Étiquette : Environnement
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ENVIRONNEMENT – Un forum pour évaluer et comptabiliser la valeur économique du capital naturel à Madagascar
Antananarivo, 19 mars, 11h40 – Quelles sont les valeurs économiques, sociales et écologiques du capital naturel de Madagascar ? Des techniciens du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), des scientifiques, des bailleurs de fonds, des institutions académiques et de recherche, ainsi que des acteurs dans le domaine économique se penchent depuis deux jours sur cette question, durant un forum technique et scientifique organisé à Anosy. Cette rencontre devrait permettre aux acteurs dans le secteur de l’environnement d’évaluer et de comptabiliser le capital naturel de la Grande île.
« La biodiversité est la première banque de Madagascar », indique Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable en s’adressant à la presse durant cet événement. Elle indique également que le fait de comptabiliser ces richesses naturelles, permet d’améliorer la conception de la contribution de la biodiversité dans l’économie par la population. « Cette action nous permettra également de sanctionner le secteur privé à chaque fois qu’il commet un crime environnemental », souligne-t-elle.
Le forum organisé par le MEDD, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Agence française de développement (AFD), l’USAID et la fondation Mava se tient depuis jeudi à Anosy. A l’issue de ce forum, « un réseau d’acteurs « capital naturel » devrait être institutionnalisé pour « faciliter la prise de décision dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, de la biodiversité et du territoire », indique le ministère en charge de l’Environnement dans un communiqué publié ce vendredi.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

ENVIRONNEMENT – Des dizaines de familles victimes d’intoxication par consommation d’animaux marins tous les ans, selon la direction générale de la pêche et de l’aquaculture
Antananarivo, 17 Mars, 17h10 – Les tortues marines ne sont pas seulement en voie d’extinction et ne doivent ainsi être « ni pêchées, ni vendues, ni consommées ». Comme beaucoup de produits marins et halieutiques, elles sont toxiques durant la saison chaude, rappelle Etienne Bemanaja, directeur général de la pêche et de l’aquaculture (DGPA).
Leur consommation et celle d’autres produits comme le hareng, la sardinelle ou le requin, sont souvent à l’origine de nombreux cas d’intoxication par consommation d’animaux marins (Icam), indique le DGPA ce mercredi au cours d’une conférence de presse. A l’entendre, cette forme d’intoxication touche chaque année une cinquantaine de familles et cause de nombreux décès sur les zones côtières.
Après le drame qui a entraîné la mort de 15 personnes, dont de nombreux enfants à Vatomandry, le DGPA annonce que l’Etat prendra de mesures sévères contre la pêche, la vente et la consommation des tortues de mer. Elle invite également les pêcheurs, les mareyeurs, les collecteurs et les vendeurs à ne pas mettre en vente libre sur le marché les autres produits marins dangereux et aux consommateurs de ne pas en acheter. Pour le cas particulier de Vatomandry, des séances de sensibilisation et de contrôle sur les marchés locaux sont menées par les services du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.Photo : Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche -

ENVIRONNEMENT – Un agent forestier blessé à la sagaie dans le Menabe Antimena évacué d’urgence en hélicoptère à Antananarivo
Antananarivo, 3 Mars, 17h55 – « Assez ! » hurlerait presque Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable. Celle-ci annonce ce mercredi les « blessures graves » subies par un agent forestier en mission de protection de la forêt à Lambokely, localité située dans l’aire protégée de Menabe Antimena. « Il a été victime d’une violence sans nom parce qu’on l’a poignardé avec une sagaie », raconte-t-elle.
Remontée « face aux attaques et aux intentions de blesser les agents de l’environnement qui sont en charge de protéger les forêts et les rares aires protégées qui restent dans notre pays », la ministre hausse le ton. « Nous, au ministère de l’Environnement n’acceptons plus ces velléités d’exterminer et d’attaquer les agents qui protègent la forêt », dénonce-t-elle. Elle parle d’actions perpétrées par une minorité qui, « en plus de détruire les forêts, tue la descendance du pays ».
Encourageant les agents forestiers qui se trouvent sous sa tutelle, elle annonce son intention de soumettre au Conseil de gouvernement la question relative à leurs équipements et leur sécurité. Après les attaques subies par des gendarmes et un agent forestier à Besakay dans la zone d’Ambatondrazaka en Janvier, le corps des agents des eaux et forêts avait déjà demandé au gouvernement l’autorisation de porter des armes pour leur protection. -

AIRE PROTEGEE – Le ministère de l’Environnement détruit les pieds de maïs illégalement plantés dans la réserve naturelle d’Andranomena
Antananarivo, 11 Février, 10h50 – « Les cultures illégales en plein cœur des aires protégées seront détruites de la même manière que les chercheurs d’or et les charbonniers exploitant le noyau dur des forêts en sont expulsés ». Les propos de Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, expliquent les raisons qui ont amené son département à procéder à la destruction des plantations de maïs qui se trouvaient au sein de la réserve spéciale d’Andranomena la semaine dernière.
Selon la ministre en charge de l’Environnement, les cultures détruites s’étendent sur une superficie de 5ha. L’opération a été menée par les agents de la direction régionale de l’Environnement et du développement durable en collaboration avec les militaires de la Région militaire n°5 (RM5) et avec l’appui de Madagascar national parks (MNP).
« Le MEDD entend faire respecter la loi afin de protéger nos ressources naturelles », poursuit encore la ministre. Elle évoque également la mobilisation des autres acteurs et secteurs pour proposer des alternatives économiques durables, pour de l’accompagnement social, pour intégrer la dimension humaine et sociale ». Elle dit également s’insurger « contre les entreprises qui financent la production de maïs dans les zones protégées »
La réserve naturelle d’Andranomena fait partie de l’aire protégée Menabe Antimena dont il ne reste plus aujourd’hui que « 100.000 ha sur les 200.000 ha qui constituaient autrefois cette aire protégée unique au monde », rappelle la ministre. Celle-ci indique que « environ 100.000 ha ont été défigurés, calcinés, massacrés, dégradés majoritairement par la culture sur brûlis de maïs, un peu par le charbon et la coupe illicite de bois ».
A l’en croire, « le massacre a commencé en 2016 et laisser continuer comme cela, au nom soi-disant de la compassion est un crime contre l’humanité, un crime environnemental contre le peuple du Menabe ». Elle souligne que si la situation n’est pas maîtrisée, le Menabe sera privé d’eau, de biodiversité pour le tourisme, de plantes médicinales, d’agriculture et connaîtra surtout une grande sécheresse et le réchauffement climatique ».Photo : Ministre de l’Environnement et du développement durable -

ENVIRONNEMENT – 17 points d’eau sur 33 tarissent à Ambatondrazaka et ses environs, selon la ministre de l’Environnement et du développement durable
Antananarivo, 3 Février, 6h23 – L’un des greniers à riz de Madagascar en danger. 17 points d’eau, incluant sources, rivières et lacs, sur les 33 que comptent Ambatondrazaka et ses environs sont actuellement taris, annonce mardi Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, lors de la célébration de la journée mondiale des zones humides. Ce tarissement, indique-t-elle, est à l’origine de la sécheresse que subit le pays actuellement.
Comme solution, la ministre préconise, en plus du reboisement et de la reforestation, la lutte contre la destruction des « zetra », les roseaux sur les marécages et les marais de l’Alaotra. « Les ‘zetra’ ne sont pas seulement un patrimoine pour Ambatondrazaka mais assurent la sécurité alimentaire de tout le pays », rappelle-t-elle. Or, face à la sécheresse, certains paysans vont investir les marécages de l’Alaotra pour cultiver le riz, augmentant les risques de destruction des marécages et contribuant à réduire les surfaces du lac Alaotra.
Le lac Alaotra a été désigné site Ramsar, la troisième zone humide d’importance internationale de Madagascar, en Septembre 2003. Le site, à l’époque, comprenait 722.500 ha de zones humides et de bassins versants, incluant le lac d’une superficie de 20ha, des marais et des marécages de 23.500 ha, des rizières de 117.000 ha, et plus de 500.000 ha de bassin versant. -

ENVIRONNEMENT – 60% des zones humides d’Antananarivo détruites, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable
Antananarivo, 3 Février, 10h45 – Les remblayages des zones humides. La surexploitation des ressources halieutiques. La chasse. Les causes pouvant entraîner la destruction des zones humides sont multiples à Antananarivo et ses environs. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, cette destruction atteint un taux de 60% actuellement. Or, la dégradation des zones humides, rend difficile l’irrigation des zones de culture, intensifie les inondations surtout dans les grandes villes, et peut entraîner des sécheresses. Les impuretés dans les eaux ne sont plus non plus filtrées.
La valorisation et la restauration des zones humides de la capitale et ses environs ont ainsi été au cœur de la réunion qui s’est tenue mardi à A Ambatobe à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des zones humides. Outre la nécessité d’augmenter le budget alloué aux activités de protection des zones humides, il était également question au cours de la rencontre « de mettre fin aux remblayages des zones humides qui provoquent la raréfaction d’eau ». Le rôle des communes dans la gestion intégrée des ressources en eau a également été évoqué au cours de la réunion.
Madagascar compte actuellement 21 zones humides classées sites Ramsar. Mais la superficie des zones humides que compte la Grande île atteint plus de 4 millions de km². Elles abritent, selon le MEDD 40% de la biodiversité.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

VAOVAO – MINUTE FLASH 02 FEBROARY 2021
– FOTODRAFITRASA : Eo amin’ny Kianja Barea eo Mahamasina no handraisan’i Madagasikara an’i Niger amin’ny 30 Mars– HAIN-TANY : Teny amin’ny fokontany Antsahamasina Ambohidrapeto no nanaovana ny lava-drano voalohany ho an’Antananarivo sy ny manodidina– KOLON-TSAINA : Nodimandry i Monja Manitsindava, mpanakanto nanandratra avo ny maha-Malagasy


