RESSOURCES HALIEUTIQUES – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue évoque une hausse de 400% des redevances de pêches à payer par la société Japan Tuna

Antananarivo, 22 Juillet, 13h00 – Le ministère rassure l’opinion sur les avantages de Madagascar après la signature de l’accord de pêche avec l’association japonaise des coopératives de thon Japan Tuna. « Les redevances de pêche sont de 131,2 dollars par tonne contre 34 dollars par tonne auparavant, ce qui fait une augmentation de 400% », explique-t-il dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
A en croire le communiqué, les 1.169.000 dollars de redevances annoncées suite à l’accord signé mercredi devraient être perçus sur la base des captures prévisionnelles de 1.250 tonnes de thon par an, durant les trois mois de validité de la licence. Si la licence est valable sur deux ans, et non plus trois ans comme auparavant, elle n’est valide que pour trois mois par an, peut-on lire dans le communiqué. Le ministère met d’ailleurs en avant une différence de plus de 100.000 dollars entre les redevances payées suivant le précédent accord de pêche valable pour trois ans et celles prévues dans le cadre du dernier accord signé.
Le nombre de bateaux de pêche autorisés pour l’association japonaise est également réduit, souligne le ministère. Celle-ci ne devrait plus envoyer que 10 bateaux de pêche dans les eaux malgaches si elle en avait envoyé 10 sous les accords précédents. Et comme il s’agit de palangriers et non de senneurs, les bâtiments devraient utiliser des lignes à hameçon et non des filets, poursuit le ministère, pour rassurer sur les espèces qui seront effectivement capturées.
« Il est faux de dire que ces palangriers pourraient capturer des crevettes et des crabes », poursuit encore le ministère. « Les techniques de pêches et les habitats de ces espèces sont différents », explique-t-il, insistant sur le fait que les bateaux japonais vont pêcher au large des côtes et non dans les zones à mangrove. Ceux-ci ne devraient d’ailleurs pas non plus croiser autant de petits pêcheurs traditionnels, ajoute encore le communiqué du ministère dans la mesure où « les bancs de thon passent à 34 km des côtes ».
A en croire le ministère, si les thons ne sont pas capturés dans les eaux malgaches, ils pourraient l’être dans les eaux des pays voisins. « Les thons sont des ressources migratrices et ne font que passer à Madagascar », indique-t-il. « Si les bateaux ne les pêchent pas à Madagascar, ils pourraient toujours le faire dans les Maldives, aux Seychelles, à Maurice, en Mozambique, en Tanzanie, au Kenya ou aux Comores ».
Lors de la signature de l’accord de pêche avec Japan Tuna, le ministère a tenu à préciser que trois rencontres ont eu lieu avant la conclusion de l’accord. L’ambassade du Japon, dont l’ambassadeur était présent à la cérémonie, a évoqué un an de négociations avant d’aboutir à la signature.
Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue
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