La grogne monte chez les sortants de l’Institut de formation interrégional des paramédicaux (Ifirp). Plus de 3 000 diplômés seraient aujourd’hui en attente d’intégration dans la fonction publique, selon leurs représentants. Ceux-ci dénoncent des retards dans le traitement de leurs dossiers et demandent des mesures concrètes pour permettre leur recrutement.
Au cœur de leurs requêtes figure notamment l’utilisation des 300 postes budgétaires attribués au ministère de la Santé publique. Ils rappellent notamment que leur recrutement avait été validé en Conseil des ministres le 17 septembre 2025, avec pour objectif de renforcer les effectifs de médecins et de paramédicaux dans les établissements publics. Selon les sortants de l’Ifirp, les procédures d’intégration tardent toutefois à aboutir. Ils affirment qu’aucune décision n’aurait encore été prise concernant leur recrutement et réclament une accélération des démarches.
Cette situation ne serait pas nouvelle. Fin 2025, des représentants des paramédicaux avaient déjà fait état d’environ 1 500 diplômés des Ifirp sortis entre 2020 et 2023 et avaient affirmé qu’aucun recrutement n’avait été effectué depuis 2020. Les sortants mettent notamment en cause la gestion des procédures au sein de la direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé publique qu’ils accusent d’être à l’origine des retards constatés dans le traitement des dossiers. Ils en appellent ainsi aux responsables à prendre leurs responsabilités et à accélérer les procédures.
Mais au-delà de leur situation professionnelle, les sortants de l’Ifirp mettent en avant la nécessité du système de santé à disposer de personnels qualifiés en nombre suffisant pour répondre aux besoins de la population pour soutenir leurs revendications.
