Le corps médical de Madagascar accueille de nouveaux professeurs agrégés en médecine humaine et en odontostomatologie. 35 candidats sur les 50 participants au concours national d’agrégation en médecine humaine et en odontostomatologie ont obtenu le titre de professeur agrégé à l’issue des épreuves organisées du 9 au 11 septembre. Cette nouvelle promotion vient renforcer les effectifs hospitalo-universitaires du pays, notamment dans l’enseignement et la recherche médicale
L’agrégation constitue une étape majeure dans la carrière hospitalo-universitaire des médecins. Elle permet notamment d’accéder aux fonctions d’enseignement universitaire et de contribuer au développement de la recherche dans le domaine de la santé. Les nouveaux agrégés sont des médecins ayant suivi une spécialisation et acquis une expérience dans les soins, l’enseignement et la recherche.
L’accès à ce niveau de qualification intervient généralement plusieurs années après l’obtention du diplôme de docteur en médecine. Il faut compter près de vingt ans de parcours pour atteindre cette étape, selon les éléments présentés lors de cette cinquième édition du concours national.
Organisé tous les quatre ans, le concours a réuni cette année une cinquantaine de candidats issus des facultés de médecine de six universités malgaches. Les 35 lauréats représentent plusieurs spécialités médicales et odontostomatologiques. La cardiologie compte notamment deux nouveaux professeurs agrégés. Avec ces nominations, la spécialité compte désormais cinq professeurs agrégés à Madagascar.
Au-delà de la reconnaissance universitaire, l’arrivée de ces nouveaux agrégés doit contribuer au renforcement des capacités nationales en matière de formation et de recherche médicale. Leur présence est également appelée à soutenir les activités hospitalières, en complément de leurs fonctions universitaires.
Présente lors de la cérémonie de clôture du concours, la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, a indiqué que le gouvernement souhaitait accélérer la prise de fonction des nouveaux professeurs agrégés. Leur affectation doit leur permettre de contribuer à l’enseignement médical, à la recherche scientifique et, plus largement, à l’amélioration de la santé publique.
