SECTEUR EXTRACTIF – Des pertes estimées à 4 millions de dollars durant la première semaine de suspension des activités de Rio Tinto QMM

Antananarivo, 14 Décembre, 18h04 – « C’est la première fois depuis que nous sommes entrés en opération en 2009 que nous sommes dans l’incapacité d’honorer des commandes de nos clients ». Jessica Ranohefy, porte-parole de Rio Tinto QMM fait un premier bilan des deux semaines de suspension d’activités auprès de la compagnie minière. « Deux bateaux n’ont pas pu partir », regrette-t-elle au cours d’une rencontre avec quelques journalistes ce mardi.
A en croire Jessica Ranohefy, la première semaine de suspension d’activités a entrainé pour la compagnie des pertes estimées à 4 millions de dollars. « Mais tout cela va au-delà des pertes financières », souligne la porte-parole de Rio Tinto QMM. « Il y a de forts risques de pertes de confiance, perte de confiance envers QMM mais aussi perte de confiance envers Madagascar », alerte-t-elle. Elle craint que « les clients se posent des questions sur la capacité de QMM à honorer ses commandes sur le long terme ou si les problèmes vont être récurrents ».
Depuis le 1er Décembre, la compagnie minière a dû suspendre ses opérations suite à l’érection de barrages sur la route qui mène vers son site d’exploitation à Mandena. Depuis mardi, Rio Tinto QMM a également effectué une déclaration de force majeure, et a dû annoncer l’instauration de huit heures de coupure de courant dans la ville de Tolagnaro pour laquelle elle produit l’électricité.
« La fatigue avancée des équipes ne leur permet pas de continuer les tâches de façon sécuritaire », avait indiqué la compagnie dans un communiqué publié mardi. En instaurant un programme de délestage, Rio Tinto QMM espère pouvoir permettre à ses équipes d’avoir des plages de récupération, la rotation étant devenue difficile avec les barrages bloquant l’accès au site minier.
Selon Rio Tinto QMM, les manifestations actuelles sont le fait de certaines personnes qui réclament des compensations sur la base d’un statut d’occupants traditionnels de terrain qu’ils ne peuvent pourtant pas justifier de façon légale.
Quitter la version mobile