoir procédé à l’arrestation de plusieurs personnes pour avoir échafaudé des plans en vue d’éliminer et de neutraliser plusieurs hautes personnalités de Madagascar dont le président de la République. Le conseiller du président de la République en matière diplomatique, Patrick Rajoelina, a indiqué qu’une compagnie pétrolière était impliquée dans l’affaire.
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