Antananarivo, 22 Avril, 7h45 – Les prix des médicaments devraient être affichés auprès des pharmacies d’officine à partir de ce vendredi. Cette mesure concerne notamment les médicaments utilisés pour traiter la Covid-19, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi. Il s’agit, précise le communiqué, d’avoir « un meilleur contrôle sur le prix » de ces produits dont les consommateurs se sont souvent plaints sur les prix ces dernières semaines ?
L’objectif n’est pourtant pas tant de fixer leurs prix, mais plutôt de trouver un terrain d’entente qui permette de tenir compte de l’intérêt des consommateurs en cette période de pandémie, indique Njara Rarivojaona, directeur général du commerce auprès du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Selon ce responsable, il est difficile d’exiger un prix unique sur un même médicament. « Nous pouvons avoir le même nom d’un médicament, mais celui-ci peut avoir été fabriqué par cinq à six laboratoires différents, et provenir de cinq à six pays différents », explique-t-il.
La décision d’affichage des prix a été prise lors d’une réunion mardi entre le ministère de la Santé publique, le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, mais aussi de l’ordre national des pharmaciens de Madagascar, confie Njara Rarivojaona. En plus des prix, les pharmacies devraient également afficher les médicaments qu’ils ont en stock. Une mesure inhabituelle, selon le directeur général du commerce, mais adopté de façon à assurer une plus grande transparence en ces temps d’épidémie.
Outre le prix, les autorités prêtent également attention au stock de médicaments et à leur disponibilité sur le marché. Lors de son intervention sur la chaîne de télévision nationale, dimanche, le président de la République Andry Rajoelina, a de nouveau dénoncé les spéculations sur les médicaments, notamment sur leur vente illicite effectuée sur les réseaux sociaux ou dans certains quartiers.
C’est ainsi que des premières descentes ont effectuées en début de semaine par les responsables du ministère de la Santé publique et du Mica à Ambohipo et à Ambolokandrina, quartiers réputés pour l’existence de « pharmacies parallèles et illicites ». Ces descentes ont permis de mettre sous scellés un bâtiment dans lequel des médicaments sont stockés, indique le Mica dans un communiqué.
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