Le paludisme apparaît comme une piste importante dans les investigations sanitaires menées à Ampasinambo et Fasitsara, deux communes rurales du district d’Ifanadiana, dans la région Vatovavy. Environ 70% des patients soumis à des tests de diagnostic rapide (TDR) du paludisme se sont révélés positifs, selon le directeur régional de la Santé publique (DRSP) de Vatovavy, Dr Christophe Tsitohery. Les causes de la vingtaine de décès enregistrés dans ces deux communes ne sont toutefois pas encore formellement établies.
Des équipes sanitaires d’intervention rapide sont déployées depuis mardi à Ampasinambo où quatre décès ont été récemment signalés afin de poursuivre les investigations et de mettre en œuvre les premières mesures de riposte. Les TDR du paludisme constituent actuellement le principal outil de dépistage disponible sur place. D’autres maladies pourraient néanmoins être associées aux symptômes observés, notamment la fièvre, les éruptions cutanées et les infections respiratoires aiguës.
Des prélèvements doivent ainsi être effectués pour rechercher d’éventuelles autres causes infectieuses. En parallèle, les équipes sanitaires assurent la prise en charge des patients et mettent en œuvre des mesures de prévention, notamment la vaccination et la supplémentation en vitamine A.
À Fasitsara, située à une trentaine de kilomètres d’Ampasinambo, une situation sanitaire similaire avait été signalée avec 18 décès communautaires confirmés par les autorités sanitaires locales. Une première mission de riposte, comprenant des investigations et une stratégie avancée intégrée, y a été menée au début du mois de septembre. Lors d’une seconde mission effectuée le 14 septembre, aucun nouveau décès n’aurait été enregistré et une amélioration de la situation sanitaire aurait été constatée, selon le directeur régional de la santé publique.
L’accès aux deux communes reste toutefois un défi pour les équipes sanitaires. Ampasinambo se trouve à environ 145 kilomètres d’Ifanadiana et n’est accessible que par moto ou à pied. Les fokontany sont dispersés le long de la forêt, dans le corridor forestier de l’Atsimo-Atsinanana.
La commune dispose d’un centre de santé de base (CSB), dirigé par une sage-femme avec l’appui de relais communautaires. Les investigations se poursuivent pour déterminer les causes exactes de la situation sanitaire observée dans les deux communes.
