Étiquette : Environnement
-

ENVIRONNEMENT – Madagascar envisage de réduire de 18 tonnes à 6 tonnes la quantité de mercure utilisé dans le secteur de l’exploitation aurifère artisanale et à petite échelle
Antananarivo, 14 Juillet, 16h20 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable et ses partenaires en lutte contre les effets néfastes du mercure. Le ministère entreprend en ce moment l’élaboration d’un document de travail régissant le plan d’action du gouvernement en la matière. Le projet Gold+ vise surtout à éliminer l’utilisation du mercure dans le secteur exploitation minière artisanale et à petite échelle (Emape). L’objectif consiste à protéger l’environnement mais surtout la santé des orpailleurs, leurs familles et les populations vivant non loin des mines contre les effets du mercure. Le projet est aussi une contribution de Madagascar dans la réduction du volume de rejet du mercure dans l’environnement.
« La quantité de mercure utilisée dans le secteur Emape de l’or est estimée à 18 tonnes par an », a rappelé Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable lors de la cérémonie de lancement de l’élaboration du document. Cette pratique nuit à la santé des orpailleurs et des petits exploitants de l’or et des communautés environnantes. Environ 60.000 mineurs sont concernés. Le projet ambitionne la réduction de son utilisation à 6 tonnes par an ou même la suppression de son utilisation. Le projet durera cinq ans et sera mis en œuvre dans les régions Vatovavy-Fitovinany, Diana, Betsiboka et Atsimo-Andrefana.
Le financement de ce projet a été pris en charge par la le 7ème Fonds environnemental mondial, ou FEM7, de l’Organisation des Nations unies pour le développement (Onudi) suite à des dialogues menés en 2019. Une fois le document de travail établi, il sera de nouveau soumis à l’Onudi en 2021 pour approbation du Conseil d’administration du FEM en Décembre 2021.
Ce projet s’inscrit dans la contribution de Madagascar dans la réduction du volume de rejet du mercure dans l’environnement mondial. Madagascar a signé à Kumamoto au Japon la Convention de Minamata le 10 Octobre 2013 et l’a ratifiée le 13 Mai 2015. La Convention a pour objectif de « protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes du mercure et ses composés. »Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

ENVIRONNEMENT – Max Fontaine représentera la jeunesse malgache à la COP26 de Glasgow, Ecosse
Antananarivo, 23 Juin, 14h50 – Max Fontaine, fondateur de l’entreprise sociale Bôndy a été choisi par les Nations unies pour être le représentant des jeunes Malgaches à la 26ème Conférence des parties (COP26) de Glasgow Ecosse sur les changements climatiques. C’est Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, qui a officialisé la nomination en publiant sur sa page facebook sa rencontre avec le jeune homme.
La ministre soutient le choix des Nations unies en spécifiant que Max Fontaine « figure parmi les personnes qui connaissent mieux les problématiques et les besoins en matière d’environnement ». De plus, « il est tout le temps sur le terrain, et aide également le gouvernement dans le cadre de la vision Madagascar verte », poursuit-elle.
La COP26 est une conférence internationale organisée par les Nations unies réunissant les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Cette année, elle se tiendra du 1er au 12 Novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

EXPLOITATION FORESTIERE – 16 exploitants autorisés par le ministère de l’Environnement et du développement durable à évacuer leur stock de bois ordinaires
Antananarivo, 3 Juin, 9h25 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) annonce avoir donné à 16 exploitants l’autorisation d’évacuer leurs stocks de bois ordinaires légaux, après avoir effectué une constatation de ces ressources naturelles sur place. Ces exploitants étaient malgré eux soumis à la suspension de l’exploitation, la circulation et l’exportation des produits forestiers décidée en janvier 2019 par le conseil des ministres. Pourtant, « ils possèdent un droit acquis sur leurs stocks vis-à-vis de l’effectivité de leur engagement respectifs », explique le ministère au cours d’une conférence de presse mardi.
Après avoir effectué une opération de contrôle et d’inventaires sur le terrain au niveau de plusieurs régions, dont Bongolava et Analanjirofo, le MEDD estime que ces 16 exploitants peuvent évacuer leurs stocks. Ceux-ci peuvent donc désormais être transportés, commercialisés et transformés.
L’évacuation des stocks des bois ordinaires a été négociée depuis l’année dernière entre le MEDD et le Groupement national des exploitants forestiers à Madagascar (GNEFM). La décision d’autoriser l’exploitation et l’exportation des bois ordinaires légaux travaillés a ainsi été prise en Conseil des ministres en Octobre 2020, même si la délivrance des permis de coupe reste toujours interdite. Il a néanmoins fallu attendre la fin des travaux de constatation in visu des stocks considérés légaux par le ministère pour que l’évacuation des stocks puisse enfin se faire.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

ECOLOGIE – Le ministère de l’Environnement annonce la destruction de plants de géranium dans l’aire protégée d’Ambatofitorahana
Antananarivo, 25 Mai, 10h30 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable rappelle sa politique de zéro tolérance envers les « hors la loi » environnementaux, notamment ceux qui s’en prennent aux aires protégées. Le ministère a ainsi décidé de procéder à la destruction de plants de géraniums illégaux dans l’aire protégée d’Ambatofitorahana, non loin d’Ambositra en direction de Fianarantsoa.
Le ministère affirme avoir « prévenu et demandé aux producteurs d’huile essentielle qui ont investi la zone interdite de quitter les lieux depuis plusieurs mois mais ceux-ci ont fait la sourde oreille », indique-t-il. C’est ainsi qu’en coopération avec le ministère de la Justice et les forces de l’ordre, le département de Vahinala Baomiavotse Raharinirina a décidé de détruire les plants et d’expulser les squatteurs. L’objectif, lance la ministre, est de « faire respecter la loi » car exploiter les aires protégées est consideré comme » un crime environnemental ».
Le ministère fait aussi part d’une descente imminente à Mahanoro ou des plainte ont été reçues concernant des faits du même type dans les aires protégées de la zone transformé en plantation de maïs, de vanille et de litchis. Le ministère rappelle que ces actes peuvent entrainer une peine de travaux forcés et des amendes allant de 100 millions jusqu’à 2 milliards d’ariary selon le code des aires protégées.





