PROJETS PRESIDENTIELS – Mesures de correction en vue autour des soupçons de corruption dévoilés par les investigations du réseau Malina de Transparency international – Initiative Madagascar
Antananarivo, 19 Juillet, 12h40 – La porte-parole du gouvernement Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo annonce d’éventuelles mesures contre les entreprises qui ont construit les écoles primaires publiques pointées du doigt par des investigations menées par le réseau Malina de Transparency international – Initiative Madagascar (TI-IM). «Si des fautes ont été effectivement commises», ajoute-t-elle pourtant très vite au cours de son émission hebdomadaire « Tsy ho tompon-trano mihono » sur les chaînes publiques, vendredi.
Pour la ministre de la Communication et de la culture, les investigations peuvent avoir un « côté positif » lorsqu’elles sont bien fondées. Elle estime que cela devrait permettre aux autorités de corriger les erreurs de ceux qui collaborent avec elles. Car « ce n’est pas parce que le soupçon de corruption est évoqué que ce sont forcément le président de la République ou les ministres les fautifs », précise-t-elle.
La semaine dernière, TI-IM a rendu publics les résultats des investigations menées par les journalistes de son réseau Malina sur les marchés publics dans le secteur de l’éducation. Les enquêtes ont principalement été focalisées sur la construction des établissements dits « manara-penitra » dans les provinces de Toamasina et de Fianarantsoa.
Outre sa mission de lanceur d’alerte, TI-IM indique, à travers les investigations vouloir « inciter les institutions responsables à sévir pour mieux encadrer les procédures de passation de marchés publics et à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur de l’éducation ». Dans leurs investigations, les journalistes du réseau pointent du doigt un népotisme présumé dans l’attribution d’un marché. Ils dénoncent également des travaux exécutés à la va-vite, au point de se poser de remettre en cause le concept même de « manara-penitra ».