L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 5 000 personnels de santé supplémentaires sont nécessaires pour répondre à l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC). L’épidémie a déjà fait 3.175 morts parmi plus de 6.600 cas confirmés, selon le dernier bilan officiel rapporté par l’OMS.
Près de 4 000 agents de santé travaillent actuellement dans les centres de traitement, alors que 9 000 seraient nécessaires pour assurer la prise en charge des patients dans les 3 000 lits prévus, indique Luca Fontana, haut responsable technique de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.
Le ministère congolais de la Santé cherche à identifier des personnels médicaux dans d’autres provinces afin de les mobiliser rapidement dans les zones touchées. “L’enjeu consiste à les identifier assez rapidement pour garantir que nous pourrons répondre aux besoins croissants”, explique le responsable de l’OMS.
Niveau de saturation atteint
L’offre de prise en charge reste par ailleurs inférieure aux besoins prévus. Quelque 1 400 lits sont actuellement disponibles dans les 59 centres de traitement existants. L’OMS estime qu’il faut encore 1 600 lits supplémentaires pour atteindre la capacité nécessaire.
“Nous atteignons actuellement un niveau de saturation” en raison notamment des difficultés à identifier et mobiliser le personnel, à acheminer les fournitures et à trouver des acteurs internationaux capables de prendre en charge les centres de traitement une fois opérationnels, souligne Luca Fontana.
L’épidémie a été officiellement déclarée mi-mai dans des zones de l’est et du nord-est de la RDC, où la situation sécuritaire complique les opérations de réponse. Le virus responsable est de la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin ni traitement n’est homologué à ce jour. Des vaccins et traitements sont toutefois actuellement à l’essai.
L’OMS rappelle qu’Ebola se transmet notamment par contact avec des fluides corporels et peut provoquer une fièvre hémorragique. La RDC avait déjà connu, entre 2018 et 2020, sa plus importante épidémie d’Ebola, avec près de 2 300 morts pour environ 3 500 malades recensés.
Avec AFP











